BERLIN, 5 février (Reuters) - La compagnie aérienne
allemande à bas coûts Germania a annoncé mardi s'être déclarée
en faillite, ce qui entraîne une cessation de ses vols avec
effet immédiat, le transporteur évoquant la hausse des prix du
carburant et la vigueur du dollar pour expliquer ses
difficultés.
Dans un communiqué, l'entreprise parle également de retards
dans l'intégration d'avions dans sa flotte et d'un nombre élevé
d'"incidents de maintenance".
Dans un communiqué, Karsten Balke, président du directoire
de Germania, précise que la compagnie n'a pas été en mesure de
couvrir ses besoins de financement à court terme.
Germania, qui se distinguait de ses concurrents à bas coûts
en proposant encore des prestations gratuites (20 kilos de
bagages, boissons non alcoolisées et encas à bord), est la
dernière entreprise du secteur à mettre la clef sous la porte.
Ryanair RYA.I , première compagnie aérienne européenne en
termes de passagers transportés et numéro un du "low cost", a
récemment déclaré que la guerre des prix allait contraindre ses
concurrents déficitaires à trouver un repreneur ou à cesser
leurs activités, prévoyant une consolidation au cours des 12 à
18 prochains mois.
Germania a invité ses clients ayant réservé leur vol via des
tour-opérateurs à prendre contact avec ses derniers pour trouver
une solution alternative.
"Pour les passagers qui ont réservé directement auprès de
Germania, il n'existe malheureusement pas la possibilité de
solliciter un transporteur de substitution", poursuit la
compagnie.
Selon le site de cette dernière, elle transportait plus de
quatre millions de passagers par an avec une flotte de 37
avions.
Air Berlin, qui était la deuxième compagnie aérienne
allemande derrière Lufthansa LHAG.DE avec 30 millions de
passagers transportés, a fait faillite en août 2017.
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Le communiqué (en anglais) https://bit.ly/2MNKtkQ
Ryanair abaisse à nouveau son objectif avec le recul des tarifs
L'administrateur d'Air Berlin réclame €2mds à Etihad
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(Thomas Seythal, Benoit Van Overstraeten pour le service
français, édité par Jean-Michel Bélot)