L'Europe rebondit avec la baisse des cours pétroliers
information fournie par Reuters 25/09/2026 à 09:56

La bourse Euronext, située dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris

Les principales Bourses européennes sont orientées à la hausse vendredi en matinée ‌avec le reflux des cours pétroliers pour la dernière séance d'une semaine marquée par la flambée des rendements obligataires.

À Paris, le CAC 40 prend 0,48% à ​8.123 points vers 07h15 GMT, après un repli de 0,52% jeudi. À Londres, le FTSE 100 avance de 0,50% et à Francfort, le Dax s'adjuge 0,59%.

L'indice EuroStoxx 50 progresse de 0,87% et le FTSEurofirst 300 de 0,88%. Le Stoxx 600 gagne 0,69%, soutenu essentiellement par les ressources de base, l'immobilier et la finance.

Les contrats ​à terme à Wall Street préfigurent une hausse de 0,15% pour le Dow Jones, de 0,14% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,39% pour le Nasdaq au lendemain d'une séance dans le rouge.

Les dernières ​séances pour les marchés actions dans le monde ont été difficiles en raison ⁠de l'envolée des cours du pétrole qui a provoqué des tensions dans l'obligataire sur fond d'incertitude géopolitique, d'accélération des pressions inflationnistes et de dettes ‌élevées des Etats.

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC 40 est cependant en passe d'enregistrer un gain de 0,48% et le Stoxx 600 de 0,81%, les indices étant bien aidés par le rebond technique de ce vendredi, alors que le Brent reflue ​de 0,86% à 105,68 dollars le baril et le brut ‌léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,59% à 93,18 dollars.

Le marché obligataire est par ailleurs stable, le rendement ⁠des bons du Trésor américain à dix ans s'affichant à 5,168%, après une hausse d'environ sept points la veille, tandis que celui du Bund allemand de même échéance cède environ trois points de base, à 3,582% après avoir pris six points jeudi, dépassant ainsi son sommet de 17 ans enregistré la semaine dernière.

"Les ⁠marchés obligataires mondiaux sont en alerte ‌maximale, et ignorer ce signal pourrait s'avérer très coûteux", prévient toutefois Nigel Green, PDG de deVere Group, une société de conseil ⁠financier.

"Dès que les taux sans risque dépassent 5% dans la première économie mondiale, chaque actif de la planète doit justifier son prix par rapport à ce ‌taux. Actions, immobilier, crédit privé, dette des marchés émergents, rien n'est à l'abri", ajoute-t-il.

En outre, malgré la baisse ce vendredi des cours pétroliers, ⁠ceux-ci restent à un niveau élevé après avoir bondi de plus de 3% jeudi, à un sommet d'une ⁠semaine qui a ravivé les craintes de ‌perturbations de l'approvisionnement.

De fait, la guerre au Moyen-Orient est loin d'être résolue, tandis que derrières les festivités du président américain Donald Trump pour recevoir son homologue ​chinois Xi Jinping, l'on constate peu de réels progrès sur des sujets épineux comme ‌l'IA, le commerce ou Taïwan.

Des indicateurs du jour aux Etats-Unis comme les commandes de biens durables pour le mois d'août ou le moral des ménages pour le mois de septembre, mesuré ​par l'Université du Michigan, pourraient influer sur la tendance dans le courant de la séance.

Des interventions de banquiers centraux sont également prévues comme celle du président de la Fed de New York, John William, et celle du gouvernement de la Banque d'Angleterre (BoE), Andrew Bailey.

Aux valeurs, Airbus recule de 1,02% après avoir signalé ⁠un défaut de qualité sur un certain nombre d'avions A321neo.

Arcelormittal gagne 2,06% malgré l'annonce par le groupe d'une charge de dépréciation hors flux de trésorerie d'environ un milliard de dollar.

Alten avance de 3,17%, le groupe d'ingénierie et conseil en technologies ayant relevé son objectif annuel de croissance organique.

Ailleurs en Europe, Fresenius Medical Care est dans le rouge après avoir annoncé prévoir de comptabiliser environ 110 millions d'euros de charges exceptionnelles au troisième trimestre liées à des changements dans ses activités en Chine.

Hellofresh plonge de 9,35%, le spécialiste de la livraison de kits repas ayant abaissé ses prévisions pour l'exercice en raison d'une faible acquisition de nouveaux ​clients.

(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)