L'Europe dans le vert malgré le climat géopolitique, l'envolée d'Airbus information fournie par Zonebourse 22/07/2026 à 17:54
Les Bourses européennes ont clôturé la séance de ce mercredi en hausse, faisant mieux que résister face à la situation toujours aussi inquiétante au Moyen-Orient. Les Etats-Unis ont lancé une nouvelle salve de frappes en Iran pour la onzième nuit consécutive. Malgré ce contexte pesant, le CAC 40 a enregistré une troisième séance consécutive dans le vert, gagnant 0,89% à 8 437,89 points. De son côté, l'Euro Stoxx 50 a progressé de 0,53%, clôturant à 6 319,10 points. Londres s'est adjugé 1,24%. Francfort et Amsterdam ont enregistré des gains respectifs de 0,65% et 0,37%.
A Wall Street, les indices américains évoluent en ordre dispersé en cours de journée. Après 17h45, le Dow Jones avance de 0,29%. A l'inverse, le Nasdaq perd 0,07%.
La situation au Moyen-Orient continue de se détériorer. Donald Trump a publié un nouveau message sur le réseau Truth Social dans lequel il continue de menacer l'Iran : "Désormais, chaque fois que la République islamique d'Iran tirera sur un navire dans le détroit d'Ormuz, que ce soit au moyen d'un missile, d'une roquette, d'un drone ou de tout autre dispositif ou arme, les Etats-Unis bombarderont et détruiront UN PONT OU UNE CENTRALE ELECTRIQUE, y compris ceux situés à proximité ou au sein de la capitale, Téhéran."
Le président américain a aussi assuré que les Etats-Unis ne manquerait pas de réagir contre les rebelles yémenites Houthistes, alliés de l'Iran, si ces derniers essayaient de bloquer le trafic maritime en mer Rouge.
Le pétrole poursuit sa hausse
De son côté, lors d'une réunion avec l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à Manille, aux Philippines, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a jugé ce mercredi "qu'autoriser l'Iran à contrôler le détroit d'Ormuz créerait un dangereux précédent avec des conséquences au-delà même du Moyen-Orient".
Sur le plan financier, Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, a révélé hier devant la commission du Sénat américain que le conflit actuel au Moyen-Orient devrait coûter 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis jusqu'à fin septembre, marquant une hausse de près de 30% par rapport à la dernière estimation : 29 MdsUSD.
Face à ce climat délétère, les cours du pétrole continuent de progresser. Le Brent enregistre une hausse de 2,05%, se négociant à 93,52 dollars le baril. Le WTI avance de 2,21% à 86,47 USD, tiré par les craintes de blocus stratégique dans le détroit d'Ormuz.
Airbus : vedette du CAC 40
Dans l'actualité des sociétés cotées, Airbus ( 7,04%) s'est distingué, en finissant en tête du CAC 40. Le titre du constructeur aéronautique a été soutenu par ses objectifs financiers 2029 et l'annonce d'un programme de rachat d'actions de 5 MdsEUR sur trois ans. A l'occasion de sa journée investisseurs, Airbus a présenté son nouvel objectif d'EBIT ajusté, à savoir une cible comprise entre 12 et 13 MdsEUR en 2029.
En Europe, Equinor a gagné 4,17% à 379,60 couronnes norvégiennes (NOK) à la Bourse d'Oslo, soutenue par la publication de ses bons résultats au 2e trimestre 2026. Portée par une solide production pétrolière et éolienne et la hausse des prix, la compagnie énergétique norvégienne a dégagé des performances financières élevées ainsi qu'un important cash-flow.
De plus, le titre Iberdrola a cédé 0,23% à 21,27 euros ce mercredi, malgré des résultats semestriels portés par une hausse de 22% de son bénéfice net. Le géant espagnol de l'énergie confirme néanmoins sa trajectoire de croissance, tirée par des investissements massifs dans les réseaux électriques et le renforcement stratégique de ses activités.
Demain, les investisseurs réagiront à la publication des résultats financiers au 1er semestre des poids lourds à Paris : BNP Paribas, Carrefour, Eurofins Scientific, Thales, TotalEnergies
Outre les résultats d'entreprises, les investisseurs auront les yeux tournés vers la Banque centrale européenne (BCE) qui rendra sa décision de politique monétaire.
Selon Edouard Faure, responsable crédit de Swiss Life Asset Managers France, "Christine Lagarde ne devrait pas annoncer de modification quant au niveau des taux directeurs pratiqués par la BCE. Dans ce contexte, le taux de dépôt resterait inchangé, à 2,25%. En zone euro, la bonne nouvelle est venue du côté de l'inflation qui est restée contenue à 3,6% en juin sur douze mois alors que les prévisions tablaient sur un chiffre de 3,8%".
En revanche, l'analyste relève que "l'échec des négociations et le regain de tension observé au cours des derniers jours au Moyen-Orient constitue un risque susceptible de pousser à la hausse les cours du pétrole". "Néanmoins, avec un baril de Brent qui se maintient sous les 90 dollars, soit à un niveau bien inférieur à ses prévisions de 2026, la BCE n'a, à l'heure actuelle, aucune raison de réviser à la hausse ses anticipations d'inflation et de procéder à un nouveau resserrement monétaire", ajoute-t-il.