L'Oréal, mieux considéré que l'Etat français information fournie par Investir 07/10/2026 à 09:00
Les grandes entreprises s'empressent, depuis quelques semaines, de placer des emprunts obligataires pour se refinancer, sans même attendre l'échéance de crédits plus anciens, alors que les taux d'intérêt montent et que la présidentielle française, avec son lot d'incertitudes, approche.
L'Oréal a placé, le 23 septembre, pour 2 milliards d'obligations en trois tranches de maturités deux, trois et sept ans. La rémunération promise à leurs détenteurs illustre le fait que les entreprises solides empruntent aujourd'hui aux mêmes conditions que les Etats, voire un peu mieux. La tranche à trois ans offrira un taux fixe de 3,75 % par an, équivalent à celui que présentait jeudi 24 septembre (selon Bloomberg) une obligation de même échéance émise par l'Agence France Trésor. Quant aux obligations à sept ans, L'Oréal va les rémunérer à 4 %, quand l'Etat français s'acquitte d'un taux de 4,35 %. Les titres de l'industriel devraient être notés AA par Standard & Poor's, qui a dégradé son appréciation pour la France à A + en octobre 2025.
La demande tient bon
Le chiffre d'affaires du troisième trimestre de L'Oréal devrait confirmer la bonne santé du groupe, selon les tendances esquissées par Nicolas Hieronimus, son directeur général, lors d'une rencontre informelle avec la presse: «Le marché de la beauté croît de 4,5 % cette année. C'est l'un des plus dynamiques dans l'univers de la consommation. Il s'est très bien comporté cet été.» Le dirigeant l'a expliqué par la tendance de long terme «des hommes et des femmes à investir dans la beauté et la longévité», à laquelle s'ajoute, dans le climat actuel, «l'envie de se faire un petit plaisir». Nicolas Hieronimus a aussi rappelé «la spirale vertueuse» qui anime le groupe, soit «l'investissement et l'innovation, qui créent une croissance durable et, avec le contrôle des coûts, nous permettent de réinvestir».
Nous recommandons de conserver la valeur. Le marché de la beauté est resté porteur cet été, ce qui a dû soutenir l'activité du groupe au troisième trimestre, outre son dynamisme en matière de nouveaux produits, ce que la Bourse valorise déjà à bon prix. Objectif: 450 €.
Retrouvez cet article sur INVESTIR