L'Europe tiraillée entre géopolitique et indicateurs pour finir la semaine information fournie par Zonebourse 20/02/2026 à 08:41
Les Bourses européennes sont attendues en ordre dispersé vendredi matin au terme d'une semaine positive pour les marchés, marquée par l'atteinte de nouveaux records sur le Vieux Continent, alors que les investisseurs doivent digérer les derniers événements au Moyen-Orient en attendant la publication de nombreux indicateurs dans la journée. D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devait ouvrir en hausse de 0,2%, tout comme le DAX à Francfort, mais les contrats à terme signalent une ouverture en repli de 0,1% pour le FTSE à Londres.
Toujours soutenues par les valeurs de la défense et une saison des résultats qui reste solide, les places européennes ont quasiment toutes inscrit de nouveaux plus hauts historiques cette semaine. A Paris, l'indice CAC - qui s'adjuge pour l'instant des gains hebdomadaires de l'ordre de 1% - a atteint mercredi soir un sommet absolu de clôture au delà de 8 429 points.
Cette dernière séance de la semaine était censée permettre aux investisseurs d'y voir un peu plus clair sur la conjoncture économique mondiale, grâce à une série de statistiques de premier plan, mais il semble probable que les marchés vont devoir naviguer en vue dans un climat de prudence face au bras de fer que se livrent les Etats-Unis et l'Iran.
L'escalade des tensions dans la région risque bien de freiner les initiatives des intervenants, sachant que la Maison-Blanche aurait dépêché deux porte-avions au large des côtes d'Oman et que Téhéran et Moscou ont entamé hier des manoeuvres militaires communes afin de protéger leurs navires commerciaux, régulièrement arraisonnés par les armées occidentales qui les accusent de contourner les sanctions sur le pétrole.
Et Donald Trump a proféré de nouvelles menaces ce jeudi en promettant que si Téhéran ne proposait pas d'avancées constructives sur le volet nucléaire, il se passerait des "choses très désagréables", laissant entrevoir de potentielles frappes sur les installations iraniennes pendant le week-end.
"Ce qui pèse le plus sur le sentiment du marché, c'est que, contrairement aux frappes ciblées qui avaient visé l'Iran l'an dernier ou à la capture du président vénézuélien Maduro en janvier, une intervention militaire américaine en Iran viserait vraisemblablement un changement de régime, ce qui laisse craindre une campagne militaire appelée à s'inscrire dans la durée", explique Michael Brown, stratège chez Pepperstone.
C'est dans cet environnement tendu que les investisseurs se préparent aux nombreuses publications d'indicateurs de premier plan qui vont venir égrener la journée.
Les intervenants espèrent notamment que les indices d'activité PMI qui sont attendus dans le courant de la matinée permettront de confirmer la récente amélioration de l'activité économique au sein de la zone euro.
Aux Etats-Unis, l'indice des prix PCE, mesure préférée de l'inflation par la Réserve fédérale américaine, sera suivie de près afin de mieux anticiper l'évolution de la trajectoire de la politique monétaire de la banque centrale.
Les chiffres du PIB américain, eux aussi attendus à 14h30, devraient montrer que la croissance est restée bien orientée aux Etats-Unis au 4ème trimestre, avec un consensus qui vise une hausse de l'activité de l'ordre de 3%.
Après trois séances consécutives de hausse, la Bourse de New York a terminé en ordre dispersé vendredi avec un Dow Jones qui cédait plus de 0,5% à la clôture. Le S&P 500 a perdu 0,3% tandis que le Nasdaq se contractait de 0,4%.
Dans un contexte d'escalade au Moyen-Orient et de spéculations autour du rythme des baisses des taux à venir de la Fed, les rendements se détendent quelque peu, celui des Treasuries à dix ans revenant en direction de 4,07%.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, apparaît figé pour la seconde séance consécutive, autour de 2,75%, tout comme celui des OAT françaises à 3,31%.
Avec le retour des tensions géopolitiques, le dollar semble retrouver son statut de devise refuge et progresse de 0,1% face à l'euro, qui retombe vers 1,1760.
Mais le principal risque à surveiller réside évidemment du côté des prix du pétrole, qui pourraient davantage s'envoler sen cas d'attaque américaine contre l'Iran, ou si Téhéran décidait de bloquer le détroit d'Ormuz qui voit passer environ un quart du commerce mondial du pétrole et 20% des approvisionnements en gaz naturel liquéfié.
Avec les craintes d'une perturbation de l'approvisionnement en brut, les prix du pétrole s'inscrivent en forte hausse vendredi matin. Le baril de Brent progresse de 0,5% à 72 dollars et celui du brut léger américain (WTI) gagne 0,9% au-delà de 67 dollars, au plus haut depuis le mois d'août dernier.
