J.P Morgan table sur la renaissance de l'acier en Europe information fournie par Zonebourse 29/01/2026 à 14:41
Dans une note publiée ce jeudi sur le secteur de la métallurgie/sidérurgie, J.P. Morgan affirme que "les actions européennes ont surperformé l'indice MSCI Europe d'environ 20% depuis l'annonce par la Commission européenne de réduire les importations d'acier dans l'UE de plus de 40%". Partageant son avis sur plusieurs valeurs européennes, la banque américaine maintient ses prévisions de hausse des prix de l'acier en Europe et s'attend à une transformation structurelle des bénéfices pour 2026/2027.
Elle poursuit en signalant que le quatrième trimestre 2025 a marqué un creux du cycle des bénéfices pour l'ensemble des producteurs d'aciers au carbone et inoxydables.
L'entrée en vigueur des nouveaux quotas (juillet 2026) et du CBAM* (janvier 2026) agira comme un multiplicateur de marge. Le prix du carbone (EUA) ayant franchi les 88 euros/tonne en ce début d'année 2026 renforce l'avantage compétitif des producteurs locaux à faible émission.
* NDLR : la CBAM (Carbon Border Adjustment Mechanism = Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières) est un instrument règlementaire européen qui vise à soumettre les produits importés dans le territoire douanier de l'Union Européenne à une tarification du carbone équivalente à celle appliquée aux industriels européens fabriquant ces produits.
Sous réserve de l'approbation du Parlement européen, J.P Morgan prévoit que le nouveau système de l'UE sera effectif au 1er juillet 2026 et qu'il devrait déclencher un cycle de restockage massif d'acier d'origine européenne dès le premier semestre.
Le retrait de 18 millions de tonnes d'importations sans droits de douane soutient déjà une hausse significative des prix. La banque américaine anticipe "un prix de la bobine laminée à chaud à 700 EUR/tonne au quatrième trimestre 2026 (soit environ 10% au-dessus du prix spot), avec un potentiel de hausse réaliste puisque les producteurs européens verrouillent déjà des contrats à 700 EUR/tonne pour le second trimestre".
" Si les prix de l'acier américain seront bien soutenus par les tarifs douaniers de 50%, nous anticipons une accélération plus forte des prix en Europe. Par conséquent, le "delta" sur les spreads (marge opérationnelle) sera supérieur pour l'acier européen", explique, par ailleurs, J.P Morgan.
Surpondérer sur ArcelorMittal et Aperam
J.P.Morgan maintient sa recommandation surpondérer sur ArcelorMittal (que la banque considère comme sa valeur favorite) avec un objectif de cours rehaussé de 45 à 52,50 EUR. La banque américaine précise que "les propositions de la Commission européenne concernant les mesures de sauvegarde sur l'acier (qui prévoient une réduction des quotas d'importation de plus de 40% et une augmentation du taux de droit de douane hors quota à 50% contre 25% précédemment) couplées à l'activation du CBAM changeront la donne pour les producteurs d'acier européens.
Le banque de renom basé à New York se montre optimiste pour l'avenir du secteur : "Nous anticipons un rétablissement de la capacité des sidérurgistes européens à imposer leurs prix, ce qui devrait générer une forte croissance des bénéfices à l'horizon 2026/2027".
En outre, la banque souligne qu'"au-delà de la croissance des bénéfices, le soutien politique tangible de l'UE et le renforcement du protectionnisme peuvent favoriser une expansion des multiples de valorisation des fonds propres". Elle apprécie l'exposition forte (et liquide) d'ArcelorMittal à la hausse des prix des bobines laminées à chaud en Europe. J.P. Morgan juge sa valorisation actuelle bon marché, avec un multiple VE/EBITDA estimé à environ 5x pour 2026 et 4x pour 2027.
Par ailleurs, la banque américaine a relevé sa recommandation de neutre à surpondérer sur Aperam avec un objectif de cours rehaussé de 35 à 41,20 EUR. Pour justifier sa décision, elle estime "qu'un rebond économique en Europe en 2026 entraînera une amélioration significative des résultats du producteur d'acier inoxydable sur la période 2026/2027". Elle anticipe une croissance de l'Ebitda de 55% en 2026 et 100% en 2027.
"Ce groupe conserve une forte exposition aux marchés finaux européens", indique t-elle en rappelant qu'environ 60% du chiffre d'affaires d'Aperam est réalisé en Europe contre environ 30% aux Etats-Unis et près de 10% en Asie.
Neutre sur ThyssenKrupp et SSAB
En revanche, J.P. Morgan est moins optimiste concernant ThyssenKrupp. La banque restant à neutre sur le titre du groupe sidérurgique allemand avec un objectif de cours rehaussé de 7,60 à 11,10 EUR. "Notre recommandation reflète un profil risque/rendement plus équilibré sur un horizon de 6 à 12 mois. Nous ne percevons pas encore de preuves tangibles d'une amélioration décisive des indicateurs clés de performance (KPI) financiers de ThyssenKrupp, en particulier concernant le flux de trésorerie (cash flow), la rentabilité du capital investi (ROCE), ainsi que les progrès vers les objectifs d'un ROCE de 4 à 6% au niveau du groupe et d'un flux de trésorerie disponible (FCF) positif.
