L'Europe en ordre dispersé après son bond de la veille
information fournie par Zonebourse 03/07/2026 à 11:42

Hier, Francfort avait gagné 2,02% devant Londres ( 1,77%) et Paris ( 1,65%). Les places boursières européennes se montrent plus hésitantes aujourd'hui : à mi-séance, Londres cède 0,41% derrière Paris (-0,14%, à 8 463 points) tandis que Francfort grappille 0,20%. A noter que Wall Street restera portes closes aujourd'hui, en raison de son "Independence Day".

Le CAC 40 est surtout pénalisé par le repli du luxe avec L'Oréal (-3,09%), Kering (-2,77%) et Hermès (-2,19%) qui enregistrent les plus fortes contraction de l'indice, loin derrière Veolia et Legrand ( 1,6% chacun), ce dernier profitant notamment d'un relèvement d'objectif de cours de RBC qui vient saluer "la solide dynamique" du fabricant d'équipements électriques sur le marché des centres de données.

Hier, les investisseurs avait été rassurés, paradoxalement, par les chiffres décevants de l'emploi aux Etats-Unis laissant apparaître 57 000 créations de postes alors que les économistes en anticipaient le double. Ces données plaident en faveur d'un statu quo des taux de la Fed en juillet plutôt que pour une hausse... à la grande satisfaction des opérateurs.

Autre facteur de soutien, les cours du pétrole sont de retour à leur niveau d'avant-guerre en Iran, avec un Brent qui s'échange autour de 72 USD le baril tandis que son équivalent états-unien, le WTI, est à 68,5 USD.

Cette baisse de l'or noir est perçue comme "une très bonne nouvelle" par Alexandre Baradez, analyste marché chez IG France. Selon lui, elle devrait impacter les chiffres d'inflation des prochains mois en zone euro et faire en sorte que la Banque centrale européenne renonce à relever une seconde fois ses taux cette année.

"C'est également une bonne nouvelle pour les marchés d'actions européens qui avaient souffert de la hausse rapide des prix de l'énergie, l'économie européenne étant toujours relativement dépendante de ses importations énergétiques, même si cette dépendance s'est un peu réduite ces dernières années", ajoute-t-il.

Les valeurs en mouvement

Sur le front des marchés, Renk Group AG annonce que sa filiale détenue à 100%, RENK GmbH, a conclu un accord ferme pour acquérir David Brown Defence auprès de DB Defence Holdco SARL. Bloomberg évoque un montant de l'opération compris entre 200 et 250 MUSD.

UBS maintient son conseil à l'achat sur Holcim avec un objectif de cours de 93 francs suisses avant la publication des résultats du 2e trimestre 2026. Cet objectif laisse entrevoir un potentiel de hausse de 24%.

Le secteur européen de la défense reste par ailleurs très recherché par les investisseurs, avec des variations hebdomadaires importantes : 11% pour Indra Sistemas, 13% pour Renk, 19% pour Hensoldt, 11% pour Thales, 7% pour Safran, 14% pour CSG et Saab, 20% pour Chemring, 7% pour Dassault Aviation, 12% pour Leonardo, 16% pour Rheinmetall ou encore 9% pour BAE Systems.

Des indicateurs rassurants

Ce matin, plusieurs publications statistiques sont venu conforter le scénario d'une amélioration progressive de l'activité en zone euro, même si plusieurs indicateurs demeurent en territoire de contraction.

Concrètement, la production industrielle a reculé de 0,1% en mai dans l'Hexagone, un repli toutefois moins marqué que les -0,4% attendus par les économistes, après une progression de 0,3% en avril, selon les données publiées vendredi par l'Insee.

En revanche, l'activité dans le secteur des services s'avère plus décevante avec un indice PMI (S&P Global) passé de 44,3 à 46,8 points, là où les analystes espéraient une hausse plus importante à 47,4 points. Il s'agit toutefois du premier redressement de cet indicateur depuis février.

Dans la zone euro, l'activité dans le secteur des services a fait mieux que prévu au mois de juin, selon des données de S&P Global.

L'indicateur s'est redressé de 47,7 à 49,4 points, alors qu'il était attendu en hausse à seulement 48,9 points. A 49,4 points, il atteint son plus haut niveau depuis trois mois, bien qu'en phase de contraction (sous le seuil des 50 points).

Enfin, en Allemagne, l'indice PMI des services s'affiche à 48,6 en juin, contre 48,1 en mai, alors que le consensus ciblait 46,8. De son côté, l'indice PMI composite, qui fait la synthèse entre le secteur manufacturier et celui des services, s'est établi à 49,5 points, après 48,8 en mai et des attentes à 48 points.