L'Europe se prépare à une semaine écourtée mais potentiellement décisive information fournie par Zonebourse 27/04/2026 à 08:33
Après une séquence empreinte d'attentisme due à l'absence d'avancées dans les négociations entre Américains et Iraniens, les marchés d'actions européens risquent de renouer avec une certaine volatilité lors de cette semaine écourtée, sachant que l'actualité s'annonce particulièrement chargée à la fois sur le front des rendez-vous économiques et des résultats d'entreprises. A en croire les premières indications disponibles, le CAC 40 devrait cependant ouvrir sur une hausse limitée de 0,1%, le DAX sur un gain de 0,2% et l'Euro STOXX 50 sur une progression symbolique d'à peine 0,1%.
Après avoir aligné quatre semaines consécutives de progression, le CAC avait perdu près de 3,2% la semaine passée, essuyant au passage sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
L'Euro STOXX 50 a lui aussi mis fin à une série de quatre semaines de hausse d'affilée en abandonnant 3% la semaine dernière.
Wall Street a fini, de son côté, sur une note mitigée puisque le Dow Jones a reculé de 0,4% sur l'ensemble de la semaine écoulée, mais le Nasdaq s'est adjugé autour de 1,5% grâce à l'engouement qui continue d'entourer les valeurs liées aux semi-conducteurs.
Si le S&P 500 a timidement grappillé 0,6% la semaine dernière, l'indice de référence des gérants américains n'en a pas moins réussi à établir de nouveaux plus hauts historiques au cours de la séance de vendredi.
L'apaisement des tensions géopolitiques - ou tout au moins l'absence d'escalade militaire - a par ailleurs entraîné un reflux de la volatilité, avec un indice VIX également appelé le "baromètre de la peur" à New York - qui est repassé, à 18,7, bien en dessous de la barre des 20 points synonyme de stress sur le marchés.
Si cette nouvelle semaine sera écourtée du fait du 1er mai férié sur la plupart des marchés européens, elle pourrait donner lieu à des échanges nourris, et risque de conduire les investisseurs à abandonner l'attentisme pour se préparer à davantage de volatilité.
"La semaine à venir s'annonce comme l'une des plus intenses et des plus cruciales de l'année", prévient Michael J Kramer, chez Mott Capital Management.
Les banques centrales de retour au premier plan
En l'absence de développements notables du côté de la diplomatie, les investisseurs vont tourner leur attention vers les banques centrales et guetter le moindre signe d'impulsion des grands argentiers mondiaux en vue d'éventuels changements de politique monétaire dans un environnement marqué par un brusque retour des pressions inflationnistes dues à la guerre contre l'Iran.
A ce titre, le rendez-vous le plus attendu de la semaine reste la réunion de la Réserve fédérale américaine, qui réunira son comité de politique monétaire (FOMC) mardi et mercredi. Il s'agira de la dernière réunion présidée par Jerome Powell en attendant l'arrivée, qui reste toujours à confirmer, de Kevin Warsh.
Compte tenu d'une inflation sous-jacente (hors énergie) qui reste pour l'instant bien maîtrisée et d'un marché du travail qui montre toujours des signes d'affaiblissement, la Fed ne devrait pas trop réagir au tumulte ambiant et de laisser de nouveau ses taux inchangés.
Les derniers chiffres des prix à la consommation PCE aux Etats-Unis pour le mois de mars, attendus jeudi prochain, n'en attireront pas moins l'attention, surtout après l'annonce d'un bond d'un point à 3,3% de l'indice des prix à la consommation (CPI) sur un an, qui a fait retomber la confiance des ménages à des niveaux historiquement bas.
Les économistes s'attendent à ce que l'indice PCE total ressorte en hausse de 3,4% sur les 12 derniers mois avec l'envolée des prix de l'énergie, dont une augmentation de 3,1% en version de base ( core ).
En Europe aussi, les interrogations sur la politique monétaire devraient continuer à alimenter la nervosité des investisseurs.
Pour beaucoup d'intervenants, la BCE devrait opter pour le statu quo jeudi, tout en préparant le terrain à de futures hausses de taux.
"Etant donné la volatilité du prix du pétrole et le fait que le prix du gaz en Europe reste mesuré, il est probablement prématuré pour la BCE de remonter les taux dès le mois d'avril", juge Bastien Drut, responsable de la stratégie et de l'analyse chez CPRAM.
