L'Europe portée en clôture par un regain d'espoir au Moyen-Orient information fournie par Reuters 01/04/2026 à 18:34
par Claude Chendjou
Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi et Wall Street était également dans le vert à mi-parcours dans une séance dominée par un regain d'appétit pour le risque, une baisse de la volatilité et un repli des cours pétroliers, dans la perspective d'une fin proche de la guerre en Iran.
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 2,1% à 7.981,27 points. Le Footsie britannique a avancé de 1,85% et le Dax allemand a progressé de 2,62%.
L'indice EuroStoxx 50 a gagné 2,76%, le FTSEurofirst 300 2,38% et le Stoxx 600 2,41%, tous ses grands compartiments ayant fini dans le vert, sauf celui de l'énergie.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones prend 0,93%, le Standard & Poor's 500 de 1,10% et le Nasdaq de 1,61%
Les valeurs technologiques poursuivent leur progression pour la deuxième séance consécutive, l'indice prenant 1,1%, tandis que les fabricants de puces figurent parmi les plus fortes hausses avec un indice Philadelphia Semiconductor Index en progression de 3,1%.
Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi à Reuters que les Etats-Unis allaient "quitter l'Iran assez rapidement" tout en se réservant la possibilité d'effectuer ensuite des "frappes ponctuelles" si nécessaire.
Les propos du locataire de la Maison blanche ont conforté les investisseurs dans leur conviction que l'heure est désormais à la prise de risque, même si certains experts restent méfiants.
"Il faut être extrêmement prudent sur la manière d'aborder ce qui est dit, parce qu'il y a eu beaucoup de faux départs", prévient Robert Pavlik, gestionnaire de portefeuille chez Dakota Wealth.
"Lorsqu'il (le marché) atteint des niveaux de correction, il sort et dit ces choses (...) Et tout d'un coup, ça vous explose à la figure et vous vous retrouvez à la case départ, voire pire", a-t-il ajouté.
Le rallye entamé en début de semaine s'est cependant poursuivi, les indices de la volatilité à Wall Street et sur l'EuroStoxx 50 reculant nettement, respectivement de plus de 5% et plus de 12%. Parallèlement les rendements obligataires ont reflué, tout comme les cours du pétrole.
VALEURS EN EUROPE
Le compartiment du transport et des loisirs en Europe a pris 3,81%, profitant de l'optimisme sur une fin prochaine de la guerre en Iran et du recul des prix pétroliers: Air France-KLM a bondi de 8,92%, Accor de 3,20%, et Lufthansa de 7,95%.
A l'inverse, le secteur de l'énergie a reculé de 2,47% avec TotalEnergies (-4,14%), BP (-4,99%) ou encore Eni (-4,73%).
Legrand a grimpé de 5,04% après l'annonce de deux acquisitions dans les "data centers", en Chine et au Royaume-Uni.
Rightmove a abandonné 1,39% après être tombé en séance à un creux de six ans, des traders citant un article de l'agence Bloomberg selon lequel des agents immobiliers accusent le portail immobilier de pratiquer des frais insoutenables.
LES INDICATEURS DU JOUR
La croissance de l'activité manufacturière américaine, mesurée par l'indice ISM, a progressé en mars, à 52,7, son plus haut niveau depuis août 2022, contre 52,4 en février.
Les ventes au détail aux Etats-Unis ont fortement rebondi en février, de 0,6% d'un mois sur l'autre, dépassant légèrement le consensus, grâce à la reprise des achats de véhicules et à la douceur des températures.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé plus d'emplois que prévu en mars mais le rythme a ralenti par rapport à février, montre l'enquête mensuelle du cabinet ADP.
En zone euro, les PMI montrent que l'activité manufacturière dans le bloc a grimpé à son plus haut niveau depuis près de quatre ans avec un indice qui a atteint 51,6 en mars, contre 50,8 en février.
Le taux de chômage en zone euro a augmenté à 6,2% de la population active en février, légèrement au-dessus des attentes, selon les données d'Eurostat.
En Allemagne, la croissance du PIB est désormais attendue à 0,6% en 2026, selon les principaux instituts économiques du pays.
CHANGES
Le dollar recule de 0,56% face à un panier de devises de référence alors que les espoirs d'un cessez-le-feu au Moyen-Orient se renforcent.
L'euro avance de 0,52%, à 1,1610 dollar, en passe de réaliser une deuxième séance de hausse consécutive, tandis que la livre sterling s'échange à 1,3326 dollar (0,79%), après de nombreux indicateurs économiques en Europe.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini en légère baisse, de 1,2 point de base, à 2,995%, les investisseurs conservant une certaine prudence face au conflit au Moyen-Orient.
Celui des bons du Trésor américain à dix ans est stable, à 4,3067%, après des replis mardi et lundi.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli alors que Donald Trump, qui doit prononcer un discours dans le courant de la journée, a déclaré à Reuters que les États-Unis avaient garanti à l'Iran qu'il ne disposerait pas de l'arme nucléaire et qu'ils étaient prêts à se retirer du conflit "très rapidement". Il avait laissé entendre mardi que les Etats-Unis pourraient mettre fin à la guerre en deux à trois semaines, même sans accord.
Le Brent reflue de 2,01% à 101,88 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,64% à 99,73 dollars.
Les prix du pétrole avaient reflué de plus de trois dollars le baril mardi après les déclarations de Donald Trump.
A SUIVRE JEUDI:
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Zhifan Liu)