L'Europe ouvre dans le rouge, les nouvelles surtaxes américaines refroidissent le moral
information fournie par Reuters 23/02/2026 à 09:43

Les traders travaillent chez CMC Markets dans la City de Londres

Les principales Bourses européennes sont ‌dans le rouge lundi en début de séance, le président américain Donald Trump ​ayant annoncé une surtaxe mondiale de 15% sur les importations en réponse à la décision de la Cour suprême d'annuler ses droits de douane dits "réciproques".

À ​Paris, le CAC 40 perd 0,23% à 8.495,79 points vers 08h14 GMT. À Francfort, le Dax recule ​de 0,64% et à Londres, le ⁠FTSE 100 cède 0,11%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,35%, le ‌FTSEurofirst 300 de 0,28% et le Stoxx 600 de de 0,31%.

Si les investisseurs ont salué vendredi la décision de la Cour ​suprême américaine d'invalider les ‌droits de douane imposés par Donald Trump en avril ⁠dernier, le ton devrait être plus sombre lundi, après l'annonce par Washington d'une surtaxe mondiale de 10% sur les importations, rapidement portée à 15% au cours ⁠du week-end, qui ‌fait resurgir le spectre de la guerre commerciale.

Les investisseurs s'interrogent ⁠surtout sur l'avenir les accords commerciaux conclus au cours de l'année dernière ‌entre les États-Unis et plusieurs partenaires, dont l'Union européenne (UE), qui a ⁠dit dimanche ne pas accepter de nouvelles taxes.

Sur le ⁠front de l'actualité des ‌entreprises, le fabricant français de spiritueux Pernod Ricard recule de plus de ​3% après que Deutsche Bank a abaissé ‌sa recommandation sur la valeur à "vendre", citant la surperformance récente de son action et de perspectives ​de croissance incertaines. Son rival Rémy Cointreau cède aussi d'environ 3% dans les premiers échanges.

À Paris également, Exosens perd 1,95% après avoir publié ⁠les résultats de son exercice 2025.

Les opérateurs attendent par ailleurs ce lundi un discours de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE) lors d'une conférence à Washington, qui sera très surveillé dans un contexte de doutes quant à son mandat à la tête de l'institut de Francfort.

(Rédigé par Diana Mandiá, ​édité par Blandine Hénault)