L'Europe marque le pas, les catalyseurs commencent à manquer information fournie par Zonebourse 05/05/2026 à 08:33
Les grandes Bourses européennes devraient poursuivre leur mouvement de repli mardi matin, réagissant, comme la plupart des autres places financières mondiales, au regain de tension géopolitique au Moyen-Orient qui se traduit par une remontée de la volatilité et de l'aversion au risque sur les marchés. D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 se dirige vers une baisse de l'ordre de 0,2% à l'ouverture, tout comme l'indice Euro STOXX 50. À Francfort, le DAX est attendu sur un recul de près de 0,4%.
Comme la veille, les craintes entourant l'évolution de la situation dans le détroit d'Ormuz, où deux destroyers américains auraient essuyé des tirs iraniens dans la soirée d'hier, incitent les investisseurs à la prudence.
Selon la chaîne d'informations américaine CBS News, l'USS Truxtun et l'USS Mason, appuyés par des hélicoptères Apache et d'autres appareils, ont dû faire face hier à un tir de barrage iranien, aggravant encore l'escalade dans le conflit entre Washington et Téhéran.
Si aucun navire de guerre américain n'a apparemment été touché, ces développements semblent remettre en question le scénario du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril et d'une issue favorable au dossier.
L'optimisme né de la saison des résultats freiné par la géopolitique
Avant même ces informations, un incident impliquant un navire marchand sud-coréen avait ravivé les inquiétudes des investisseurs hier à Wall Street, dans la crainte des répercussions qu'aurait un éventuel enlisement de la guerre sur les cours pétroliers, l'économie et les entreprises.
Le Dow Jones a ainsi cédé 1,1 % à 48 941,9 points, tandis que le S&P 500 reculait de 0,4 % pour s'établir à 7 201,7 points. Le Nasdaq 100 a mieux résisté, limitant sa baisse à 0,2 % pour clôturer à 27 651,8 points.
L'incertitude géopolitique a atténué l'optimisme suscité ces dernières semaines par des résultats trimestriels bien meilleurs que prévu, lesquels ont rassuré s'agissant de l'impact du choc énergétique sur les bénéfices des sociétés cotées.
Entre prises de profits et prudence de saison
Dans ce contexte, les marchés d'actions pourraient stagner dans l'attente de nouveaux catalyseurs, certains investisseurs se demandant s'il n'est pas temps de prendre ses profits, en attendant de déterminer quelles seront les conséquences de prix de l'énergie durablement élevés, voire de conditions financières plus restrictives.
Les marchés américains ont l'habitude de réaliser des performances sans grand éclat en mai, comme le veut la maxime populaire qui préconise de "vendre en mai et sortir du marché" ( sell in May and go away ).
Signe de la nervosité des investisseurs, l'indice CBOE de la volatilité a bondi de 7,6% à près de 18,3 hier, tandis que l'once d'or s'adjuge 0,5% à 4 554,9 dollars à la faveur d'achats refuges qui profitent aussi aux obligations. A près de 4,45 %, le rendement de l'emprunt à 10 ans du Trésor américain, référence du marché obligataire, revient non loin de ses plus hauts depuis le début de l'année.
Sur les marchés de matières premières, le pétrole repart à la baisse après son envolée de la veille, consécutive au regain de tensions dans le Golfe. Le Brent (-0,8 %) revient vers 113 dollars le baril tandis que le brut léger américain lâche 2,1 % sous 104,2 dollars.
Cap sur l'ISM des services
Si le gros de la saison des résultats est passé aux Etats-Unis, les entreprises européennes qui publient encore leurs comptes devraient demeurer les principales animatrices de la tendance.
Outre-Atlantique, le spécialiste de l'analyse de données Palantir a fait état hier soir de résultats records au titre du premier trimestre, soutenus par une expansion rapide de ses activités publiques et privées, mais la publication était accueillie sans effusion en transactions électroniques (-2,2%).
En dehors des résultats, les investisseurs attendent la publication, prévue cet après-midi aux Etats-Unis, de l'indice des services de l'Institute for Supply Management (ISM) pour le mois d'avril.
