L'Europe tient bon, mais les motifs de préoccupations s'accumulent information fournie par Zonebourse 24/02/2026 à 08:37
Les principales Bourses européennes devraient tenter de repartir modestement de l'avant mardi matin après leur repli de la veille dû aux dernières déclarations en date de Donald Trump sur les droits de douane, qui ont ravivé la crainte de voir les tensions commerciales revenir sur le devant de la scène et incité les investisseurs à revenir sur les valeurs refuges. A ce stade de la matinée, les contrats à terme laissent suggérer une ouverture en hausse d'environ 0,1% que ce soir pour le CAC 40, le DAX ou l'Euro STOXX 50.
La séance de lundi avait été marquée par un net mouvement de consolidation des marchés d'actions européens après leurs records historiques de la semaine passée. Le CAC avait reculé de 0,2% et l'Euro STOXX 50 de près de 0,3%.
Dans la foulée du camouflet que lui a infligé vendredi dernier la Cour suprême américaine sur la question des surtaxes douanières, Donald Trump a annoncé dans la foulée avoir décidé de relever à 15% les tarifs douaniers imposés aux pays exportant leur production aux Etats-Unis, contre 10% initialement prévu, un geste unilatéral qui rebat les cartes d'un commerce mondial déjà fragilisé et laisse entrevoir un nouvelle épisode de turbulences.
Si les places européennes ont réussi à globalement limiter leur repli hier, la Bourse de New York a plus lourdement chuté lundi, les incertitudes entourant les relations commerciale ayant détourné les investisseurs des actifs risqués au profit des valeurs refuges, or et obligations d'Etat en tête.
Vent de panique sur IBM
La tendance baissière à Wall Street a en outre été favorisée par la publication inattendue d'un article d'Anthropic qui a annoncé que son modèle d'IA pouvait notamment automatiser les milliards de lignes de code produites chaque jour par COBOL, l'un des langages de code les plus anciens d'IBM, pour des secteurs comme la finance, les compagnies aériennes et les administrations.
IBM a lâché en conséquence 13% hier, sa plus forte chute quotidienne depuis 2000.
Dans ce contexte tendu, le Dow Jones reculait de plus de 1,6% au terme des échanges, le S&P 500 reculait de 1%, tandis que le Nasdaq 100 abandonnait 1,2%.
Sur les 11 indices sectoriels, cinq ont terminé dans le rouge, et six en territoire positif.
Un marché qui commence à se craqueler
"En apparence, tout va bien. Mais c'est faux", s'inquiète Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.
"Certains secteurs sont laminés, particulièrement les technologies, les logiciels et la cybersécurité", fait remarquer l'analyste.
"Plus inquiétant encore, la volatilité des marchés est à des niveaux supérieurs à ceux de la crise financière de 2009", ajoute-t-il.
"La volatilité moyenne des actions du S&P 500 par rapport à la volatilité de l'indice s'établit à 24 points - un record. Cela signifie que les actions individuelles connaissent une plus grande volatilité que l'indice. Ce n'est pas sain", insiste Christopher Dembik.
"Les investisseurs l'ont bien compris et optent pour la prudence. Ils se replient principalement sur les bons du Trésor américain à courte maturité, l'or et les actions émergentes en attendant que la tempête se termine", conclut le stratège.
Les futures sur indices new-yorkais signalent pour l'instant un rebond compris entre 0,2% et 0,4% à Wall Street ce mardi.
De multiples motifs de préoccupation
Les préoccupations liées à la politique commerciale, auxquelles s'ajoutent les préoccupations concernant l'impact de l'IA sur les fournisseurs de services technologiques et des indicateurs économiques de plus en plus mitigés aux Etats-Unis, pourraient cependant continuer de décourager la prise de risque en alimentant l'anxiété sous-jacente sur les marchés.
A ce titre, l'indice de confiance du consommateur américain publié par le Conference Board sera scruté de près dans le courant de l'après-midi, alors que la la confiance des ménages semble s'éroder depuis quelques mois, un phénomène certainement lié au ralentissement du marché du travail.
"Pour l'instant, cela ne remet pas en cause la bonne dynamique économique américaine, qui est portée par les investissements massifs dans l'IA", rappelle Christopher Dembik, chez Pictet AM.
"Mais c'est un point de fragilité à ne pas négliger dans les mois à venir et qui pourrait inciter la Fed à abaisser davantage ses taux directeurs que prévu", met-il en garde.
Nvidia en embuscade
Le principal facteur de baisse reste toutefois l'inquiétude suscitée par la publication prévue demain soir des résultats trimestriels de Nvidia, le géant des processeurs dédiés à l'IA, qui maintiennent là encore les investisseurs sur la défensive.
Si bon nombre d'analystes anticipent des résultats supérieurs aux attentes et un relèvement des prévisions du groupe californien, reste à savoir si cela suffira à satisfaire un marché devenu particulièrement exigeant.
Retour vers les valeurs sûres
En attendant, les marchés obligataires profitent à plein du mouvement de repli sur les actifs refuges, ce qui se traduit par une baisse marquée des rendements. Celui des Treasuries à cinq ans perd ainsi plus de cinq points de base pour revenie sous 4,03%.
