L'Europe devrait tranquillement commencer une semaine allégée information fournie par Zonebourse 06/07/2026 à 08:30
Les principales Bourses européennes sont attendues sans trop de changement lundi à l'ouverture, les investisseurs reprenant leur souffle après les bonnes performances des dernières séances et avant une semaine qui s'annonce relativement calme en l'absence de rendez-vous majeur à l'agenda, en attendant le début prochain de la saison des résultats.
Les contrats à terme suggèrent pour l'instant un repli de moins de 0,1% à l'ouverture pour le CAC 40 parisien, tout comme pour le DAX à Francfort, mais l'Euro STOXX 50 recule un peu plus nettement de 0,2%.
En l'absence de Wall Street, fermée vendredi en raison de l'Independence Day, plusieurs indices de référence européens comme le DAX, l'Euro STOXX 50 ou l'Europe STOXX 600 avaient tous établi de nouveaux sommets historiques pour la dernière séance de la semaine écoulée.
Depuis quelque temps, la tendance est portée par un retour des investisseurs vers les compartiments les plus cycliques de la cote, qui avaient été délaissés dernièrement, dû à la timide amélioration de la conjoncture sur le Vieux Continent, qui s'est notamment matérialisée par des PMI meilleurs que prévu.
En parvenant à s'adjuger 1,7% la semaine passée, le CAC a réussi de son côté à revenir au-dessus des 8 500 points, un seuil que l'indice parisien avait enfoncé le 27 février dernier, soit la dernière séance avant le début des hostilités au Moyen-Orient.
C'est dans ce contexte d'optimisme relatif que les intervenants de marché abordent cette dernière semaine censée précéder la période cruciale des résultats trimestriels, qui démarrera dans huit jours avec les premières publications des grandes banques américaines.
L'économie et la géopolitique toujours sous surveillance
Les opérateurs pourraient cependant se montrer prudents en amont des quelques statistiques programmées dans le courant de la semaine.
Ils suivront avec attention, cet après-midi, l'indice ISM des services aux Etats-Unis, qui devrait montrer que la croissance a légèrement ralenti en juin, et plus particulièrement sa composante mesurant les prix payés par les entreprises.
La semaine verra également la publication, mercredi, des "minutes" de la première réunion de la Fed avec Kevin Warsh à sa présidence, qui permettront de déterminer la façon dont les débats évoluent au sein de l'instance stratégique de la banque centrale américaine.
"Avec une croissance qui reste solide et une inflation qui converge vers son objectif, les investisseurs ne doivent pas redouter les hausses de taux de la Fed, mais plutôt s'en réjouir", explique-t-on chez Danske Bank.
"Si la Fed durcit sa politique parce que l'activité s'accélère et que les pressions inflationnistes refluent, c'est un signal positif pour les actifs risqués, et non l'inverse", juge la banque danoise.
Le sommet de l'OTAN, qui se tiendra demain et mercredi à Ankara (Turquie), pourrait par ailleurs réveiller des valeurs de la défense qui avaient moins le vent en poupe récemment du fait de l'apaisement des tensions militaires dans le Golfe.
Cap vers la saison des résultats
Du côté des résultats, la compagnie aérienne Delta donnera officieusement le coup d'envoi de la saison des résultats vendredi, mais les choses sérieuses ne débuteront pas avant la semaine suivante avec les comptes de JPMorgan, Citi, Goldman Sachs, Bank of America et Wells Fargo, tous prévus le 14 juillet.
En Asie, la semaine a débuté sur une note mitigée, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo lâchant 0,3% en toute fin de séance environ tandis que le CSI des grandes capitalisations chinoises progressait de 0,3%.
Sur le marché des changes, le dollar tente de se stabiliser après n'avoir cessé de perdre du terrain face à l'euro dans le sillage du rapport sur l'emploi décevant paru il y a 10 jours. La monnaie unique reste bien ancrée au-dessus de son support de 1,14, à 1,1427, mais demeure encore très loin de sa résistance majeure fixée à 1,1480.
Le rendement des Treasuries à 10 ans est inchangé à 4,4850% alors qu'en Europe, le dix ans allemand fait preuve de vigueur, autour de 2,93%, en dépit des plus hauts absolus atteints par le DAX.
Le pétrole évolue peu, l'accalmie au niveau géopolitique continuant de freiner les cours. Le contrat août sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) se renchérit de 0,3% à 68,9 dollars le baril, mais celui à même échéance sur le Brent perd 0,1% à moins de 72,1 dollars.