PARIS, 31 mars (Reuters) - Une consolidation du secteur des
télécoms en France ne bénéficierait pas au consommateur et
poserait un risque pour l'investissement, déclare jeudi dans Le
Figaro le président de l'Arcep, l'autorité française de
régulation du secteur.
"La consolidation n'est ni nécessaire, ni souhaitable", fait
valoir Sébastien Soriano dans un entretien accordé au quotidien.
Cette déclaration intervient alors que le groupe Bouygues
BOUY.PA a démenti une nouvelle fois début mars l'existence de
discussions avec d'autres opérateurs en vue d'une consolidation
du marché français.
"Si des négociations devaient reprendre, l'Arcep serait très
vigilante", estime le président du régulateur, pour qui "le seul
intérêt des actionnaires n'est pas suffisant".
Les partisans de la consolidation font valoir que la masse
des investissements nécessaires dans la fibre optique et les
réseaux mobiles de nouvelle génération seraient plus faciles à
financer avec trois opérateurs plutôt que quatre mais ses
détracteurs pointent un risque de hausse des prix pour les
utilisateurs.
"Les opérateurs ont fait de gros efforts et sont aujourd'hui
en situation d'affronter le marché à quatre", pense Sébastien
Soriano, qui estime que l'investissement, un temps menacé dans
le secteur par la baisse des prix, est bien reparti.
(Julien Ponthus, édité par Pascale Denis)