En Europe, le rendement du Bund allemand de même échéance efface 2,6 points vers 2,71% tandis que celui des OAT française se détend de 2,2 points vers 3,30%
La poussée d'aversion au risque favorise logiquement la hausse des cours de l'or, dont le cours sur le marché à terme a atteint dans la nuit 5 269,4 dollars l'once, pour de nouveau se rapprocher du record absolu établi le mois dernier au-delà de 5 500 dollars.
La séance de lundi avait été marquée par un net mouvement de consolidation des marchés d'actions européens après leurs records historiques de la semaine passée. Le CAC avait reculé de 0,2% et l'Euro STOXX 50 de près de 0,3%.
Dans la foulée du camouflet que lui a infligé vendredi dernier la Cour suprême américaine sur la question des surtaxes douanières, Donald Trump a annoncé dans la foulée avoir décidé de relever à 15% les tarifs douaniers imposés aux pays exportant leur production aux Etats-Unis, contre 10% initialement prévu, un geste unilatéral qui rebat les cartes d'un commerce mondial déjà fragilisé et laisse entrevoir un nouvelle épisode de turbulences.
Si les places européennes ont réussi à globalement limiter leur repli hier, la Bourse de New York a plus lourdement chuté lundi, les incertitudes entourant les relations commerciale ayant détourné les investisseurs des actifs risqués au profit des valeurs refuges, or et obligations d'Etat en tête.
Vent de panique sur IBM
La tendance baissière à Wall Street a en outre été favorisée par la publication inattendue d'un article d'Anthropic qui a annoncé que son modèle d'IA pouvait notamment automatiser les milliards de lignes de code produites chaque jour par COBOL, l'un des langages de code les plus anciens d'IBM, pour des secteurs comme la finance, les compagnies aériennes et les administrations.
IBM a lâché en conséquence 13% hier, sa plus forte chute quotidienne depuis 2000.
Dans ce contexte tendu, le Dow Jones reculait de plus de 1,6% au terme des échanges, le S&P 500 reculait de 1%, tandis que le Nasdaq 100 abandonnait 1,2%.
Sur les 11 indices sectoriels, cinq ont terminé dans le rouge, et six en territoire positif.
Un marché qui commence à se craqueler
"En apparence, tout va bien. Mais c'est faux", s'inquiète Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.
"Certains secteurs sont laminés, particulièrement les technologies, les logiciels et la cybersécurité", fait remarquer l'analyste.
"Plus inquiétant encore, la volatilité des marchés est à des niveaux supérieurs à ceux de la crise financière de 2009", ajoute-t-il.
"La volatilité moyenne des actions du S&P 500 par rapport à la volatilité de l'indice s'établit à 24 points - un record. Cela signifie que les actions individuelles connaissent une plus grande volatilité que l'indice. Ce n'est pas sain", insiste Christopher Dembik.
"Les investisseurs l'ont bien compris et optent pour la prudence. Ils se replient principalement sur les bons du Trésor américain à courte maturité, l'or et les actions émergentes en attendant que la tempête se termine", conclut le stratège.
Les futures sur indices new-yorkais signalent pour l'instant un rebond compris entre 0,2% et 0,4% à Wall Street ce mardi.
De multiples motifs de préoccupation
Les préoccupations liées à la politique commerciale, auxquelles s'ajoutent les préoccupations concernant l'impact de l'IA sur les fournisseurs de services technologiques et des indicateurs économiques de plus en plus mitigés aux Etats-Unis, pourraient cependant continuer de décourager la prise de risque en alimentant l'anxiété sous-jacente sur les marchés.
A ce titre, l'indice de confiance du consommateur américain publié par le Conference Board sera scruté de près dans le courant de l'après-midi, alors que la la confiance des ménages semble s'éroder depuis quelques mois, un phénomène certainement lié au ralentissement du marché du travail.
"Pour l'instant, cela ne remet pas en cause la bonne dynamique économique américaine, qui est portée par les investissements massifs dans l'IA", rappelle Christopher Dembik, chez Pictet AM.
"Mais c'est un point de fragilité à ne pas négliger dans les mois à venir et qui pourrait inciter la Fed à abaisser davantage ses taux directeurs que prévu", met-il en garde.
Nvidia en embuscade
Le principal facteur de baisse reste toutefois l'inquiétude suscitée par la publication prévue demain soir des résultats trimestriels de Nvidia, le géant des processeurs dédiés à l'IA, qui maintiennent là encore les investisseurs sur la défensive.
Si bon nombre d'analystes anticipent des résultats supérieurs aux attentes et un relèvement des prévisions du groupe californien, reste à savoir si cela suffira à satisfaire un marché devenu particulièrement exigeant.
Retour vers les valeurs sûres
En attendant, les marchés obligataires profitent à plein du mouvement de repli sur les actifs refuges, ce qui se traduit par une baisse marquée des rendements. Celui des Treasuries à cinq ans perd ainsi plus de cinq points de base pour revenie sous 4,03%.
En Europe, le rendement du Bund allemand de même échéance efface 2,6 points vers 2,71% tandis que celui des OAT française se détend de 2,2 points vers 3,30%
La poussée d'aversion au risque favorise logiquement la hausse des cours de l'or, dont le cours sur le marché à terme a atteint dans la nuit 5 269,4 dollars l'once, pour de nouveau se rapprocher du record absolu établi le mois dernier au-delà de 5 500 dollars.