L'Europe poursuit sa consolidation avant les "minutes" de la Fed information fournie par Zonebourse 19/08/2026 à 08:22
Les marchés d'actions européens devraient poursuivre leur consolidation mercredi matin, les investisseurs continuant d'opter pour de la prudence en ce creux estival après le rallye enregistré ces dernières semaines, dans l'attente de nouvelles indications concernant la trajectoire des taux d'intérêt et l'économie.
A en croire l'orientation des contrats à terme, le CAC 40 parisien semble bien parti pour perdre autour de 0,1% à l'ouverture. Le DAX à Francfort est quant à lui vu autour de l'équilibre, tandis que le FTSE 100 à Londres devrait abandonner près de 0,1%. L'indice Euro STOXX 50 cède lui aussi quelque 0,1% en préouverture.
Les grands indices du Vieux Continent, qui ont inscrit un florilège de records en août sur fond de bons résultats d'entreprise et d'amélioration de la conjoncture, devraient consolider leurs récents gains au lendemain d'un net repli de Wall Street sur des prises de bénéfices ayant touché le secteur technologique.
Aucune échappatoire pour les investisseurs
Après le bon parcours réalisé ces deux derniers mois, les marchés semblent avoir le besoin de reprendre leur souffle en attendant d'y voir un peu plus clair, d'autant que la vive remontée des rendements obligataires a surpris les intervenants par son ampleur.
Les tensions sur le plan géopolitique continuent par ailleurs de peser sur le moral des marchés, alors que les pourparlers visant à résoudre le conflit avec l'Iran sont désormais terminés, selon les dires de Donald Trump, qui a confirmé que Washington n'était plus en discussion avec Téhéran.
"Le blocus naval reste pleinement en vigueur", a assuré le président américain après avoir menacé la veille de bombarder le sultanat d'Oman.
Au-delà de l'incertitude diplomatique, c'est surtout le recul des places américaines qui donne l'occasion aux investisseurs européens de prendre une partie de leurs bénéfices après la progression quasi-linéaire des marchés d'actions depuis le début de l'été.
Les actions technologiques mènent la baisse
La Bourse de New York a clôturé dans le rouge hier, avec des écarts qui s'étageaient entre 0,2% et 0,7% pour le S&P 500, mais c'est le Nasdaq 100 qui a le plus témoigné de la vague de prises de bénéfices, avec un recul de près de 1,7%.
La journée a été essentiellement marquée par le décrochage du secteur de la tech, sensible aux taux, qui chutait de 1,9% dans le sillage des dégagements sur des valeurs comme CoreWeave (-12%), Seagate (-9,2%), SanDisk (-9%), Micron (-7%), ou Arm (-6,7%) alors que les positions spéculatives sur les semi-conducteurs et l'IA ont récemment atteint des records.
Les contrats à terme sur les indices new-yorkais signalent pour l'instant un repli allant de 0,1% à 0,3% ce mercredi à l'ouverture
A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei lâche actuellement près de 3,3%, le marché reprenant là aussi son souffle. En Chine, le SSE Composite de Shanghai fléchit de 2,1% et le CSI 300 reflue de 2,5%.
Les "minutes" de la Fed en ligne de mire
La séance s'annonce encore relativement pauvre en indicateurs macroéconomiques, le prochain grand rendez-vous étant la publication ce soir après la clôture européenne du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, avec des interrogations qui incitent à la prudence.
Celui-ci devrait apporter des précisions sur l'ampleur des divisions au sein du FOMC, le comité de politique monétaire de la Fed, en évaluant l'ampleur du camp "hawkish" et le nombre de membres, en plus des trois dissidents déclarés, éventuellement prêts à voter en faveur d'une hausse des taux.
Pour la séance du jour, les prix mensuels à la consommation dans la zone euro, seul indicateur majeur, devraient donner une tendance de la dynamique d'inflation dans le bloc monétaire.
Légère accalmie sur l'obligataire, le brut toujours solide
Le regain de prudence sur les marchés d'actions ne se traduit pas par un retour sur les obligations d'Etat, le rendement du dix ans américain, véritable référence Outre-Atlantique, retombant pour le moment vers le seuil de 4,70% après avoir dépassé les 4,74% hier.
L'euro remonte de 0,2% à 1,1589 face au dollar, à un sommet de deux mois.
Le marché pétrolier poursuit sa remontée, le statu quo diplomatique renforçant les craintes que les tensions dans le Golfe ne réduisent les approvisionnements en brut dans le monde en attendant la parution, dans l'après-midi, des stocks hebdomadaires américains.
Le Brent avance de 0,7% à 91,7 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,8% au-delà de 85,6 dollars.