(Actualisé avec annonces du ministère et d'Aixtron, cours de
Bourse)
FRANCFORT/BERLIN, 26 octobre (Reuters) - Le ministère
allemand de l'Economie prendra le temps d'enquêter sur le projet
d'offre du fonds chinois Fujian Grand Chip Investment Fund (FGC)
sur l'équipementier des semi-conducteurs Aixtron AIXGn.DE , a
déclaré mercredi une porte-parole du ministère.
Le ministère doit dans un premier temps rassembler tous les
documents nécessaires pour l'examen du dossier, a-t-elle dit
lors d'un point de presse régulier.
Une fois les documents réunis, le processus d'examen durera
probablement deux ou trois mois, a-t-elle ajouté.
Elle n'a pas fourni de détails sur les raisons ou les
"informations nouvelles de sécurité" qui ont amené le ministère
à retirer son autorisation au rachat d'Aixtron par FGC pour 670
millions d'euros.
Le journal Handelsblatt a rapporté mercredi que ce retrait
faisait suite à un avertissement des services de renseignement
américains. Selon des sources allemandes citées par le
quotidien, ces derniers ont présenté la semaine dernière à
Berlin des preuves que des puces fabriquées avec des équipements
Aixtron étaient susceptibles d'être utilisées à des fins
militaires.
Le gouvernement allemand avait évoqué lundi des raisons de
sécurité, sans plus de précisions, pour justifier le retrait de
son autorisation.
Aixtron a de son côté fait savoir qu'il n'avait pas à ce
stade reçu de demande d'information du ministère et il a ajouté,
dans un communiqué, qu'il n'était pas impliqué dans la
conception, le développement ou la production des
semi-conducteurs vendus par ses clients.
Mardi, FGC a déclaré qu'il poursuivait son offre sur la
firme d'Aix-la-Chapelle en dépit de la volte-face du
gouvernement.
L'action Aixtron chute de 6,84% à 4,81 euros vers 13h40 GMT
à la Bourse de Francfort, un niveau nettement inférieur aux six
euros par action proposés par FGC aux actionnaires du groupe.
(Georgina Prodhan, Caroline Copley et Maria Sheahan, Benoit Van
Overstraeten et Véronique Tison pour le service français, édité
par Marc Angrand)