L'Oréal chute, la croissance des ventes au T4 déçoit (actualisé)
information fournie par Reuters 13/02/2026 à 12:53

Le logo du groupe cosmétique français L'Oréal à Paris

L'Oréal chute en Bourse vendredi ‌au lendemain de la publication de ses résultats au quatrième trimestre, les ​ventes du groupe français de cosmétiques ayant manqué les attentes des analystes.

A la Bourse de Paris, vers 08h55 GMT, l'action chute de 5,8% à ​368,8 euros, contre un repli de 0,32% pour le CAC 40 au même moment.

Les ventes ​trimestrielles de L'Oréal sont ressorties à 11,25 ⁠milliards d'euros, en hausse organique de 6%, tandis que les analystes ‌tablaient sur 6,3% dans un consensus Visible Alpha.

En Asie du Nord, les ventes trimestrielles n’ont progressé que de 0,6%, ​bien en dessous des ‌5,6% attendus.

L’Oréal a indiqué que "hors Travel Retail" l'écosystème restait "difficile", ⁠même si le marché chinois "se stabilisait progressivement".

"Le ralentissement du [taux de croissance annuel composé] sur deux ans à 4,0% au second semestre, contre 5,1% au ⁠premier semestre, va ‌accélérer les inquiétudes quant au fait que le taux de ⁠croissance (et la surperformance du marché) est insuffisant pour justifier la valorisation", ‌selon les analystes de Jefferies dans une note publiée jeudi ⁠soir.

"Nous pensons que l'action pourrait nettement sous-performer ses pairs ⁠vendredi", ont-ils ajouté.

La performance ‌de L'Oréal a été meilleure en Europe ainsi qu'en Amérique du Nord, ​où la croissance au quatrième trimestre ‌a dépassé les attentes en ressortant à 8,6%, avec la forte demande pour ses produits ​capillaires et ses parfums.

Selon les analystes de JP Morgan, la publication est "relativement robuste", dans un contexte de résultats décevants dans le secteur ⁠américain des produits de beauté.

Cependant, "la configuration du quatrième trimestre rend difficile d'envisager une accélération du chiffre d'affaires pour l'exercice 2026", ajoutent-ils dans une note.

"L'Europe et les marchés émergents ont contribué à la performance globale, mais nous restons prudents quant à la demande européenne jusqu'en 2026."

(Rédigé par Augustin Turpin, ​édité par Blandine Hénault)