FRANCFORT, 28 août (Reuters) - TeamViewer, qui vend des
logiciels de conférence en ligne et d'assistance à distance, a
annoncé mercredi un projet d'introduction en Bourse (IPO) de
Francfort en septembre malgré les perspectives économiques
moroses en Europe.
La société allemande est propriété du fonds Permira
PERM.UL . Plus de 20 millions de sessions d'assistance sont
réalisées chaque jour sur sa plate-forme.
A la différence de nombreuses autres entreprises du secteur
numérique envisageant une IPO, TeamViewer est déjà rentable.
"Quand les entreprises cherchent à être plus efficaces et
investissent dans les technologies numériques, cela nous
profite", a déclaré son président du directoire, Oliver Steil, à
Reuters, assurant que son entreprise s'était développée
indépendamment des cycles économiques.
Selon des sources proches du dossier, TeamViewer compte
placer environ 30% de son capital en Bourse dans le cadre d'une
opération qui lui donnera une valorisation de 4 à 5 milliards
d'euros, ce qui en fera l'une des importantes IPO de l'année en
Europe.
Permira, qui a acheté TeamViewer pour 870 millions d'euros
en 2014, cèdera des actions dans le cadre de cette IPO qui ne se
traduira par aucune émission de nouveaux titres.
TeamViewer, qui est notamment en concurrence avec Zoom
Communications ZM.O , Okta OKTA.O et Slack WORK.N , évalue
le potentiel actuel de son marché à 10 milliards d'euros et
s'attend à le voir atteindre 30 milliards en 2023.
La société, dont le modèle économique repose sur un
abonnement uniquement payant, a dégagé en 2018 un bénéfice avant
intérêts, taxes, dépréciations et amortissements (Ebitda) de 121
millions d'euros sur un chiffre d'affaires de 230 millions. Pour
2019, elle prévoit une croissance de ses ventes de 35% à 39% à
310-320 millions d'euros et un Ebitda de 177 à 183 millions.
Elle emploie 800 personnes.
(Arno Schütze et Douglas Busvine, avec la contribution
d'Alexander Hübner
Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand
Boucey)