L'Afrique du Sud sous le choc après deux fusillades qui ont fait 27 morts information fournie par Reuters 27/09/2026 à 18:11
La police sud-africaine recherchait dimanche les auteurs de deux fusillades distinctes qui ont coûté la vie à 27 personnes à quelques heures d'intervalle près des villes de Johannesburg et du Cap et interviennent cinq jours après une fusillade qui a fait 11 morts à Durban.
L'Afrique du Sud affiche l'un des taux d'homicides les plus élevés au monde, avec une moyenne d'environ 60 personnes tuées chaque jour dans un pays qui compte plus de 65 millions d'habitants.
"Cela ne peut pas continuer ainsi", a dit le président du pays Cyril Ramaphosa à propos de ces incidents.
Les autorités ne connaissent toujours par les motifs des deux dernières fusillades, intervenues dans la nuit de samedi à dimanche.
Les premiers éléments des enquêtes laissent néanmoins penser que l'une pourrait être liée à une guerre de gangs exploitant des mines illégales et l'autre à un différend commercial.
"C'est ce niveau de criminalité que nous devons faire baisser et nos forces de sécurité vont désormais continuer à mettre tout en œuvre", a dit déclaré Cyril Ramaphosa aux médias locaux.
La criminalité devrait être un enjeu majeur pour les électeurs lors des élections municipales de novembre, à un moment où le Congrès national africain (ANC) au pouvoir est confronté à une nouvelle érosion de son soutien électoral.
La peur et la colère suscitées le taux élevé d'homicides et notamment de féminicides après la découverte de 10 corps de femmes près de Johannesburg au cours des derniers mois.
Cyril Ramaphosa a déclaré plus tôt cette année que le crime organisé était devenu la plus grande menace pour la démocratie sud-africaine et le gouvernement a déployé l'armée pour prêter main-forte à la police dans certaines zones.
Yusuf Abramjee, spécialiste de la criminalité, a déclaré d'un grand nombre d'armes illégales circulaient en Afrique du Sud, ce qui constitue une partie du problème.
"Les autorités doivent se pencher sur les réseaux plus vastes qui se cachent derrière cette violence", a-t-il dit à Reuters.
(Xolani Nhlapo et Esa Alexander, Version française Benoit Van Overstraeten)