La Bourse de Paris termine en hausse, profitant de la chute du pétrole information fournie par AFP 02/11/2026 à 18:59
La Bourse de Paris a terminé en hausse lundi, profitant de l'amélioration du sentiment des investisseurs avec la chute des prix du brut liée aux espoirs de désescalade au Moyen-Orient.
Le CAC 40 a terminé en hausse de 0,98 % à 8.047,69 points. Vendredi, l'indice vedette de la place parisienne avait cédé 0,01 %, pour terminer à 7.969,42 points.
Les positions restent très éloignées mais, selon l'Iran, les consultations sont "intenses", pour éviter une reprise des hostilités avec les États-Unis, un climat qui a fait chuter les cours du pétrole lundi d'environ 6 %.
Téhéran s'est dit prêt à rouvrir le stratégique détroit d'Ormuz - au cœur du conflit - en deux jours au lieu du plan initial de sept jours, sous conditions. Dans une apparente volonté de faciliter les discussions, le guide suprême Mojtaba Khamenei a "conféré certains pouvoirs au gouvernement", selon le président Massoud Pezeshkian.
Lors d'un appel avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump aurait émis le souhait de laisser les négociations suivre leur cours plutôt que de frapper l'Iran immédiatement après les élections américaines, selon un article du média Axios publié dimanche.
En résumé, "les marchés veulent croire à une amélioration de la situation au Moyen-Orient", estime Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés de IG France. De quoi donner de l'air aux places boursières mondiales.
Chute libre pour Alstom
Le deuxième constructeur ferroviaire mondial, Alstom, a lourdement chuté en Bourse lundi après son deuxième avertissement sur résultat de l'année lié à des difficultés de production de trains Coradia Max en Allemagne, sur fond de carnet de commandes bien rempli.
Le titre Alstom a dévissé de 26,09 % à 11,69 euros. Depuis janvier, l'action a chuté de 53 % environ.
Sa capitalisation boursière est tombée lundi à 5,4 milliards d'euros à la clôture. Ce sont donc 1,9 milliard d'euros qui se sont envolés en une séance.
Sur l'exercice 2026-27 en cours, Alstom a expliqué qu'il s'attendait désormais à produire seulement 4.000 voitures contre 4.400 à 4.500 attendues auparavant.
En avril, le groupe avait déjà abaissé ses objectifs de performance et subi une première dégringolade boursière, en raison de ses difficultés d'exécution, juste après l'arrivée de Martin Sion, qui a succédé à Henri Poupart-Lafarge.
Feu vert pour l'aérien, le tourisme et l'industrie
Les compagnies aériennes mondiales profitent de la baisse des prix de l'énergie, mais également des annonces de la compagnie aérienne irlandaise Ryanair, qui a annoncé lundi envisager des gels temporaires de salaires et un recours accru à l'intelligence artificielle pour réduire ses coûts face à la flambée du carburant liée à la guerre au Moyen-Orient.
Air France-KLM a ainsi gagné 4,82 % à 10,88 euros, et le géant français de l'hôtellerie Accor a pris 2,55 % à 47,50 euros.
Le secteur industriel, pour qui l'énergie reste un important poste de dépenses, a également tiré parti de la chute des prix du pétrole. ArcelorMittal a ainsi gagné 3,54 % à 55,50 euros, Saint-Gobain a monté de 3,71 % à 70,40, et le constructeur automobile Stellantis de 2,38% à 4,24 euros.
A l'inverse, TotalEnergies a terminé en baisse de 2,13 % à 83,61 euros.