L'Europe ouvre en légère baisse, méfiance à l'égard du marché obligataire
information fournie par Reuters 20/08/2026 à 09:42

Un trader travaille chez CMC Markets, dans la City de Londres

Les principales Bourses européennes reculent ‌légèrement jeudi en début de séance, dans un contexte de prudence face ​aux turbulences du marché obligataire mondial et d'impasse diplomatique au Moyen-Orient.

À Paris, le CAC 40 perd 0,03% à 8.499,33 points vers 07h23 GMT. À Francfort, ​le Dax recule de 0,32% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,27%.

L'indice EuroStoxx 50 abandonne ​0,08%, le FTSEurofirst 300 0,11% et ⁠le Stoxx 600 0,09%.

Le Trésor américain a annoncé mercredi son intention ‌de doubler ses rachats de dette à long terme, une réaction à l'envolée des coûts de financement dans un contexte ​d'augmentation des dépenses publiques ‌et de craintes inflationnistes liées à la guerre au ⁠Moyen-Orient.

Cette mesure a entraîné une baisse immédiate des rendements mercredi, même si celle-ci s'atténue jeudi matin et ne devrait pas dissiper les inquiétudes sur les ⁠marchés de la ‌dette souveraine, qui touchent également l'Allemagne et la France.

Les analystes ⁠de CPRAM Julien Daire et Bastien Drut soulignent dans une note ‌la "conjonction de facteurs" à l'origine de ces tensions, notamment le ⁠choc pétrolier lié au conflit en Iran, l'accélération des émissions ⁠obligataires des hyperscalers, ‌le changement de communication de la Réserve fédérale (Fed) et la poursuite du ​resserrement quantitatif (QT) de la Banque centrale ‌européenne (BCE) et de la Banque du Japon (BoJ), qui amplifie la pression haussière sur les rendements mondiaux.

Les ​craintes inflationnistes restent par ailleurs vives alors que les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran sont dans l'impasse, ce qui maintient les ⁠prix du pétrole au-dessus de 90 dollars le baril.

Aux valeurs, Michelin gagne 2% après un relèvement de recommandation de la part de JP Morgan.

Le détaillant britannique de vêtements de sport JD Sports plonge de 10% après avoir revu à la baisse sa prévision de bénéfice.

(Rédigé par Diana Mandiá, édité ​par Benoit Van Overstraeten)