L'AIE prévoit la plus forte chute de la demande de pétrole depuis la pandémie de Covid-19 information fournie par Zonebourse 14/04/2026 à 17:07
"La demande de pétrole devrait se contracter de 80 000 barils/jour (b/j) cette année, la guerre en Iran ayant bouleversé nos perspectives mondiales", indique l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son rapport mensuel de mars. Cette prévision a été revue à la baisse de 730 000 (b/j) par rapport au mois précédent. La chute attendue de 1,5 million de b/j au deuxième trimestre 2026 marquerait le recul le plus brutal de la consommation de carburant depuis la pandémie de Covid-19.
Initialement, les coupes les plus sévères ont touché le Moyen-Orient et la zone Asie-Pacifique, affectant principalement le naphta (liquide transparent, issu de la distillation du pétrole brut), le GPL (gaz de pétrole liquéfié) et le kérosène. Cette "destruction de la demande" devrait s'étendre et s'aggraver tant que la pénurie et l'envolée des prix persisteront.
L'offre mondiale de pétrole a chuté de 10,1 millions de b/j pour atteindre 97 millions de b/j en mars. "Les attaques continues sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient et les restrictions de mouvement des pétroliers dans le détroit d'Ormuz ont provoqué la plus grande perturbation de l'histoire", explique l'AIE.
Par ailleurs, le débit mondial de brut reste à la traîne en raison des ruptures d'approvisionnement en matières premières et des dommages subis par les infrastructures. En avril, les raffineries du Moyen-Orient et d'Asie ont réduit leurs activités d'environ 6 millions de b/j, tombant à 77,2 millions de b/j.
Des marchés sous haute tension
Les cycles de raffinage devraient reculer de 1 mb/j en moyenne sur l'ensemble de l'année 2026, pour s'établir à 82,9 mb/j.
De plus, les marges de raffinage ont bondi temporairement, les écarts de prix ( cracks ) sur les distillats moyens atteignant des sommets historiques.
Selon l'AIE, le mois de mars a enregistré la plus forte hausse mensuelle jamais observée, suite au choc d'offre le plus sévère de l'histoire. Les prix du brut physique ( spot ) et les différentiels ont grimpé plus vite que les marchés à terme, les raffineurs cherchant désespérément à remplacer les cargaisons bloquées au Moyen-Orient.
Dans un contexte géopolitique lourd avec le conflit incessant entre les Etats-Unis et l'Iran, l'AIE estime que la reprise des flux par le détroit d'Ormuz demeure la variable la plus déterminante pour apaiser la pression sur l'approvisionnement énergétique, les prix et l'économie mondiale.
Le dernier rebondissement de cette situation actuelle est l'annonce par les Etats-Unis d'un blocus naval sur les navires entrant ou sortant des ports et des zones côtières iraniennes.
Il reste difficile de savoir si le cessez-le-feu de 15 jours débouchera sur une paix durable et sur un retour à la normale des flux maritimes par le détroit d'Ormuz.
Vers 17h, le Brent perd 2,1% à 95,74 dollars. Le WTI cède 3,21% à 93,40 USD.
Initialement, les coupes les plus sévères ont touché le Moyen-Orient et la zone Asie-Pacifique, affectant principalement le naphta (liquide transparent, issu de la distillation du pétrole brut), le GPL (gaz de pétrole liquéfié) et le kérosène. Cette "destruction de la demande" devrait s'étendre et s'aggraver tant que la pénurie et l'envolée des prix persisteront.
L'offre mondiale de pétrole a chuté de 10,1 millions de b/j pour atteindre 97 millions de b/j en mars. "Les attaques continues sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient et les restrictions de mouvement des pétroliers dans le détroit d'Ormuz ont provoqué la plus grande perturbation de l'histoire", explique l'AIE.
Par ailleurs, le débit mondial de brut reste à la traîne en raison des ruptures d'approvisionnement en matières premières et des dommages subis par les infrastructures. En avril, les raffineries du Moyen-Orient et d'Asie ont réduit leurs activités d'environ 6 millions de b/j, tombant à 77,2 millions de b/j.
Des marchés sous haute tension
Les cycles de raffinage devraient reculer de 1 mb/j en moyenne sur l'ensemble de l'année 2026, pour s'établir à 82,9 mb/j.
De plus, les marges de raffinage ont bondi temporairement, les écarts de prix ( cracks ) sur les distillats moyens atteignant des sommets historiques.
Selon l'AIE, le mois de mars a enregistré la plus forte hausse mensuelle jamais observée, suite au choc d'offre le plus sévère de l'histoire. Les prix du brut physique ( spot ) et les différentiels ont grimpé plus vite que les marchés à terme, les raffineurs cherchant désespérément à remplacer les cargaisons bloquées au Moyen-Orient.
Dans un contexte géopolitique lourd avec le conflit incessant entre les Etats-Unis et l'Iran, l'AIE estime que la reprise des flux par le détroit d'Ormuz demeure la variable la plus déterminante pour apaiser la pression sur l'approvisionnement énergétique, les prix et l'économie mondiale.
Le dernier rebondissement de cette situation actuelle est l'annonce par les Etats-Unis d'un blocus naval sur les navires entrant ou sortant des ports et des zones côtières iraniennes.
Il reste difficile de savoir si le cessez-le-feu de 15 jours débouchera sur une paix durable et sur un retour à la normale des flux maritimes par le détroit d'Ormuz.
Vers 17h, le Brent perd 2,1% à 95,74 dollars. Le WTI cède 3,21% à 93,40 USD.