L'Europe boursière pénalisée par l'escalade au Moyen-Orient information fournie par Zonebourse 02/03/2026 à 17:55
Les marchés européens ont clôturé en nette baisse lundi, plombés par l'escalade au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie. Le CAC 40 a reculé de 2,17% à 8 394 points, son plus fort repli depuis le 1er août 2025 (-2,91%). L'Euro Stoxx 50 a fléchi de 2,44% et le Dax de 2,48%. De l'autre côté de l'Atlantique, les indices américains accusent un repli moins prononcé vers 17h45 : le Dow Jones perd 0,51% et le Nasdaq 0,31%.
Déclenchée samedi matin, l'offensive menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran s'est intensifiée, sans perspective d'accalmie. Israël a frappé le Liban en riposte à des tirs du Hezbollah, tandis que Téhéran a lancé missiles et drones vers Israël, plusieurs États du Golfe ainsi qu'une base aérienne britannique à Chypre.
La riposte iranienne a immédiatement ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial. Les prix de gros du gaz aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ont bondi de plus de 40%, avec des pointes à 50% en séance, un mouvement inédit depuis près de quatre ans. En cause notamment : l'annonce par Qatar Energy de l'interruption de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL).
Dans le même temps, une large partie des armateurs de pétroliers, des majors pétrolières et des négociants ont suspendu leurs expéditions de brut, de carburants et de GNL via le détroit d'Ormuz, après les menaces de Téhéran à l'encontre des navires empruntant cette route stratégique. De quoi accentuer la nervosité sur les marchés énergétiques.
Pour Monica Defend, directrice d'Amundi Investment Institute, la crise iranienne confirme un tournant durable : la géopolitique redevient un facteur macroéconomique central. Le pétrole constitue, selon elle, le principal canal de transmission vers l'économie et les marchés financiers. Faute de perturbation majeure dans le détroit d'Ormuz, les cours du brut devraient toutefois peiner à s'installer durablement au-dessus de 100 USD. " Tant que l'approvisionnement énergétique reste assuré, il s'agit davantage d'un choc de volatilité que d'un choc systémique ", estime-t-elle.
"Compte tenu de l'escalade du conflit, il semble peu probable que l'Iran retourne à la table des négociations dans les prochains jours. Le scénario le plus probable, selon nous, serait une fin "technique" du conflit, résultant de l'épuisement des ressources militaires et des munitions iraniennes. À ce stade, la question clé porte sur la durée de la fermeture du détroit d'Ormuz", considère pour sa part Christophe Boucher, Directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions.
Les valeurs liées au transport aérien ont été particulièrement sanctionnées. Pour la troisième journée consécutive, les principaux hubs du Moyen-Orient, dont Dubaï, Doha et Abou Dhabi, ont été fermés. Des milliers de vols ont été perturbés et des dizaines de milliers de passagers bloqués. Air France-KLM (-9,43%) a fini en queue de peloton de l'indice SBF 120. Ailleurs, en Europe, le mouvement baissier est général : EasyJet (-3,22%), Wizz Air (-6,56%), IAG (-5,66%) et Ryanair (-2,29%).
Le secteur du tourisme a également été pénalisé, de Accor (-8,89%), lanterne rouge du CAC 40, à TUI (-9,90%) en passant par Booking (-2,85%) ou Airbnb (-2,14%).
Le PMI manufacturier en zone euro renoue avec la croissance
À l'inverse, les valeurs pétrolières et de défense ont été recherchées, à l'image de TotalEnergies ( 3,09%) et de Thales ( 0,39%). Le titre SES ( 6,09%) s'est distingué en s'envolant après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes et des perspectives 2026 jugées solides, sur fond d'intégration d'Intelsat.
Sur le plan politique, les frappes ordonnées par Donald Trump divisent l'opinion américaine. Selon un sondage Reuters-Ipsos, le soutien reste mesuré, y compris chez les électeurs républicains, où il atteint 55%.
En France, Emmanuel Macron a averti que la guerre contre l'Iran "porte et portera son lot d'instabilité et d'embrasement possible à nos frontières", soulignant les risques qu'impliquerait un Iran dont les capacités nucléaires et balistiques ne seraient pas totalement neutralisées.
Sur le front des statistiques du jour, en zone euro, l'indice HCOB manufacturier, élaboré par S&P Global, est ressorti à 50,8 en février, après 49,5 en janvier, repassant au-dessus de la barre des 50 points pour la première fois depuis août.
En Allemagne, l'indice PMI final HCOB de l'industrie manufacturière s'est établi à 50,9 en février, contre 49,1 en janvier, traduisant une amélioration des conditions d'activité. Il repasse au-dessus du seuil des 50,0, synonyme d'expansion, pour la première fois depuis juin 2022.
