LONDRES, 31 janvier (Reuters) - L'offre de pétrole de l'Opep
a enregistré en janvier sa plus forte baisse depuis deux ans,
montre jeudi une enquête de Reuters, l'Arabie saoudite, son
premier exportateur, ayant limité ses pompages davantage que
prévu tandis que l'Iran, la Libye et le Venezuela subissaient
des réductions de production involontaires.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a produit
30,98 millions de barils par jour (bpj) ce mois-ci, soit 890.000
bpj de moins qu'en décembre, la baisse la plus marquée
enregistrée depuis janvier 2017.
L'enquête suggère que l'Arabie saoudite et ses alliés du
Golfe ont plus que respecté les engagements pris pour limiter
l'offre afin d'éviter un nouvel engorgement du marché.
Un accord formel conclu en décembre par l'Opep et plusieurs
pays alliés, dont la Russie, pour réduire leur offre globale de
1,2 million de bpj en 2019 a pris effet le 1er janvier.
La part des pays de l'Opep dans cette réduction annoncée est
de 800.000 bpj et concerne 11 pays membres de l'organisation,
soit tous sauf l'Iran, la Libye et le Venezuela.
Selon l'enquête, les pays concernés ont respecté cet
objectif à hauteur de 70% au total en janvier. Outre l'Arabie
saoudite, les plus fortes réductions de production ont concerné
les Emirats arabes unis et le Koweït.
C'est la diminution involontaire des productions iranienne,
libyenne et vénézuélienne qui a porté la diminution totale de
l'offre du cartel à 890.000 bpj.
L'enquête de Reuters vise à évaluer l'offre à partir de
données sur le transport de pétrole fournies par des sources
extérieures à l'Opep, des données Eikon Refinitiv et des
informations obtenues auprès de compagnies pétrolières, de
l'Opep ou de cabinets de conseil spécialisés.
Pour le tableau de la production par pays:
(Alex Lawlern, Marc Angrand pour le service français, édité par
Juliette Rouillon)