LYON, 9 avril (Reuters) - La préfecture de Haute-Savoie a
mis en place une série de mesures de régulation de l’accès au
Mont-Blanc, le plus haut sommet des Alpes gravement affecté par
la sur-fréquentation touristique et l'impact du réchauffement
climatique.
Ces mesures sont destinées à assurer la sécurité des
alpinistes et à protéger ce site naturel classé depuis 1951.
"Site particulièrement attractif, le Mont-Blanc attire près
de 25.000 ascensionnistes par an, entraînant des phénomènes de
sur-fréquentation des refuges, des problèmes de sécurité des
pratiquants, et ponctuellement des incivilités et atteintes à
l’ordre public", indique le préfet dans un communiqué.
Il précise que "les horaires de plus forte affluence sur le
couloir du Goûter (entre 11h et 15 h), correspondent aux
périodes à plus fort risque de chutes de pierres".
Les mesures de régulation passent notamment par un
dispositif contraignant d’hébergement permettant la traçabilité
des personnes hébergées dans les refuges du Goûter, de Tête
Rousse et du Nid d’Aigle, par une réduction à 40 campeurs sur le
camp de base avec des tentes pré-installées. Elles prévoient
également une interdiction de camping sur le site classé du
Mont-Blanc assortie de sanctions pénales et administratives
particulièrement dissuasives.
Des contrôles des alpinistes seront réalisés par les
gardiens des refuges, les agents communaux de Saint-Gervais
ainsi que par les gendarmes de montagne.
(Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse)