L'Europe dans le vert mais sur le qui-vive avant une fin de semaine chargée information fournie par Zonebourse 22/07/2026 à 08:26
Les principales Bourses européennes sont attendues sur une note légèrement haussière mercredi matin, alors que les investisseurs se préparent à digérer une multitude de publications d'entreprises à la veille des décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), le tout en restant très attentifs à l'évolution des prix du pétrole. A en croire les premières indications disponibles, le CAC 40 à Paris, le DAX de Francfort et l'Euro STOXX 50 devraient ouvrir sur des gains allant de 0,1% à 0,2%.
Malgré le retour au premier plan des tensions géopolitiques, qui aurait pu entraîner un regain d'aversion au risque, les acheteurs n'ont pas abdiqué au cours des dernières séances, comme l'illustre la clôture positive de Wall Street la veille dans le sillage du rebond des valeurs liées aux semi-conducteurs.
Mais la cote résiste également en Europe, où le CAC a réussi hier à aligner une deuxième séance dans le vert ( 0,3%) tandis qu'à Francfort le DAX parvenait à se reprendre de près de 0,7% pour renouer avec le seuil symbolique des 25 000 points.
Les investisseurs paraissent miser sur la poursuite des efforts diplomatiques au Moyen-Orient, voire sur l'éventuelle conclusion d'un nouvel accord de cessez-le-feu avec l'Iran qui permettrait d'apaiser les tensions régionales et de redonner un peu d'élan au sentiment de marché.
La poussée du brut bride l'élan haussier
Si les Etats-Unis et l'Iran ont semble-t-il redémarré des discussions diplomatiques indirectes sous l'égide de tiers, la situation reste tendue autour du détroit d'Ormuz, qui reste le théâtre de nombreuses offensives militaires.
Pour la onzième nuit d'affilée, l'armée américaine a lancé une série de frappes nocturnes sur l'Iran, des attaques qui ont principalement visé des cibles militaires.
Des explosions ont notamment été rapportées dans la région de Bouchehr, qui abrite la seule centrale nucléaire civile en fonctionnement à l'heure actuelle, sans compter les frappes qui ont touché le sud et le nord-ouest du pays.
Si le scénario d'une confrontation totale reste pour l'instant évité, les intervenants restent préoccupés par la perspective d'une guerre d'usure susceptible de provoquer une longue perturbation énergétique mondiale.
A ce titre, la cherté du pétrole continue de freiner le potentiel des actions, le maintien du baril de Brent au-dessus du cap des 90 dollars entretenant les inquiétudes quant à la vigueur de la croissance et à la trajectoire de l'inflation.
Du côté du marché de l'énergie, les tensions contribuent toujours à soutenir les cours et les prix du brut restent orientés à la hausse ce matin. Le baril de Brent progresse de 1,3% à plus de 92,2 dollars tandis que le WTI texan gagne 1,2% à 85,4 dollars.
Pleins feux sur la BCE et les résultats
En parallèle, les investisseurs restent sur le qui-vive avant une fin de semaine qui s'annonce chargée en résultats d'entreprise et en rendez-vous avec l'économie.
Au vu des niveaux de valorisations élevées affichés par la tech américaine, les investisseurs seront, encore plus que de coutume, attentifs ce soir après la clôture de New York aux résultats trimestriels d'Alphabet et Tesla et à l'accueil que le marché leur réservera.
En attendant, ce sont AT&T, GE Vernova et Phillip Morris qui publieront leurs comptes ce mercredi en avant-Bourse, alors qu'AkzoNobel, Equinor et Santander se sont déjà pliés à l'exercice sur le Vieux Continent ce matin.
En Europe, les investisseurs devraient se montrer vigilants face à la décision de politique monétaire de la BCE, qui devrait opter pour le statu quo dans son communiqué très attendu de demain.
Les propos de sa présidente Christine Lagarde retiendront tout particulièrement l'attention lors de sa conférence de presse, alors que les opérateurs anticipent une nouvelle hausse de taux au mois de septembre.
Hausse à l'unisson de l'or, du pétrole et des rendements
Christine Lagarde pourra néanmoins se réjouir de la faiblesse de l'euro, revenu autour de 1,1410 alors que le billet vert est tiré à la hausse par la remontée des rendements des Treasuries.
Sur le compartiment obligataire, le rendement des obligations d'Etat américaines à 10 ans, considérées comme des valeurs refuges, se rapproche, en direction de 4,6280%, vers ses plus hauts annuels tandis que l'or retrouve une pente ascendante en progressant de 0,6% à 4 134.2 dollars l'once.
"Le fait que l'or, le pétrole et le 10 ans américain grimpent de concert montre que les investisseurs ne prennent pas à la légère les derniers développements sur les marchés", s'inquiète Ahmad Assiri, stratégiste chez Pepperstone.