L'Europe digère les turbulences de Wall Street avant le rendez-vous de la BCE
information fournie par Zonebourse 05/02/2026 à 10:20

Les principales places boursières européennes évoluent en ordre dispersé ce matin : Paris grappille 0,1% tandis que Francfort et Londres reculent de 0,4%.

Les marchés européens résistent pour l'instant aux turbulences qui ont secoué Wall Street hier (-1,5% pour le Nasdaq, -0,5% pour le S&P 500), avec un secteur des logiciels particulièrement malmené.
Depuis le début de l'année, le S&P 500 a gagné 0,5%, à égalité avec Francfort mais fait nettement moins bien que le CAC 40 ( 1,4%) et que Londres ( 4,7%). De son côté, le Nasdaq Composite a reculé de 1,4% depuis le 1er janvier. Le Dow Jones, en revanche, s'en sort mieux avec 3% sur la période.

"Après des années d'"Europe bashing", les valorisations sont attractives et beaucoup de scepticisme se reflète déjà dans les prix. Or, le retour de l'investissement public (plan allemand, infrastructures) peut créer de vraies surprises positives, notamment sur des classes d'actifs délaissées comme certaines small et mid caps", juge Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore AM.

En Europe, les investisseurs se tourneront vers Francfort à 14h30, où la BCE doit dévoiler aux marchés sa politique monétaire. Sauf coup de théâtre, le scénario du "statu quo" est largement anticipé par les intervenants.

"Christine Lagarde n'a en effet aucune raison objective de modifier le niveau actuel des taux alors que les anticipations d'inflation restent autour de l'objectif-cible de 2%. Par ailleurs, la bonne tenue de la croissance en zone euro n'est pas de nature à justifier une baisse", indiquait hier Edouard Faure, responsable crédit France de Swiss Life Asset Managers France.

La journée sera aussi ponctuée par la publication de nombreux trimestriels d'entreprises, à l'instar d'Amazon, Linde, KKR ou ConocoPhillips.

En Europe, ArcelorMittal a dévoilé, au titre de son exercice 2025, un BPA ajusté de 3,85 dollars, à comparer à 2,95 USD l'année précédente, malgré un EBITDA en retrait de plus de 7%, à 6,54 MdsUSD, et des revenus en baisse de près de 2%, à 61,35 MdsUSD.

En tête de l'indice CAC 40, BNP Paribas gagne 3,4% après avoir dévoilé un résultat net part du groupe de 2,97 milliards d'euros, au titre du 4e trimestre 2025, en hausse de 28% en comparaison annuelle, ainsi qu'un résultat brut d'exploitation de 4,84 MdsEUR, en progression de 13,3%.

Rheinmetall lâche près de 7% à Francfort après son pré-close, sur des prévisions plus prudentes qu'attendu et un CA inférieur de 12% au consensus.

BBVA recule de près de 5% en début de séance à Madrid, malgré la publication par le groupe bancaire d'un bénéfice en croissance de 4,5% à 10,5 milliards d'euros (MdsEUR) au titre de 2025, le plus élevé de son histoire.

Sur le front des statistiques, sont attendus aux États-Unis les inscriptions hebdomadaires au chômage (14h30) ainsi que le rapport sur les offres d'emplois dans le pays (16h).

En attendant, la production tricolore se replie nettement dans l'industrie manufacturière au mois de décembre (-0,8 % après 0,5 % en novembre), indique l'Insee ce jeudi. Elle recule également dans l'ensemble de l'industrie (-0,7 % après 0,1 % en novembre 2025).

Outre-Rhin, après un bond de 5,7% en novembre (révisé d'une estimation initiale qui était de 5,6%), les commandes manufacturières allemandes ont grimpé de 7,8% en volume en décembre 2025 par rapport au mois précédent, selon Destatis.

Le reste de l'actualité en quelques chiffres : À Londres, le baril de Brent recule de 0,8%, à 68,4 USD. L'once d'or est en repli de 0,8%, à 4 925 USD. L'euro est stable face au billet vert, à 1,18 USD. Enfin, le Bitcoin poursuit son repli vers 71 175 USD (-1,6%).