L'Europe dans le rouge avec le pétrole après la Fed et avant la BCE information fournie par Zonebourse 19/03/2026 à 10:34
Déjà en territoire négatif la veille, avec toutefois une belle résistance du CAC 40 en fin de séance (-0,06% en clôture), les grandes places européennes poursuivent leur repli. La tendance sur les marchés financiers est affectée, comme hier, par le niveau élevé des cours du pétrole et par Jerome Powell, le président de la Fed, qui s'est montré un peu plus "faucon" que prévu.
Après une heure de cotation, la Bourse de Paris abandonne 1,40%, à 7858,11 points, au plus bas depuis la fin septembre 2025. Ailleurs en Europe, le DAX 40 trébuche de 2,09%, le FTSE 100 à Londres abandonne 1,61%, ou encore l'AEX d'Amsterdam qui perd 1,77%.
Le pétrole toujours au coeur de l'attention
Si hier les indices européens ont effacé leurs gains peu après la mi-séance, c'est en raison d'une frappe israélienne sur des installations du champ gazier de South Pars, partagé entre l'Iran et le Qatar, qui a engendré une forte hausse du prix de l'or noir et du gaz. Ce matin, les tensions sur les coûts de l'énergie sont toujours bien présentes après des frappes de représailles iraniennes.
Pour ne rien arranger, Fayçal ben Farhane, ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, a annoncé que son pays, régulièrement visé par des attaques de l'Iran, "se réserve le droit" de répliquer militairement. L'escalade tant redoutée se matérialise et d'autres pays pourraient suivre.
Sur le marché, le prix du baril de WTI cède 1,91%, à 96,39 dollars, tandis que celui du Brent de la mer du Nord avance de 5,48%, à 115,21 dollars, au plus haut depuis juillet 2022.
Jerome Powell durcit un peu le ton
Le principal rendez-vous de la journée d'hier avait lieu après la clôture des marchés européens. Il s'agissait du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Cette dernière n'a, sans surprise, pas touché à ses taux, mais les commentaires de son président étaient très attendus. Ils ont été considérés comme plutôt "hawkish", tendant vers une politique monétaire de taux ferme, ce qui éloigne la perspective d'un assouplissement monétaire. Le marché ne prévoit plus de baisses de taux en 2026, alors qu'il y'a quelques semaines, avant le conflit au Moyen-Orient, il se demandait s'il y allait en avoir deux ou trois.
La BCE en ligne de mire
L'événement du jour sera la décision de politique monétaire de la BCEà 14h15.
Ce matin, la Banque du Japon (BoJ) a maintenu son taux directeur à 0,75%. Idem pour la Banque nationale suisse (BNS) qui a opté pour le statu quo, en stabilisant son taux directeur à 0%, conformément aux attentes, tout en se disant prête à intervenir davantage sur le marché des changes dans le contexte des tensions au Moyen-Orient.
Les intervenants prendront connaissance de la décision de la Banque d'Angleterre, à 13h00.
La journée sera également dominée par les statistiques américaines, avec à 13h00 l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour mars, à 13h30 les inscriptions hebdomadaires au chômage, puis à 15h les ventes de logements neufs et l'indice des indicateurs avancés.
Sur le marché des devises, l'euro est quasi-stable ( 0,01%) face au billet vert se négocie contre 1,1463 dollar
Les valeurs à suivre en Europe
Alstom trébuche de 2,91%, le groupe a pourtant remporté un contrat de maintenance ferroviaire en Ecosse pour un montant de 380 millions d'euros.
Accor chute de 8,38%, le groupe est mis en cause dans un rapport publié par Grizzly Research. Le vendeur à découvert affirme avoir identifié de graves manquements dans plusieurs hôtels de la chaîne, sur fond d'allégations liées à la Russie et à Jeffrey Epstein.
Les acteurs du secteur de l'énergie sont particulièrement entourés avec la hausse des prix du gaz et du pétrole. TotalEnergies progresse de 1,47%, l'Italien Eni avance de 1,21%, ou encore le Norvégien Equinor qui bondi de 7,49%.
De son côté, ADP gagne 0,58%, soutenu par l'avis positif des analystes d'UBS qui sont passés de neutre à acheter en relevant leur cible de cours de 122 à 127 euros.
Après une heure de cotation, la Bourse de Paris abandonne 1,40%, à 7858,11 points, au plus bas depuis la fin septembre 2025. Ailleurs en Europe, le DAX 40 trébuche de 2,09%, le FTSE 100 à Londres abandonne 1,61%, ou encore l'AEX d'Amsterdam qui perd 1,77%.
Le pétrole toujours au coeur de l'attention
Si hier les indices européens ont effacé leurs gains peu après la mi-séance, c'est en raison d'une frappe israélienne sur des installations du champ gazier de South Pars, partagé entre l'Iran et le Qatar, qui a engendré une forte hausse du prix de l'or noir et du gaz. Ce matin, les tensions sur les coûts de l'énergie sont toujours bien présentes après des frappes de représailles iraniennes.
Pour ne rien arranger, Fayçal ben Farhane, ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, a annoncé que son pays, régulièrement visé par des attaques de l'Iran, "se réserve le droit" de répliquer militairement. L'escalade tant redoutée se matérialise et d'autres pays pourraient suivre.
Sur le marché, le prix du baril de WTI cède 1,91%, à 96,39 dollars, tandis que celui du Brent de la mer du Nord avance de 5,48%, à 115,21 dollars, au plus haut depuis juillet 2022.
Jerome Powell durcit un peu le ton
Le principal rendez-vous de la journée d'hier avait lieu après la clôture des marchés européens. Il s'agissait du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Cette dernière n'a, sans surprise, pas touché à ses taux, mais les commentaires de son président étaient très attendus. Ils ont été considérés comme plutôt "hawkish", tendant vers une politique monétaire de taux ferme, ce qui éloigne la perspective d'un assouplissement monétaire. Le marché ne prévoit plus de baisses de taux en 2026, alors qu'il y'a quelques semaines, avant le conflit au Moyen-Orient, il se demandait s'il y allait en avoir deux ou trois.
La BCE en ligne de mire
L'événement du jour sera la décision de politique monétaire de la BCEà 14h15.
Ce matin, la Banque du Japon (BoJ) a maintenu son taux directeur à 0,75%. Idem pour la Banque nationale suisse (BNS) qui a opté pour le statu quo, en stabilisant son taux directeur à 0%, conformément aux attentes, tout en se disant prête à intervenir davantage sur le marché des changes dans le contexte des tensions au Moyen-Orient.
Les intervenants prendront connaissance de la décision de la Banque d'Angleterre, à 13h00.
La journée sera également dominée par les statistiques américaines, avec à 13h00 l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour mars, à 13h30 les inscriptions hebdomadaires au chômage, puis à 15h les ventes de logements neufs et l'indice des indicateurs avancés.
Sur le marché des devises, l'euro est quasi-stable ( 0,01%) face au billet vert se négocie contre 1,1463 dollar
Les valeurs à suivre en Europe
Alstom trébuche de 2,91%, le groupe a pourtant remporté un contrat de maintenance ferroviaire en Ecosse pour un montant de 380 millions d'euros.
Accor chute de 8,38%, le groupe est mis en cause dans un rapport publié par Grizzly Research. Le vendeur à découvert affirme avoir identifié de graves manquements dans plusieurs hôtels de la chaîne, sur fond d'allégations liées à la Russie et à Jeffrey Epstein.
Les acteurs du secteur de l'énergie sont particulièrement entourés avec la hausse des prix du gaz et du pétrole. TotalEnergies progresse de 1,47%, l'Italien Eni avance de 1,21%, ou encore le Norvégien Equinor qui bondi de 7,49%.
De son côté, ADP gagne 0,58%, soutenu par l'avis positif des analystes d'UBS qui sont passés de neutre à acheter en relevant leur cible de cours de 122 à 127 euros.