Le consensus prévoit une stabilité à 54 par rapport au mois précédent, mais c'est surtout la composante des prix qui sera la plus surveillée afin de savoir si les craintes d'une résurgence des pressions inflationnistes avec la flambée des prix de l'énergie sont justifiées.
Comme la veille, les craintes entourant l'évolution de la situation dans le détroit d'Ormuz, où deux destroyers américains auraient essuyé des tirs iraniens dans la soirée d'hier, incitent les investisseurs à la prudence.
Selon la chaîne d'informations américaine CBS News, l'USS Truxtun et l'USS Mason, appuyés par des hélicoptères Apache et d'autres appareils, ont dû faire face hier à un tir de barrage iranien, aggravant encore l'escalade dans le conflit entre Washington et Téhéran.
Si aucun navire de guerre américain n'a apparemment été touché, ces développements semblent remettre en question le scénario du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril et d'une issue favorable au dossier.
L'optimisme né de la saison des résultats freiné par la géopolitique
Avant même ces informations, un incident impliquant un navire marchand sud-coréen avait ravivé les inquiétudes des investisseurs hier à Wall Street, dans la crainte des répercussions qu'aurait un éventuel enlisement de la guerre sur les cours pétroliers, l'économie et les entreprises.
Le Dow Jones a ainsi cédé 1,1 % à 48 941,9 points, tandis que le S&P 500 reculait de 0,4 % pour s'établir à 7 201,7 points. Le Nasdaq 100 a mieux résisté, limitant sa baisse à 0,2 % pour clôturer à 27 651,8 points.
L'incertitude géopolitique a atténué l'optimisme suscité ces dernières semaines par des résultats trimestriels bien meilleurs que prévu, lesquels ont rassuré s'agissant de l'impact du choc énergétique sur les bénéfices des sociétés cotées.
Entre prises de profits et prudence de saison
Dans ce contexte, les marchés d'actions pourraient stagner dans l'attente de nouveaux catalyseurs, certains investisseurs se demandant s'il n'est pas temps de prendre ses profits, en attendant de déterminer quelles seront les conséquences de prix de l'énergie durablement élevés, voire de conditions financières plus restrictives.
Les marchés américains ont l'habitude de réaliser des performances sans grand éclat en mai, comme le veut la maxime populaire qui préconise de "vendre en mai et sortir du marché" ( sell in May and go away ).
Signe de la nervosité des investisseurs, l'indice CBOE de la volatilité a bondi de 7,6% à près de 18,3 hier, tandis que l'once d'or s'adjuge 0,5% à 4 554,9 dollars à la faveur d'achats refuges qui profitent aussi aux obligations. A près de 4,45 %, le rendement de l'emprunt à 10 ans du Trésor américain, référence du marché obligataire, revient non loin de ses plus hauts depuis le début de l'année.
Sur les marchés de matières premières, le pétrole repart à la baisse après son envolée de la veille, consécutive au regain de tensions dans le Golfe. Le Brent (-0,8 %) revient vers 113 dollars le baril tandis que le brut léger américain lâche 2,1 % sous 104,2 dollars.
Cap sur l'ISM des services
Si le gros de la saison des résultats est passé aux Etats-Unis, les entreprises européennes qui publient encore leurs comptes devraient demeurer les principales animatrices de la tendance.
Outre-Atlantique, le spécialiste de l'analyse de données Palantir a fait état hier soir de résultats records au titre du premier trimestre, soutenus par une expansion rapide de ses activités publiques et privées, mais la publication était accueillie sans effusion en transactions électroniques (-2,2%).
En dehors des résultats, les investisseurs attendent la publication, prévue cet après-midi aux Etats-Unis, de l'indice des services de l'Institute for Supply Management (ISM) pour le mois d'avril.
Le consensus prévoit une stabilité à 54 par rapport au mois précédent, mais c'est surtout la composante des prix qui sera la plus surveillée afin de savoir si les craintes d'une résurgence des pressions inflationnistes avec la flambée des prix de l'énergie sont justifiées.