"En revanche, on peut imaginer que Christine Lagarde indique de façon assez explicite en conférence de presse qu'une hausse de taux serait considérée pour le mois de juin", avertit le stratège.
Outre la Fed et la BCE, la Banque du Japon (BoJ) se réunira aussi dans la semaine, avec là encore comme hypothèse la plus probable celle d'une perspective d'un durcissement de sa politique au cours des mois qui viennent.
Les résultats des géants de la tech à l'épreuve de l'IA
Les marchés d'actions pourraient cependant trouver un peu de soutien du côté de la microéconomie, avec le véritable lancement de la saison des publications de résultats d'entreprises pour le premier trimestre.
La saison des publications va effectivement entrer dans le vif du sujet mercredi avec une salve de résultats attendus de la part des géants de la tech américaine (Alphabet, Amazon, Meta, Microsoft et Apple).
Selon Dan Ives, analyste chez Wedbush Securities, les publications des "Big Tech" devraient réserver de bonnes surprises, non seulement en termes de bénéfices mais aussi de perspectives.
"La révolution de l'IA signifie que des milliers de milliards vont être injectés chez les gagnants de la tech et pourtant les cours disent aujourd'hui l'inverse avec la menace Anthropic qui plane encore comme un nuage noir sur le secteur des logiciels", souligne le professionnel.
En dehors de l'inflation, les investisseurs affineront par ailleurs leur jugement sur l'état de l'économie au gré de plusieurs statistiques, dont les chiffres du produit intérieur brut (PIB) du 1er trimestre pour les Etats-Unis et la zone euro.
Pétrole : la prime de risque géopolitique continue de dicter sa loi
Après être repartis à la hausse la semaine dernière, les cours du pétrole poursuivent leur remontée lundi matin, la nécessité d'intégrer une prime de risque géopolitique persistante l'emportant sur le réajustement des prévisions face à des données économiques qui se fragilisent.
Le baril de Brent progresse de 2% à 107,4 dollars et celui du brut léger américain (WTI) gagne 1,8% à 96,1 dollars.
Le rendement des Treasuries à dix ans est pratiquement stable lundi, autour de 4,31%, après être remonté ces derniers temps en raison de la remontée des anticipations d'inflation aux Etats-Unis.
En Europe, le rendement du Bund allemand de même échéance évolue aussi sans grand changement, sous le seuil des 3%, tandis que celui des OAT françaises recule de 1,3 point à 3,64%.
Sur le marché des changes, l'euro poursuit sa remontée en perspective d'un discours moins accommodant de la part de la BCE que de la Fed au cours des jours à venir. La monnaie européenne se traite autour de 1,1722 dollar ce matin.
Après avoir aligné quatre semaines consécutives de progression, le CAC avait perdu près de 3,2% la semaine passée, essuyant au passage sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
L'Euro STOXX 50 a lui aussi mis fin à une série de quatre semaines de hausse d'affilée en abandonnant 3% la semaine dernière.
Wall Street a fini, de son côté, sur une note mitigée puisque le Dow Jones a reculé de 0,4% sur l'ensemble de la semaine écoulée, mais le Nasdaq s'est adjugé autour de 1,5% grâce à l'engouement qui continue d'entourer les valeurs liées aux semi-conducteurs.
Si le S&P 500 a timidement grappillé 0,6% la semaine dernière, l'indice de référence des gérants américains n'en a pas moins réussi à établir de nouveaux plus hauts historiques au cours de la séance de vendredi.
L'apaisement des tensions géopolitiques - ou tout au moins l'absence d'escalade militaire - a par ailleurs entraîné un reflux de la volatilité, avec un indice VIX également appelé le "baromètre de la peur" à New York - qui est repassé, à 18,7, bien en dessous de la barre des 20 points synonyme de stress sur le marchés.
Si cette nouvelle semaine sera écourtée du fait du 1er mai férié sur la plupart des marchés européens, elle pourrait donner lieu à des échanges nourris, et risque de conduire les investisseurs à abandonner l'attentisme pour se préparer à davantage de volatilité.
"La semaine à venir s'annonce comme l'une des plus intenses et des plus cruciales de l'année", prévient Michael J Kramer, chez Mott Capital Management.
Les banques centrales de retour au premier plan
En l'absence de développements notables du côté de la diplomatie, les investisseurs vont tourner leur attention vers les banques centrales et guetter le moindre signe d'impulsion des grands argentiers mondiaux en vue d'éventuels changements de politique monétaire dans un environnement marqué par un brusque retour des pressions inflationnistes dues à la guerre contre l'Iran.
