La Bourse de Paris perd son élan et finit sur un jeu à somme nulle
information fournie par AFP 28/09/2026 à 20:04

Le siège d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris, dans le quartier d'affaires de La Défense, le 9 octobre 2025 ( AFP / Ludovic MARIN )

La Bourse de Paris a terminé à l'équilibre lundi après avoir vu son élan initial s’essouffler, rattrapée par la hausse des prix du pétrole et des taux d'intérêt.

Le CAC 40 a fini inchangé (+0,01%, soit 0,68 point), ce qui lui permet de se maintenir au-dessus de la barre des 8.000 points (8.078,48 exactement).

Au fil de la journée, l'optimisme des investisseurs s'est atténué après les prises de risques à l'ouverture (+0,34%) et même encore vers 14H00 GMT (+0,64%).

L'humeur du marché a été assombrie par la hausse des cours du pétrole, qui a ralenti vers 19H00 (heure de Paris), après la fermeture des marchés français (105,45 dollars le baril de Brent de la mer du Nord, +1,08%).

Les taux d'emprunt français ont encore progressé plus fortement qu'en Allemagne ce lundi, à 4,77%, contre 4,69% lors de la dernière séance (et 3,64% de l'autre côté du Rhin).

"L'écart entre le rendement à 10 ans français et le rendement à 10 ans allemand atteint aujourd'hui 112 points de base, un plus haut depuis 2012", résume Louise Girard, analyste de marchés chez XTB France.

"Le cas français reste assez spécifique en raison des incertitudes budgétaires et par rapport à la prochaine élection présidentielle", ajoute-t-elle, jointe par l'AFP.

D'après un dernier sondage ce lundi, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont les favoris du premier tour de la présidentielle, deux candidats plus atypiques pour les marchés que les socio-démocrates ou les représentants de la droite libérale.

La hausse des taux pénalise les actions dans l'allocation des actifs.

En effet, des rendements obligataires élevés rendent les obligations plus attractives que les actions en offrant une rémunération plus élevée pour un risque généralement plus faible, tout en augmentant le coût du financement des entreprises et en réduisant la valeur actuelle de leurs bénéfices futurs.

Dans le détail, les investisseurs ont placé ce lundi leurs capitaux dans les valeurs du luxe (Hermès +2,52% à 1.381,50 euros et Kering +2,17%).

Inversement, ils ont délaissé des valeurs médias, communications et technologies (Publicis -1,76% à 96,14 euros, Orange -1,55% à 13,94 euros, CapGemini -1,48% à 102,95 euros).

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