La Fed maintient ses taux mais durcit son message sur l'inflation information fournie par Zonebourse 29/04/2026 à 20:28
La Réserve fédérale américaine a sans surprise maintenu mercredi ses taux directeurs dans une fourchette de 3,50% à 3,75%, mais son communiqué se révèle moins confortable pour les investisseurs qui espéraient voir la banque centrale préparer le terrain à une baisse rapide des taux. Le changement le plus important concerne les prix, puisque l'inflation n'est plus seulement jugée "quelque peu élevée", mais désormais "élevée", en partie sous l'effet de la récente hausse des prix mondiaux de l'énergie.
Depuis plusieurs mois, la Fed tente de composer avec deux risques opposés, entre un marché du travail qui perd de la vigueur sans montrer de rupture franche et une inflation qui reste trop éloignée de l'objectif de 2%. Le communiqué indique toujours que les créations d'emplois demeurent faibles en moyenne et que le taux de chômage a peu évolué récemment. Mais l'accent se déplace clairement vers le choc énergétique et l'incertitude liée au Moyen-Orient, qui compliquent le scénario d'un assouplissement monétaire imminent.
Le vote illustre également les tensions internes au sein du comité, avec l'ancien conseiller économique de Donald Trump, Stephen Miran, qui a de nouveau plaidé pour une baisse de 25 points de base. À l'inverse, Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan ont soutenu le maintien des taux, mais refusé l'inclusion d'un biais d'assouplissement dans le communiqué. Ce signal suggère qu'une partie du comité est désormais plus à l'aise avec une rhétorique restrictive.
Les marchés ont aussi ajusté leurs attentes, puisque selon les probabilités issues de l'outil CME FedWatch, la fourchette actuelle reste largement privilégiée jusqu'à la fin 2026, avec 88,4% de probabilité pour décembre. Le premier mouvement significatif est désormais repoussé vers septembre 2027.
La conférence de presse de Jerome Powell, qui débute dans quelques instants à 20h30 (heure de Paris), devra préciser si cette prudence marque une simple pause tactique ou le début d'un durcissement plus durable du message monétaire.
Depuis plusieurs mois, la Fed tente de composer avec deux risques opposés, entre un marché du travail qui perd de la vigueur sans montrer de rupture franche et une inflation qui reste trop éloignée de l'objectif de 2%. Le communiqué indique toujours que les créations d'emplois demeurent faibles en moyenne et que le taux de chômage a peu évolué récemment. Mais l'accent se déplace clairement vers le choc énergétique et l'incertitude liée au Moyen-Orient, qui compliquent le scénario d'un assouplissement monétaire imminent.
Le vote illustre également les tensions internes au sein du comité, avec l'ancien conseiller économique de Donald Trump, Stephen Miran, qui a de nouveau plaidé pour une baisse de 25 points de base. À l'inverse, Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan ont soutenu le maintien des taux, mais refusé l'inclusion d'un biais d'assouplissement dans le communiqué. Ce signal suggère qu'une partie du comité est désormais plus à l'aise avec une rhétorique restrictive.
Les marchés ont aussi ajusté leurs attentes, puisque selon les probabilités issues de l'outil CME FedWatch, la fourchette actuelle reste largement privilégiée jusqu'à la fin 2026, avec 88,4% de probabilité pour décembre. Le premier mouvement significatif est désormais repoussé vers septembre 2027.
La conférence de presse de Jerome Powell, qui débute dans quelques instants à 20h30 (heure de Paris), devra préciser si cette prudence marque une simple pause tactique ou le début d'un durcissement plus durable du message monétaire.