La volatilité des marchés pourrait par ailleurs être exacerbée par l'attente de la décision de la Cour suprême des Etats-Unis sur la légalité des taxes douanières même si celle-ci pourrait, comme au mois de janvier, être encore repoussée au mois prochain.
Toujours soutenues par les valeurs de la défense et une saison des résultats qui reste solide, les places européennes ont quasiment toutes inscrit de nouveaux plus hauts historiques cette semaine. A Paris, l'indice CAC - qui s'adjuge pour l'instant des gains hebdomadaires de l'ordre de 1% - a atteint mercredi soir un sommet absolu de clôture au delà de 8 429 points.
Cette dernière séance de la semaine était censée permettre aux investisseurs d'y voir un peu plus clair sur la conjoncture économique mondiale, grâce à une série de statistiques de premier plan, mais il semble probable que les marchés vont devoir naviguer en vue dans un climat de prudence face au bras de fer que se livrent les Etats-Unis et l'Iran.
L'escalade des tensions dans la région risque bien de freiner les initiatives des intervenants, sachant que la Maison-Blanche aurait dépêché deux porte-avions au large des côtes d'Oman et que Téhéran et Moscou ont entamé hier des manoeuvres militaires communes afin de protéger leurs navires commerciaux, régulièrement arraisonnés par les armées occidentales qui les accusent de contourner les sanctions sur le pétrole.
Et Donald Trump a proféré de nouvelles menaces ce jeudi en promettant que si Téhéran ne proposait pas d'avancées constructives sur le volet nucléaire, il se passerait des "choses très désagréables", laissant entrevoir de potentielles frappes sur les installations iraniennes pendant le week-end.
"Ce qui pèse le plus sur le sentiment du marché, c'est que, contrairement aux frappes ciblées qui avaient visé l'Iran l'an dernier ou à la capture du président vénézuélien Maduro en janvier, une intervention militaire américaine en Iran viserait vraisemblablement un changement de régime, ce qui laisse craindre une campagne militaire appelée à s'inscrire dans la durée", explique Michael Brown, stratège chez Pepperstone.
C'est dans cet environnement tendu que les investisseurs se préparent aux nombreuses publications d'indicateurs de premier plan qui vont venir égrener la journée.
Les intervenants espèrent notamment que les indices d'activité PMI qui sont attendus dans le courant de la matinée permettront de confirmer la récente amélioration de l'activité économique au sein de la zone euro.
Aux Etats-Unis, l'indice des prix PCE, mesure préférée de l'inflation par la Réserve fédérale américaine, sera suivie de près afin de mieux anticiper l'évolution de la trajectoire de la politique monétaire de la banque centrale.
Les chiffres du PIB américain, eux aussi attendus à 14h30, devraient montrer que la croissance est restée bien orientée aux Etats-Unis au 4ème trimestre, avec un consensus qui vise une hausse de l'activité de l'ordre de 3%.
Après trois séances consécutives de hausse, la Bourse de New York a terminé en ordre dispersé vendredi avec un Dow Jones qui cédait plus de 0,5% à la clôture. Le S&P 500 a perdu 0,3% tandis que le Nasdaq se contractait de 0,4%.
Dans un contexte d'escalade au Moyen-Orient et de spéculations autour du rythme des baisses des taux à venir de la Fed, les rendements se détendent quelque peu, celui des Treasuries à dix ans revenant en direction de 4,07%.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, apparaît figé pour la seconde séance consécutive, autour de 2,75%, tout comme celui des OAT françaises à 3,31%.
Avec le retour des tensions géopolitiques, le dollar semble retrouver son statut de devise refuge et progresse de 0,1% face à l'euro, qui retombe vers 1,1760.
Mais le principal risque à surveiller réside évidemment du côté des prix du pétrole, qui pourraient davantage s'envoler sen cas d'attaque américaine contre l'Iran, ou si Téhéran décidait de bloquer le détroit d'Ormuz qui voit passer environ un quart du commerce mondial du pétrole et 20% des approvisionnements en gaz naturel liquéfié.
Avec les craintes d'une perturbation de l'approvisionnement en brut, les prix du pétrole s'inscrivent en forte hausse vendredi matin. Le baril de Brent progresse de 0,5% à 72 dollars et celui du brut léger américain (WTI) gagne 0,9% au-delà de 67 dollars, au plus haut depuis le mois d'août dernier.
La volatilité des marchés pourrait par ailleurs être exacerbée par l'attente de la décision de la Cour suprême des Etats-Unis sur la légalité des taxes douanières même si celle-ci pourrait, comme au mois de janvier, être encore repoussée au mois prochain.