L'Europe ouvre dans le rouge, le détroit d'Ormuz dans le viseur
information fournie par Reuters 13/07/2026 à 09:47

Le mot « Bourse » figure sur une enseigne près du Palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris, situé place de la Bourse à Paris

Les principales Bourses européennes sont dans ‌le rouge en début de séance lundi, l'annonce d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz entraînant ​le retour de craintes inflationnistes.

À Paris, le CAC 40 perd 0,23% à 8.320,20 points vers 07h25 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,11% et à Londres, le FTSE ​100 grappille 0,08%.

L'indice EuroStoxx 50 recule de 0,26%, le FTSEurofirst 300 de 0,21% et le Stoxx 600 de 0,20%.

Alors ​que la saison des résultats trimestriels démarre, les ⁠investisseurs restent préoccupés par la situation au Moyen-Orient, face à un regain de ‌tensions laissant peser de nouvelles craintes inflationnistes chez les investisseurs.

Tandis que le président américain Donald Trump avait déjà déclaré mercredi que le cessez-le-feu ​conclu en juin avec Téhéran ‌ne tenait plus, l'Iran a annoncé dimanche fermer de nouveau le ⁠détroit d'Ormuz.

L'étranglement de cette artère vitale de l'approvisionnement mondial en énergie fossile engendre une reprise à la hausse des cours pétroliers, le Brent prenant 3,76% à 78,87 dollars le ⁠baril et le brut ‌léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avançant de 3,71% à 74,06 dollars.

Les ⁠forces américaines ont mené dimanche une nouvelle vague de frappes contre l'Iran, touchant des ‌dizaines de cibles dans diverses localités, a indiqué le Commandement central. Les ⁠Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré lundi avoir attaqué des ⁠bases militaires américaines au ‌Koweït et à Bahreïn.

Aux valeurs, Akzo Nobel gagne près de 4% après que le groupe ​japonais Nippon Paint a annoncé lundi proposer ‌une offre de rachat de l'activité peinture du groupe néerlandais pour 7,5 milliards d'euros.

Le compartiment technologique recule de ​1,4%, dans le sillage des valeurs des semi-conducteurs asiatiques, en dépit des ventes record de TSMC.

Le plus grand fabricant mondial de puces en sous-traitance a fait état ⁠lundi d'un chiffre d'affaires au deuxième trimestre en hausse de 36% par rapport à l'année précédente, atteignant un niveau record porté par l'engouement croissant pour l'intelligence artificielle.

À contre-courant, le tiroir des énergies fossiles progresse de 1,4%, TotalEnergies se hissant en tête du CAC 40 avec un gain de 2,2%, tiré par la hausse des cours pétroliers.

(Rédigé par Coralie ​Lamarque, édité par Augustin Turpin)