La Fed dénonce les ingérences de la Maison-Blanche : pourquoi c’est un plaidoyer pour l’or et le Bitcoin
information fournie par The Big Whale 12/01/2026 à 10:51

La Fed dénonce les ingérences de la Maison-Blanche : pourquoi c’est un plaidoyer pour l’or et le Bitcoin

La prise de parole publique de Jerome Powell contre les pressions de Donald Trump marque une rupture historique dans l'équilibre institutionnel américain. C'est la crédibilité du dollar qui vacille au profit de l'or et du Bitcoin.

Bien que la Réserve fédérale ait déjà subi des pressions de la part de la Maison-Blanche par le passé, la réponse de son président est cette fois inédite. Dans une vidéo diffusée le 12 janvier , Jerome Powell a dénoncé les pressions directes exercées par l'administration Trump pour obtenir une baisse massive des taux d'intérêt.

Cette prise de parole, qui intervient alors que le président de la Réserve fédérale fait l'objet d'une convocation par le ministère de la Justice, marque une rupture brutale dans la tradition d'autonomie de l'institution.

Pour les acteurs de la finance institutionnelle, ce n'est plus seulement une question de politique monétaire, mais bien une remise en cause du rempart institutionnel qui protégeait jusqu'ici le dollar de l'arbitraire politique.

Le processus de succession de Jerome Powell confirme cette bascule de paradigme.

Les trois candidats favoris pour reprendre les rênes de la puissante banque centrale (Kevin Hassett, Kevin Warsh et Scott Bessent) affichent tous une volonté de procéder à des baisses de taux drastiques.

Cette inclinaison ne semble plus être une simple divergence d'analyse économique, mais s'apparente désormais à une condition préalable imposée par la Maison-Blanche. Si les marchés actions accueillent traditionnellement l'assouplissement monétaire avec enthousiasme, cette vision à court terme occulte un risque structurel majeur : celui d'une Fed dont les décisions seraient décorrélées des fondamentaux économiques pour servir un agenda de relance artificielle.

Dans un scénario où les taux seraient abaissés prématurément, le risque d'un rebond incontrôlé de l'inflation deviendrait une réalité tangible. Cette perspective effraie déjà le marché obligataire, où les investisseurs pourraient exiger des primes de risque plus élevées, faisant grimper les taux de long terme auxquels les États-Unis financent leur déficit.

Pour contenir cette flambée, la Fed n'aurait alors d'autre choix que d'intervenir massivement sur le marché des titres du Trésor, engageant l'institution dans une politique de contrôle de la courbe des taux.

Les conséquences pour le billet vert seraient alors significatives.

Un dollar dont la valeur est sacrifiée sur l'autel de la croissance politique perd de son attractivité en tant qu'actif de réserve.

Dans ce contexte de dépréciation prévisible de la monnaie fiduciaire, les regards des gérants de fonds se tournent naturellement vers les actifs de réserve alternatifs.

L'or, refuge historique contre l'érosion monétaire, et le Bitcoin, dont la rareté est protégée par le code et non par décret, s'imposent comme les principaux bénéficiaires de cette perte de confiance institutionnelle.

Pour l'investisseur averti, la situation actuelle impose une vigilance accrue sur la prime de risque américaine.

Si la Fed devait effectivement perdre son indépendance au profit d'une politique de facilité monétaire permanente, nous entrerions dans une ère de volatilité accrue pour les devises.

La diversification vers des actifs déconnectés des décisions de Washington n'est alors plus une option spéculative, mais une stratégie de préservation du capital face à un dollar dont les fondements mêmes sont en train d'être réécrits.