La Bourse de Paris sur le point d'interrompre sa série négative information fournie par Zonebourse 25/09/2026 à 08:32
La Bourse de Paris va tenter de mettre fin vendredi à une série de six semaines consécutives de baisse en ouvrant la séance dans le vert, portée à la fois par un rebond technique et un léger reflux des prix du pétrole.
Les contrats à terme sur les principaux indices européens préfigurent pour l'instant une progression de plus de 0,8% pour le CAC, comme pour le DAX de Francfort et l'Euro STOXX 50.
Le CAC affiche pour l'instant une maigre progression de 0,2% depuis le début de semaine, à comparer avec un repli hebdomadaire de 0,1% pour le DAX et un gain de près de 0,6% pour l'Euro STOXX.
Cette performance s'annonce toutefois suffisante pour lui permettre d'interrompre sa série de six semaines de baisse d'affilée, qui était inédite depuis quasiment deux ans.
Depuis le début de l'année, le CAC accuse encore un recul de 0,8%, tandis que le DAX enregistre une hausse de 3,2%. Le STOXX 50 gagne lui près de 8,3%.
La vigueur de quelques valeurs technologiques de la trempe de STMicroelectronics ou Dassault Systèmes dans le sillage des records inscrits plus tôt cette semaine par le Nasdaq a aidé l'indice parisien à se redresser.
Les investisseurs semblent en outre rassurés par le fait que les cours pétroliers aient, au moins provisoirement, stoppé leur envolée après une progression de presque 20% sur le mois écoulé.
S'il demeure solidement ancré au-dessus du seuil important des 100 dollars, le Brent recule actuellement de 1,1% à 105,4 dollars, encore loin de la barre des 110 dollars qui inquiète tant les professionnels. Le contrat novembre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) trébuche pour sa part de 2,2% sous 92,5 dollars.
Les inquiétudes n'ont pas disparu pour autant
Reste à savoir s'il s'agit d'une simple pause ou d'une réelle inversion de tendance.
"Ce dont le marché actions a le plus besoin actuellement, ce n'est pas tant d'un regain de croissance économique que d'un répit sur le marché obligataire et celui du pétrole", souligne Andreas Lipkow, le responsable de l'analyse chez CMC Markets.
Si la consolidation du marché pétrolier constitue un développement bienvenu, les tensions persistent sur le compartiment obligataire, où le rendement des Treasuries à dix ans accélère encore sa progression pour s'inscrire à 5,16%, en hausse de 5 points de base, son plus haut niveau en 20 ans.
Les rendements de la zone euro emboîtent le pas aux américains, le dix ans allemand remontant à 3,60% et le français à 4,69%, donnant un spread de quasiment 110 points.
Les questions géopolitiques occupent par ailleurs le devant de la scène, au lendemain de la tenue du sommet Trump-Xi, qui a certes apporté quelques motifs de satisfaction comme le prolongement de la trêve commerciale jusqu'en janvier 2027, mais sans permettre de véritables avancées sur des sujets de fond comme la fourniture de puces, l'IA ou l'approvisionnement en terres rares.
Faute d'engagements concrets, ce répit réduit les risques d'escalade immédiate mais reste insuffisant pour relancer durablement les marchés.
L'optimisme des investisseurs européens pourrait cependant être renforcé par la faiblesse continue de l'euro, une aubaine pour les entreprises du Vieux Continent.
Suite à la parution cette semaine de solides indicateurs d'activité américains ayant conforté les investisseurs dans leur conviction que la Fed allait poursuivre son resserrement monétaire, l'euro est revenu à des niveaux auxquels il n'était plus tombé depuis quasiment deux mois. Il se stabilisait autour de 1,1385 face au billet vert ce matin.
Les opérateurs surveilleront cet après-midi aux Etats-Unis les derniers chiffres des commandes de biens durables puis l'indice de confiance du consommateur établi par l'université du Michigan, un baromètre qui devrait confirmer que le moral des ménages est affecté par des craintes inflationnistes plus aiguës dues, entre autres, aux prix de l'essence.