L'Europe ouvre en nette baisse, face aux interrogations sur la politique américaine
information fournie par Reuters 06/11/2026 à 09:49

Les cours de l'indice boursier français CAC 40 et les informations sur les cours des actions des entreprises s'affichent sur des écrans suspendus au-dessus de la Bourse de Paris, gérée par Euronext NV, dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris.

Les principales Bourses européennes sont amplement dans ‌le rouge en début de séance vendredi, face à une vague de ventes mondiale des valeurs volatiles, ​le cinglant revers essuyé par le président Donald Trump aux élections de mi-mandat interrogeant quant à la politique américaine à venir.

À Paris, le CAC 40 perd 1,18%% à 8.108,66 points vers 08h32 GMT. ​À Francfort, le Dax recule de 1,51% et à Londres, le FTSE 100 cède 1,53%.

L'indice EuroStoxx 50 recule de 1,21%, le FTSEurofirst ​300 de 1,42% et le Stoxx 600 de ⁠1,40%.

Alors que l'Europe s'était retournée à la baisse jeudi face aux craintes observées sur les ‌valeurs technologiques aux États-Unis, la tendance se poursuit vendredi après la dégringolade également constatée sur les Bourses asiatiques.

Le Parti démocrate est ressorti large vainqueur des élections de ​mi-mandat de mardi, infligeant un sévère ‌camouflet au président républicain Donald Trump.

Le retour en force plus important que ⁠prévu des démocrates au Congrès américain force les investisseurs à revoir leurs perspectives politiques et à vendre par prudence leurs valeurs volatiles que sont la technologie et l'intelligence artificielle (IA).

À la Bourse de New ⁠York, le Nasdaq, à ‌forte composante technologique, a subi ses plus importantes pertes en dix-neuf mois, terminant ⁠jeudi en baisse de 5,52%.

Dans le sillage des Bourses américaines et asiatiques, la quasi-totalité des valeurs ‌du CAC 40 et du SBF 120 sont dans le rouge à l'ouverture alors ⁠que la saison des résultats continue.

La vague de ventes des valeurs volatiles ⁠bénéficie toutefois au marché obligataires, ‌les rendements étant à la baisse après des semaines de vives tensions face aux craintes budgétaires ​alors que les dettes publiques s'accentuent en raison de ‌l'inflation et du conflit au Moyen-Orient.

Dans le même temps, les cours pétroliers s'apprêtent à enregistrer une large baisse hebdomadaire, dans ​la perspective d'une désescalade du conflit avec l'Iran après le revers subi par le parti du président américain Donald Trump aux élections de mi-mandat.

Aux valeurs, le groupe biotechnologique Genfit chute de ⁠9,27% après avoir publié jeudi soir ses résultats au troisième trimestre.

Lanterne rouge du SBF 120, TP plonge de 18,56% après que le groupe a abaissé jeudi soir son objectif de chiffre d'affaires annuel.

Dans cet océant de rouge se distingue toutefois Air France-KLM qui gagne 2,45% et se hisse aisément en tête du SBF 120, après un relèvement de recommandation de Barclays sur le titre.

(Rédigé par Coralie Lamarque, ​édité par Benoit Van Overstraeten)