L'action LVMH reste stable malgré une croissance organique décevante au T3 information fournie par Reuters 13/10/2026 à 09:37
L'action géant du luxe LVMH est presque stable mardi, malgré des résultats trimestriels inférieurs aux attentes la veille, la demande pour les marques de mode et de maroquinerie du groupe s'étant détériorée en raison de la faiblesse du marché en Chine.
Selon Jefferies, qui maintient sa recommandation à "conserver", les performances de Louis Vuitton ont cependant éclipsé une dynamique plus robuste dans d'autres divisions du groupe, notamment Sephora, les montres et joaillerie ainsi que les vins et spiritueux.
Le courtier relève que cette résilience de la beauté pourrait refléter un effet "rouge à lèvres", les consommateurs privilégiant des achats de luxe plus abordables dans un environnement économique difficile.
À Paris, vers 07h05 GMT, l'action progresse de 0,5% à 386,4 euros.
La direction a évoqué lors de la conférence téléphonique un environnement macroéconomique plus difficile pesant sur la consommation en Chine, estimant que ce contexte "retarde quelque peu la reprise" du segment Mode et Maroquinerie.
"Il n'y a rien de structurel ni de spécifique qui puisse entraver cette reprise. Elle prendra simplement un peu plus de temps", a précisé LVMH, selon une note de Jefferies.
D'après le courtier, la direction a également indiqué que l'activité enregistrée en septembre et au début du quatrième trimestre était supérieure à la moyenne du troisième trimestre, y compris auprès de la clientèle chinoise, tout en soulignant la faible visibilité sur l'évolution de l'environnement macroéconomique.
"Nous pouvons espérer que ces difficultés s'atténuent, mais nous prévoyons dans tous les cas de renforcer notre exécution opérationnelle afin d'y faire face si elles persistent", a précisé la direction.
Bernstein souligne également qu'en Asie, la demande s'est fortement détériorée au début du trimestre sous l'effet d'un affaiblissement du moral des consommateurs et d'un flux de nouvelles défavorable.
"Dans la division Mode et Maroquinerie, la demande chinoise a reculé dans une fourchette de l'ordre de 15%, les ventes sur le marché domestique chinois accusant une baisse à deux chiffres et la demande des consommateurs chinois à l'étranger un repli de l'ordre de 5%", indique le courter.
Bernstein note toutefois que les tendances se sont améliorées au fil du trimestre, septembre ayant été meilleur que la moyenne du troisième trimestre. La direction a réaffirmé que "l'amélioration de la performance reposera principalement sur les initiatives des marques, l'innovation et l'exécution, plutôt que sur une amélioration de l'environnement macroéconomique".
(Rédigé par Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)