Aux États-Unis, l'indice ISM manufacturier est ressorti en hausse à 52,4, contre 52,6 le mois précédent. Les économistes ciblaient 51,8.
Sur le marché des changes, le dollar gagne 0,83% à 0,8563 EUR.
Déclenchée samedi matin, l'offensive menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran s'est intensifiée, sans perspective d'accalmie. Israël a frappé le Liban en riposte à des tirs du Hezbollah, tandis que Téhéran a lancé missiles et drones vers Israël, plusieurs États du Golfe ainsi qu'une base aérienne britannique à Chypre.
La riposte iranienne a immédiatement ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial. Les prix de gros du gaz aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ont bondi de plus de 40%, avec des pointes à 50% en séance, un mouvement inédit depuis près de quatre ans. En cause notamment : l'annonce par Qatar Energy de l'interruption de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL).
Dans le même temps, une large partie des armateurs de pétroliers, des majors pétrolières et des négociants ont suspendu leurs expéditions de brut, de carburants et de GNL via le détroit d'Ormuz, après les menaces de Téhéran à l'encontre des navires empruntant cette route stratégique. De quoi accentuer la nervosité sur les marchés énergétiques.
Pour Monica Defend, directrice d'Amundi Investment Institute, la crise iranienne confirme un tournant durable : la géopolitique redevient un facteur macroéconomique central. Le pétrole constitue, selon elle, le principal canal de transmission vers l'économie et les marchés financiers. Faute de perturbation majeure dans le détroit d'Ormuz, les cours du brut devraient toutefois peiner à s'installer durablement au-dessus de 100 USD. " Tant que l'approvisionnement énergétique reste assuré, il s'agit davantage d'un choc de volatilité que d'un choc systémique ", estime-t-elle.
"Compte tenu de l'escalade du conflit, il semble peu probable que l'Iran retourne à la table des négociations dans les prochains jours. Le scénario le plus probable, selon nous, serait une fin "technique" du conflit, résultant de l'épuisement des ressources militaires et des munitions iraniennes. À ce stade, la question clé porte sur la durée de la fermeture du détroit d'Ormuz", considère pour sa part Christophe Boucher, Directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions.
Les valeurs liées au transport aérien ont été particulièrement sanctionnées. Pour la troisième journée consécutive, les principaux hubs du Moyen-Orient, dont Dubaï, Doha et Abou Dhabi, ont été fermés. Des milliers de vols ont été perturbés et des dizaines de milliers de passagers bloqués. Air France-KLM (-9,43%) a fini en queue de peloton de l'indice SBF 120. Ailleurs, en Europe, le mouvement baissier est général : EasyJet (-3,22%), Wizz Air (-6,56%), IAG (-5,66%) et Ryanair (-2,29%).
Le secteur du tourisme a également été pénalisé, de Accor (-8,89%), lanterne rouge du CAC 40, à TUI (-9,90%) en passant par Booking (-2,85%) ou Airbnb (-2,14%).
Le PMI manufacturier en zone euro renoue avec la croissance
À l'inverse, les valeurs pétrolières et de défense ont été recherchées, à l'image de TotalEnergies ( 3,09%) et de Thales ( 0,39%). Le titre SES ( 6,09%) s'est distingué en s'envolant après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes et des perspectives 2026 jugées solides, sur fond d'intégration d'Intelsat.
Sur le plan politique, les frappes ordonnées par Donald Trump divisent l'opinion américaine. Selon un sondage Reuters-Ipsos, le soutien reste mesuré, y compris chez les électeurs républicains, où il atteint 55%.
En France, Emmanuel Macron a averti que la guerre contre l'Iran "porte et portera son lot d'instabilité et d'embrasement possible à nos frontières", soulignant les risques qu'impliquerait un Iran dont les capacités nucléaires et balistiques ne seraient pas totalement neutralisées.
Sur le front des statistiques du jour, en zone euro, l'indice HCOB manufacturier, élaboré par S&P Global, est ressorti à 50,8 en février, après 49,5 en janvier, repassant au-dessus de la barre des 50 points pour la première fois depuis août.
En Allemagne, l'indice PMI final HCOB de l'industrie manufacturière s'est établi à 50,9 en février, contre 49,1 en janvier, traduisant une amélioration des conditions d'activité. Il repasse au-dessus du seuil des 50,0, synonyme d'expansion, pour la première fois depuis juin 2022.
Aux États-Unis, l'indice ISM manufacturier est ressorti en hausse à 52,4, contre 52,6 le mois précédent. Les économistes ciblaient 51,8.
Sur le marché des changes, le dollar gagne 0,83% à 0,8563 EUR.