De surcroît, J.P. Morgan est passé de surpondérer à neutre sur SSAB avec une cible abaissé de 78 à 74 SEK. "Plus de 50% de l'Ebitda estimé pour 2026/2027 provient des États-Unis, ce qui confère au groupe sidérurgique suédois la plus forte sensibilité aux écarts de prix ( spreads ) sur les tôles fortes américaines. Or, nous prévoyons une contraction de ces spreads aux États-Unis en 2026 par rapport à 2025", explique le géant américain du secteur bancaire".
Elle poursuit en signalant que le quatrième trimestre 2025 a marqué un creux du cycle des bénéfices pour l'ensemble des producteurs d'aciers au carbone et inoxydables.
L'entrée en vigueur des nouveaux quotas (juillet 2026) et du CBAM* (janvier 2026) agira comme un multiplicateur de marge. Le prix du carbone (EUA) ayant franchi les 88 euros/tonne en ce début d'année 2026 renforce l'avantage compétitif des producteurs locaux à faible émission.
* NDLR : la CBAM (Carbon Border Adjustment Mechanism = Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières) est un instrument règlementaire européen qui vise à soumettre les produits importés dans le territoire douanier de l'Union Européenne à une tarification du carbone équivalente à celle appliquée aux industriels européens fabriquant ces produits.
Sous réserve de l'approbation du Parlement européen, J.P Morgan prévoit que le nouveau système de l'UE sera effectif au 1er juillet 2026 et qu'il devrait déclencher un cycle de restockage massif d'acier d'origine européenne dès le premier semestre.
Le retrait de 18 millions de tonnes d'importations sans droits de douane soutient déjà une hausse significative des prix. La banque américaine anticipe "un prix de la bobine laminée à chaud à 700 EUR/tonne au quatrième trimestre 2026 (soit environ 10% au-dessus du prix spot), avec un potentiel de hausse réaliste puisque les producteurs européens verrouillent déjà des contrats à 700 EUR/tonne pour le second trimestre".
" Si les prix de l'acier américain seront bien soutenus par les tarifs douaniers de 50%, nous anticipons une accélération plus forte des prix en Europe. Par conséquent, le "delta" sur les spreads (marge opérationnelle) sera supérieur pour l'acier européen", explique, par ailleurs, J.P Morgan.
Surpondérer sur ArcelorMittal et Aperam
J.P.Morgan maintient sa recommandation surpondérer sur ArcelorMittal (que la banque considère comme sa valeur favorite) avec un objectif de cours rehaussé de 45 à 52,50 EUR. La banque américaine précise que "les propositions de la Commission européenne concernant les mesures de sauvegarde sur l'acier (qui prévoient une réduction des quotas d'importation de plus de 40% et une augmentation du taux de droit de douane hors quota à 50% contre 25% précédemment) couplées à l'activation du CBAM changeront la donne pour les producteurs d'acier européens.
Le banque de renom basé à New York se montre optimiste pour l'avenir du secteur : "Nous anticipons un rétablissement de la capacité des sidérurgistes européens à imposer leurs prix, ce qui devrait générer une forte croissance des bénéfices à l'horizon 2026/2027".
En outre, la banque souligne qu'"au-delà de la croissance des bénéfices, le soutien politique tangible de l'UE et le renforcement du protectionnisme peuvent favoriser une expansion des multiples de valorisation des fonds propres". Elle apprécie l'exposition forte (et liquide) d'ArcelorMittal à la hausse des prix des bobines laminées à chaud en Europe. J.P. Morgan juge sa valorisation actuelle bon marché, avec un multiple VE/EBITDA estimé à environ 5x pour 2026 et 4x pour 2027.
Par ailleurs, la banque américaine a relevé sa recommandation de neutre à surpondérer sur Aperam avec un objectif de cours rehaussé de 35 à 41,20 EUR. Pour justifier sa décision, elle estime "qu'un rebond économique en Europe en 2026 entraînera une amélioration significative des résultats du producteur d'acier inoxydable sur la période 2026/2027". Elle anticipe une croissance de l'Ebitda de 55% en 2026 et 100% en 2027.
"Ce groupe conserve une forte exposition aux marchés finaux européens", indique t-elle en rappelant qu'environ 60% du chiffre d'affaires d'Aperam est réalisé en Europe contre environ 30% aux Etats-Unis et près de 10% en Asie.
Neutre sur ThyssenKrupp et SSAB
En revanche, J.P. Morgan est moins optimiste concernant ThyssenKrupp. La banque restant à neutre sur le titre du groupe sidérurgique allemand avec un objectif de cours rehaussé de 7,60 à 11,10 EUR. "Notre recommandation reflète un profil risque/rendement plus équilibré sur un horizon de 6 à 12 mois. Nous ne percevons pas encore de preuves tangibles d'une amélioration décisive des indicateurs clés de performance (KPI) financiers de ThyssenKrupp, en particulier concernant le flux de trésorerie (cash flow), la rentabilité du capital investi (ROCE), ainsi que les progrès vers les objectifs d'un ROCE de 4 à 6% au niveau du groupe et d'un flux de trésorerie disponible (FCF) positif.
De surcroît, J.P. Morgan est passé de surpondérer à neutre sur SSAB avec une cible abaissé de 78 à 74 SEK. "Plus de 50% de l'Ebitda estimé pour 2026/2027 provient des États-Unis, ce qui confère au groupe sidérurgique suédois la plus forte sensibilité aux écarts de prix ( spreads ) sur les tôles fortes américaines. Or, nous prévoyons une contraction de ces spreads aux États-Unis en 2026 par rapport à 2025", explique le géant américain du secteur bancaire".