L'Europe ouvre dans le rouge, le Moyen-Orient sape à nouveau le moral
information fournie par Reuters 12/05/2026 à 09:42

Bourse Euronext dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris

Les principales Bourses européennes évoluent ‌en nette baisse mardi en début de séance, les espoirs d'un accord ​de paix au Moyen-Orient s'amenuisant après que Donald Trump a déclaré qu'un cessez-le-feu en vigueur entre les deux pays était "sous assistance respiratoire".

À Paris, le ​CAC 40 perd 0,59% à 8.011,52 points vers 07h30 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède ​1,04% et à Francfort, le Dax de ⁠1,08%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,84%, le FTSEurofirst 300 ‌de 1,03% et le Stoxx 600 de 0,86%.

Le moral est en berne sur les marchés, les actions étant pénalisées, ​les rendements obligataires en ‌nette progression et le prix du pétrole poursuivant son ⁠ascension, après que le locataire de la Maison blanche, mécontent à l'égard de la dernière proposition de Téhéran pour mettre fin au conflit, a exprimé ⁠ses doutes quant ‌à l'avenir de la trêve entre les deux pays.

Les opérateurs ⁠suivent également de près la crise politique au Royaume-Uni, alors que ‌l'appel lancé par plus de 70 députés travaillistes demandant la ⁠démission de Keir Starmer accentue considérablement la pression sur ⁠le Premier ministre et ‌fait flamber les rendements de la dette souveraine britannique.

À Paris, l'action d'opérateur ​de satellites SES recule de 1,2% ‌dans des échanges volatils après la publication de ses résultats.

Ailleurs en Europe, Thyssenkrupp recule de ​plus de 4%, le conglomérat allemand ayant revu à la baisse sa prévision de chiffre d'affaires pour 2026.

Siemens Energy cède 3,8% après ⁠la publication de ses résultats.

L'action Bayer progresse de 2,4%, les investisseurs saluant son résultat d'exploitation trimestriel supérieur aux attentes.

À Londres, les banques sont particulièrement pénalisées par la situation politique nationale, sans compter les craintes géopolitiques qui pèsent sur l'ensemble du secteur. L'indice Stoxx recule de 2%.

(Rédigé par Diana Mandiá, ​édité par Augustin Turpin)