JPMorgan: Baisse du bénéfice au T4 après une charge exceptionnelle liée à la carte Apple
information fournie par Reuters 13/01/2026 à 13:09

Une personne entre dans le siège de JPMorgan Chase & Co. à Manhattan, New York City, États-Unis

JPMorgan Chase a fait état mardi d'une baisse de son bénéfice au quatrième trimestre en raison d'une charge exceptionnelle liée à ‍l'accord conclu avec Goldman Sachs pour la reprise d'un partenariat avec Apple dans le domaine des cartes de crédit.

Le bénéfice est tombé à 13 milliards de dollars (11,14 milliards d'euros), soit ‌4,63 dollars par action, au cours des trois mois se terminant le 31 décembre, a indiqué JPMorgan mardi.

Ce chiffre est à comparer aux 14 milliards de dollars, ​soit 4,81 dollars par action, enregistrés un an plus tôt.

Hors charge exceptionnelle, le bénéfice ⁠trimestriel de JPMorgan a augmenté pour atteindre 14,7 milliards de dollars, soit 5,23 dollars par action, grâce aux opérations de banque d'investissement.

Vers 12h00 GMT, ⁠l'action JPMorgan prenait 1,5% dans ‍les échanges avant-Bourse.

Au début du mois, JPMorgan et Apple ont conclu ⁠un accord en vertu duquel la banque est devenue le nouvel émetteur de la carte du fabricant de l'iPhone.

Cet accord renforcerait la position de JPMorgan dans le domaine des cartes ​de crédit et s'ajouterait à la longue liste des victoires stratégiques du président-directeur général Jamie Dimon, qui a fait de l'établissement un acteur de premier plan dans le domaine ⁠de la banque de détail et d'investissement.

La banque avait déclaré qu'elle prévoyait d'enregistrer ​une provision de 2,2 milliards de dollars pour pertes sur créances ​au quatrième trimestre liée ​à ce portefeuille.

Cet accord intervient à un moment critique pour le secteur des cartes de ​crédit, qui pourrait connaître un changement radical ⁠si la proposition du président américain Donald Trump de plafonner à 10% des taux d'intérêt des cartes de crédit.

Si Donald Trump a déclaré qu'il attendait des entreprises qu'elles se conforment à cette mesure d'ici le 20 janvier, les analystes de Wall Street restent sceptiques quant à ‌la possibilité de la mettre en œuvre sans l'accord du Congrès.

Un organisme du secteur bancaire a averti la semaine dernière que cette mesure pourrait restreindre l'accès au crédit pour les consommateurs et les petites entreprises et pousser les emprunteurs vers des prêteurs non réglementés.

(Rédigé par Manya Saini à Bangalore et Saeed Azhar à New York, Mara Vîlcu pour la version ‌française, édité par Kate Entringer)