A ce titre, le rendez-vous le plus attendu de la semaine reste la réunion de la Réserve fédérale américaine, qui réunira son comité de politique monétaire (FOMC) mardi et mercredi. Il s'agira de la dernière réunion présidée par Jerome Powell en attendant l'arrivée, qui reste toujours à confirmer, de Kevin Warsh.
Compte tenu d'une inflation sous-jacente (hors énergie) qui reste pour l'instant bien maîtrisée et d'un marché du travail qui montre toujours des signes d'affaiblissement, la Fed ne devrait pas trop réagir au tumulte ambiant et de laisser de nouveau ses taux inchangés.
Les derniers chiffres des prix à la consommation PCE aux Etats-Unis pour le mois de mars, attendus jeudi prochain, n'en attireront pas moins l'attention, surtout après l'annonce d'un bond d'un point à 3,3% de l'indice des prix à la consommation (CPI) sur un an, qui a fait retomber la confiance des ménages à des niveaux historiquement bas.
Les économistes s'attendent à ce que l'indice PCE total ressorte en hausse de 3,4% sur les 12 derniers mois avec l'envolée des prix de l'énergie, dont une augmentation de 3,1% en version de base ( core ).
En Europe aussi, les interrogations sur la politique monétaire devraient continuer à alimenter la nervosité des investisseurs.
Pour beaucoup d'intervenants, la BCE devrait opter pour le statu quo jeudi, tout en préparant le terrain à de futures hausses de taux.
"Etant donné la volatilité du prix du pétrole et le fait que le prix du gaz en Europe reste mesuré, il est probablement prématuré pour la BCE de remonter les taux dès le mois d'avril", juge Bastien Drut, responsable de la stratégie et de l'analyse chez CPRAM.
"En revanche, on peut imaginer que Christine Lagarde indique de façon assez explicite en conférence de presse qu'une hausse de taux serait considérée pour le mois de juin", avertit le stratège.
Outre la Fed et la BCE, la Banque du Japon (BoJ) se réunira aussi dans la semaine, avec là encore comme hypothèse la plus probable celle d'une perspective d'un durcissement de sa politique au cours des mois qui viennent.
Les résultats des géants de la tech à l'épreuve de l'IA
Les marchés d'actions pourraient cependant trouver un peu de soutien du côté de la microéconomie, avec le véritable lancement de la saison des publications de résultats d'entreprises pour le premier trimestre.
La saison des publications va effectivement entrer dans le vif du sujet mercredi avec une salve de résultats attendus de la part des géants de la tech américaine (Alphabet, Amazon, Meta, Microsoft et Apple).
Selon Dan Ives, analyste chez Wedbush Securities, les publications des "Big Tech" devraient réserver de bonnes surprises, non seulement en termes de bénéfices mais aussi de perspectives.
"La révolution de l'IA signifie que des milliers de milliards vont être injectés chez les gagnants de la tech et pourtant les cours disent aujourd'hui l'inverse avec la menace Anthropic qui plane encore comme un nuage noir sur le secteur des logiciels", souligne le professionnel.
En dehors de l'inflation, les investisseurs affineront par ailleurs leur jugement sur l'état de l'économie au gré de plusieurs statistiques, dont les chiffres du produit intérieur brut (PIB) du 1er trimestre pour les Etats-Unis et la zone euro.
Pétrole : la prime de risque géopolitique continue de dicter sa loi
Après être repartis à la hausse la semaine dernière, les cours du pétrole poursuivent leur remontée lundi matin, la nécessité d'intégrer une prime de risque géopolitique persistante l'emportant sur le réajustement des prévisions face à des données économiques qui se fragilisent.
Le baril de Brent progresse de 2% à 107,4 dollars et celui du brut léger américain (WTI) gagne 1,8% à 96,1 dollars.
Le rendement des Treasuries à dix ans est pratiquement stable lundi, autour de 4,31%, après être remonté ces derniers temps en raison de la remontée des anticipations d'inflation aux Etats-Unis.
En Europe, le rendement du Bund allemand de même échéance évolue aussi sans grand changement, sous le seuil des 3%, tandis que celui des OAT françaises recule de 1,3 point à 3,64%.
Sur le marché des changes, l'euro poursuit sa remontée en perspective d'un discours moins accommodant de la part de la BCE que de la Fed au cours des jours à venir. La monnaie européenne se traite autour de 1,1722 dollar ce matin.