L'Europe ouvre en baisse avec la guerre en Iran information fournie par Reuters 03/03/2026 à 09:33
Les principales Bourses européennes sont dans le rouge en début de séance mardi, alors que les investisseurs s'interrogent quant aux conséquences des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, ainsi que des représailles de Téhéran, sur les prix de l'énergie et l'économie mondiale.
À Paris, le CAC 40 perd 1,47% à 8.271,10 points vers 08h08 GMT. A Francfort, le Dax recule de 1,88% et à Londres, le FTSE 100 cède 1,24%.
L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 1,80%, le FTSEurofirst 300 recule de 1,58% et le Stoxx 600 perd 1,60%.
Les marchés mondiaux sont pris dans un climat d'incertitude accrue alors que le président américain Donald Trump cherche à justifier une guerre ouverte et sans limite avec l'Iran, faisant à nouveau chuter les actions et augmentant encore les prix de l'énergie.
"Nous sommes déjà considérablement en avance sur nos prévisions", a-t-il dit dans ses premiers commentaires publics depuis le début du conflit, alors que plus d'un millier de cibles en Iran avaient été frappées et que le guide suprême de la Révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, a été tué samedi, de même que d'autres hauts responsables à Téhéran.
"Mais peu importe le temps que ça prendra, ça ira. Tout ce qui est nécessaire", a-t-il ajouté.
En dehors du plan géopolitique, les investisseurs vont surveiller avec attention les chiffres sur l'inflation préliminaire dans la zone euro attendus à 10h GMT.
Aux valeurs, la défense recule (-1,2%), récupérant après ses hausses de la veille, malgré un bref bond des valeurs du secteur à l'ouverture des marchés. Le fabricant français d'instruments d'optique Exosens grimpe cependant d'environ 1%.
Le spécialiste français de l'étiquetage électronique Vusion se hisse en tête du SBF 120 et gagne 2,1% après avoir annoncé un rachat d'actions pour 30 millions d'euros.
Zurich Insurance recule de 4,3%, le groupe suisse ayant déclaré mardi avoir réuni 3,9 milliards de francs suisses (4,28 milliards d'euros) via une vente d'actions destinée à financer son rachat de l'assureur britannique Beazley.
(Rédigé par Mara Vîlcu, édité par Augustin Turpin)