L'Europe termine sans direction, prudence sur l'Iran information fournie par Reuters 28/09/2026 à 18:26
par Coralie Lamarque
Les Bourses européennes ont terminé sur de faibles variations lundi, effaçant leurs gains observés plus tôt, la prudence s'imposant face à la pression sur le marché obligataire et les cours pétroliers après le refus par Donald Trump du plan de paix iranien.
À Paris, le CAC 40 a grappillé 0,01% à 8.078,48 points. À Francfort, le Dax a cédé 0,01% et à Londres, le FTSE 100 a reculé de 0,10%.
L'indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,11% et le Stoxx 600 a stagné, tandis que le FTSEurofirst 300 a lâché 0,04%.
Les investisseurs sont en alerte concernant les négociations entre Washington et Téhéran, dans l'optique de voir les craintes inflationnistes s'atténuer.
Alors que le président américain Donald Trump a rejeté samedi le plan de paix iranien proposé en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies la semaine dernière, un responsable au fait des négociations a indiqué lundi à Reuters que les États-Unis et l'Iran devraient s'entretenir séparément avec des médiateurs d'ici mardi.
Bien que les négociations ne semblent pas au point mort, le marché obligataire et les cours pétroliers restent à cran, le Brent étant en passe d'enregistrer une hausse mensuelle proche de 20%, tandis que le rendement du Trésor américain à dix ans culmine à plus de 5,2%.
Tandis qu'aucun indicateur économique majeur n'était à l'ordre du jour, la publication des données sur l'inflation dans les principales économies devraient permettre dans les prochains jours de mesurer les risques inflationnistes et d'évaluer les perspectives de politique monétaire.
En attendant, les investisseurs interprètent également les propos tenus par la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, qui a déclaré lundi qu'une "réponse mesurée" restait appropriée pour contenir l'inflation.
"Nous anticipons une hausse de l’inflation, mais ne voyons pour l’instant aucun signe indiquant qu’elle s’installe durablement", a-t-elle déclaré lors d'une audition devant une commission du Parlement européen à Bruxelles.
"Cela signifie que, même si le choc est trop important pour être ignoré, nous estimons qu’une réponse mesurée est appropriée pour contenir l’inflation", a-t-elle ajouté.
Selon les données LSEG, les marchés anticipent à 55% la probabilité d'un maintien des taux à l'issue de la prochaine réunion de la BCE, fin octobre.
VALEURS
À Paris, Kering et Hermès ont progressé respectivement de 2,2 et de 2,5%, terminant en tête du CAC 40.
TotalEnergies a fini quasi inchangé (+0,01%) alors que le géant pétrolier et gazier français tenait sa journée investisseurs.
À WALL STREET
À l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones perd 0,69%, le Standard & Poor's 500 recule de 0,77% et le Nasdaq Composite abandonne 0,89%.
AUCUN INDICATEUR MAJEUR PUBLIÉ LUNDI
CHANGES
Les cambistes suivent avec intérêt les évolutions des perspectives de politique monétaire au fil des négociations entre Washington et Téhéran, tandis que le billet vert se dirige vers sa plus forte hausse mensuelle depuis juin.
Le dollar gagne 0,24% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro perd 0,21% à 1,1367 dollar.
TAUX
En l'absence de progrès diplomatiques pour en finir avec le conflit au Moyen-Orient et ses répercussions inflationnistes, la pression reste vive sur le marché obligataire, en particulier aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Le rendement des Treasuries à dix ans grimpe de 8,5 points de base à 5,2656% et le deux ans de 8,3 points de base à 4,9472%.
Le Gilt britannique à 30 ans bondit de 6,1 points de base à 5,9237%, tandis que le dix ans a atteint 5,441% soit son plus haut niveau depuis juillet 2007.
Le rendement du Bund allemand à dix ans est resté stable à 3,6446%, tout comme le deux ans (+0,1 point de base) à 3,2998%.
Le rendement de l'OAT à dix ans a avancé de 0,3 point de base à 4,7739%, tandis que le deux ans a lâché 0,1 point de base à 3,6265%.
PÉTROLE
Les cours pétroliers poursuivent leur escalade, alimentée par le rejet de la part du président américain Donald Trump du plan de paix iranien qui prévoyait une réouverture du détroit d'Ormuz, dont la fermeture entrave l'approvisionnement mondial en brut.
Le Brent gagne 3,26% à 107,72 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 3,3% à 95,46 dollars.
À SUIVRE MARDI 29 SEPTEMBRE :
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque)