Israël et Liban sont convenus d'une trêve de 10 jours, dit Trump
information fournie par Reuters 16/04/2026 à 19:15

Un véhicule militaire blindé israélien opère à l'intérieur d'Israël, près de la frontière israélo-libanaise.

Israël et le Liban sont convenus d'un cessez-le-feu de 10 jours qui débutera ce jeudi soir à 21h00 GMT, a annoncé Donald Trump, qui a eu dans la journée des entretiens téléphoniques distincts avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et, pour la première fois, avec le président libanais Joseph Aoun.

Via son réseau Truth Social, le président américain a indiqué avoir demandé ‌à son vice-président J.D. Vance et au secrétaire d'Etat Marco Rubio de travailler avec les deux pays, en état de guerre depuis 1948, en vue d'une "paix durable".

Ces commentaires interviennent alors qu'Israël a poursuivi sa campagne militaire au Liban en dépit de la trêve annoncée la semaine dernière par les Etats-Unis et l'Iran après six semaines d'une guerre ayant fait des milliers de morts dans la région.

Les échanges entre Washington et Téhéran ont été maintenus après l'échec de la réunion organisée au cours du week-end au Pakistan, médiateur de ces négociations, dans le cadre du cessez-le-feu de deux semaines entre les deux camps.

Islamabad a dépêché mercredi en Iran le chef de son armée et son ministre de l'Intérieur. Un ​haut responsable iranien a déclaré que cette visite a suscité de espoirs accrus quant à la tenue d'une deuxième session de pourparlers avec Washington. Des divergences fondamentales subsistent, a-t-il toutefois dit.

La Maison blanche a exprimé son optimisme sur la conclusion d'un accord avec Téhéran, citant des discussions "productives".

Donald Trump avait dit mercredi vouloir "un peu d'air" entre Israël et le Liban, ajoutant qu'un entretien direct aurait lieu sous peu entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu. Trois représentants libanais ont déclaré que le dirigeant libanais ne s'entretiendrait pas à court terme avec le dirigeant israélien.

Une première réunion entre des représentants des deux pays s'était tenue mardi à Washington, alors que la question du Liban figure parmi les points de blocage entre les Etats-Unis et l'Iran. Le Pakistan a dit que la paix au Liban était vitale.

Israël a de nouveau envahi le sud du Liban afin, a-t-il dit, de contrôler une "zone de sécurité" jusqu'au fleuve Litani, ravivant le souvenir de l'occupation illégale du pays entre 1982 et 2000. Des membres du gouvernement israélien ont promis une destruction similaire à Gaza et exprimé la volonté d'annexer la zone pour faire du Litani la frontière nord d'Israël.

Plus de 2.100 personnes ont été tuées par Israël à travers le Liban et plus de 1,2 million de personnes ont été déplacées depuis le 2 mars, date à laquelle Tsahal a lancé une nouvelle campagne aérienne et terrestre en réponse à ​des tirs de roquette du Hezbollah. Le mouvement aligné sur Téhéran a dit vouloir venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei au premier jour des bombardements israélo-américains. Deux Israéliens ont été tués dans les attaques du Hezbollah.

Israël dit vouloir neutraliser le Hezbollah, déplorant que le désarmement du groupe chiite n'a pas été réalisé dans le cadre du cessez-le-feu de novembre 2024. Tsahal a continué à bombarder le Liban au-delà de cette date et conservé des positions dans le sud du pays en violation de l'accord.

Le POINT SUR le conflit au Moyen-Orient

LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris)

18h40 - Certains dirigeants du Golfe et dans l'Union européenne pensent qu'il faudra environ six mois aux Etats-Unis et à l'Iran pour parvenir à un accord de paix, rapporte Bloomberg, qui cite des représentants régionaux au fait de la question.

18h09 - La Chambre américaine des représentants, où les pairs républicains du président Donald Trump sont majoritaires, se prononce contre un projet ​de loi destiné à empêcher de quelconques frappes supplémentaires des Etats-Unis en Iran sans un vote préalable du Congrès sur la guerre.

Un texte similaire a été rejeté hier par le Sénat, contrôlé également par les républicains.

17h53 - Dans un nouveau message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump exprime son intention d'inviter à la Maison ⁠blanche le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour de premières discussions "significatives" entre Israël et le Liban.

17h52 - Tsahal n'a pas l'intention de retirer ses troupes du sud du Liban durant un quelconque cessez-le-feu, déclaré un représentant sécuritaire israélien.

17h45 - Le respect ou non par le Hezbollah d'une potentielle trêve dépendra de l'arrêt ou non par Israël de ses hostilités au Liban, dit un élu du groupe chiite, représenté au Parlement libanais.

Hassan Fadlallah indique que le mouvement aligné sur l'Iran a été informé par l'ambassadeur iranien à Beyrouth de la possibilité d'une trêve qui entrerait en vigueur jeudi soir.

Il a effectué ‌ces commentaires sans être alors informé de l'annonce de cessez-le-feu effectuée par Donald Trump.

17h38 - Israël et le Liban sont convenus d'un cessez-le-feu de dix jours, déclare Donald Trump sur son réseau Truth Social, indiquant que cette trêve entrera en vigueur ce jeudi à 17h00 heure de Washington (21h00 GMT).

Le président américain dit avoir eu d'"excellentes conversations" téléphoniques avec son homologue libanais Joseph Aoun et avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Il fait savoir également qu'il a demandé à son vice-président J.D. Vance et à son secrétaire d'Etat Marco Rubio de travailler avec Israël et le Liban en vue d'une paix durable.

17h16 - Un cessez-le-feu au Liban pourrait être annoncé dès ce jeudi soir, dit une source israélienne à Reuters. Un représentant du ministère israélien de la Défense, cité par un journaliste d'Axios, a effectué un commentaire similaire.

15h51 - Le président libanais Joseph Aoun s'est entretenu avec son homologue américain Donald Trump, selon la présidence libanaise.

"Lors de cet échange, le président Aoun a renouvelé ses remerciements pour les efforts que déploie Trump afin de parvenir à un cessez-le-feu au Liban et de garantir la paix ​et la stabilité de manière permanente", dit la présidence sur X.

"De son côté, Trump a réaffirmé son soutien au président Aoun et au Liban, ainsi que son engagement à répondre à la demande libanaise d’un cessez-le-feu dans les plus brefs délais."

16h30 - Les perturbations énergétiques liées à ‌la guerre en Iran pèseront lourdement sur les économies des pays exportateurs de pétrole et de gaz du Golfe, prévient le Fonds monétaire international (FMI). Les pays importateurs de pétrole du Moyen-Orient, comme l'Égypte et la Jordanie, seront pour leur part confrontés à des chocs dus à la hausse des prix des matières premières et à une possible baisse des revenus provenant des transferts de fonds des travailleurs expatriés dans le Golfe.

Dans l'ensemble, la région Moyen-Orient ⁠et Afrique du Nord devrait enregistrer une croissance du PIB réel de 1,1% en 2026, soit 2,8 points de pourcentage de moins que la précédente prévision du FMI.

16h24 - La priorité est de relancer les négociations entre les États-Unis et l'Iran, affirme le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi lors d'une rencontre avec son homologue italien, Antonio Tajani, à Pékin, évoquant les "graves conséquences du conflit prolongé sur la sécurité énergétique internationale et la sécurité des voies maritimes dans le détroit d'Ormuz".

La Chine est disposée à renforcer sa coopération et sa coordination avec l'Italie sur les questions internationales et régionales, ajoute-t-il.

15h15 - L'Allemagne est en principe prête à participer à la sécurisation des voies de transit à travers le détroit d'Ormuz, déclare le chancelier allemand Friedrich Merz.

"Nous sommes encore loin de tout cela", nuance-t-il toutefois, précisant que la fin des hostilités et un mandat, de préférence émanant des Nations unies, ainsi que l'accord du Parlement allemand étaient necéssaires.

Selon le quotidient allemand Suddeutsche Zeitung, l'Allemagne est prête à participer à une éventuelle mission visant à sécuriser le détroit d'Ormuz en apportant son expertise en matière de déminage et de surveillance maritime.

Friedrich Merz est attendu vendredi à Paris pour une réunion avec les dirigeants français, britannique et italien sur la sécurisation du détroit d'Ormuz.

14h23 - Trois responsables libanais déclarent à Reuters que le président libanais Joseph Aoun n'aura pas d'entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans ⁠un avenir proche.

Ces déclarations contredisent les propos du président américain Donald Trump quant à un appel entre les deux dirigeants.

Deux des responsables qui ‌ont parlé à Reuters disent que l'ambassade du Liban à Washington avait informé l'administration américaine, avant un entretien téléphonique entre Joseph Aoun et le secrétaire d'État Marco Rubio, que le président libanais ne s'entretiendrait pas avec le Premier ministre israélien.

14h21 - Le général américain Dan Caine déclare aux journalistes que les États-Unis poursuivraient tout navire tentant d'apporter un soutien à l'Iran.

Il précise que ces mesures seraient appliquées aussi bien dans les eaux territoriales iraniennes que dans les eaux internationales.

14h14 - Les forces américaines au Moyen-Orient sont prêtes à reprendre les opérations de ⁠combat si l'Iran n'accepte pas un accord de paix, déclare le secrétaire à la Défense Pete Hegseth lors d'un point presse au Pentagone.

"Vous, l'Iran, pouvez choisir un avenir prospère, un pont vers l'avenir, et nous espérons que vous le ferez pour le peuple iranien", dit-il.

"Mais si l'Iran fait le mauvais choix, il devra alors faire face à un blocus et à des frappes aériennes visant ses infrastructures, son réseau électrique et ses installations énergétiques."

13h49 - Le président libanais Joseph Aoun s'entretient par téléphone avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, selon un communiqué de ses services, qui ne mentionne pas de contact avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

13h27 - L'Iran pourrait laisser les navires circuler librement du côté omanais du ‌détroit d'Ormuz, sans risque d'attaque, dans le cadre de propositions formulées par la République islamique lors de pourparlers avec les États-Unis, à condition qu'un accord soit conclu pour prévenir une reprise du conflit, déclare une source informée par Téhéran.

Cette proposition semble davantage relever d'un geste symbolique que d'une mesure susceptible à elle seule d'aboutir rapidement à une solution pour les centaines de navires en attente de pouvoir passer par le détroit.

13h23 - Le pape Léon XIV, à l'occasion d'une visite au Cameroun, fustige les dirigeants qui dépensent des milliards pour faire la guerre et déplore que le monde soit " ravagé par une poignée de ⁠tyrans ", après que le président américain Donald Trump l'a de nouveau attaqué sur les réseaux sociaux en raison de son opposition au conflit en Iran.

Lors d'une réunion dans la plus grande ville des deux régions anglophones du Cameroun, où des violences entre forces gouvernementales et groupes séparatistes ont fait des milliers de morts au cours de la dernière décennie, le souverain pontife dénonce également les dirigeants qui emploient un langage religieux pour ⁠justifier les guerres et appelle à un " changement de cap décisif".

" Les maîtres de la guerre font semblant d'ignorer qu'il ne faut qu'un instant pour détruire, alors qu'une vie entière ‌ne suffit souvent pas pour reconstruire", ajoute le pape.

12h24 - Une personne a été tuée dans une frappe israélienne visant une voiture sur la route de Dahr el-Baïdar qui relie le Liban à la Syrie, rapporte l'agence de presse officielle libanaise.

11h58 - " Trump n'a pas le droit de se lever le matin et de menacer un pays ", déclare le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, en référence aux propos tenus par son homologue américain, le 7 avril, avertissant qu'il pourrait anéantir la civilisation iranienne.

" Il n'a pas été élu pour cela, et sa Constitution ne le permet pas", ajoute Lula dans un entretien avec le journal espagnol El País.

Le président brésilien qualifie également l'approche de Donald Trump ​en matière de politique étrangère de " jeu très mal inspiré" et guidé par l'idée que la puissance militaire et économique de Washington lui permet de fixer les règles.

"Personne n'a le droit de faire peur aux autres", dit-il également. "Il est essentiel que les puissants assument une plus grande responsabilité dans le maintien de la paix."

11h45 - La Turquie continuera de soutenir les pourparlers de paix entre les États-Unis ‌et l'Iran et presse les deux camps d'être constructifs, déclare le ministère turc de la Défense lors d'un point presse hebdomadaire.

11h36 - Une frappe israélienne a coupé le dernier pont reliant le Sud-Liban au reste du pays, déclare à Reuters un haut responsable de la sécurité libanaise, précisant qu'aucune réparation n'est possible.

10h59 - L'Iran a interrompu toutes ses exportations de produits pétrochimiques pour privilégier l'approvisionnement de son marché intérieur et éviter des pénuries de matières premières, rapporte jeudi le quotidien économique Donya-e Eqtesad, alors qu'Israël a frappé plusieurs plates-formes pétrochimiques du pays et ainsi perturbé leur production.

L'instruction a été donnée le 13 avril par un haut responsable de la National Petrochemical Company chargé des industries en aval qui a demandé aux entreprises concernées de suspendre leurs exportations jusqu'à nouvel ordre, ​précise le journal.

10h50 - Les compagnies aériennes nigérianes préviennent qu'elles suspendront leurs vols à partir du 20 avril à moins d'une baisse du prix du kérosène, qui a fortement augmenté avec la guerre au Moyen-Orient.

L'organisation professionnelle Airline Operators of Nigeria, regroupant une douzaine de compagnies, a écrit le 14 avril à la Major Energies Marketers Association, une association du secteur de l'énergie du pays, pour se plaindre que les prix aient bondi d'environ 270 % depuis la fin février.

10h15 - La visite à Téhéran mercredi du chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, a contribué à réduire les divergences entre l'Iran et les États‑Unis sur certains points, déclare à Reuters un haut responsable iranien.

Ce responsable ajoute cependant que des désaccords fondamentaux persistent au sujet du nucléaire, notamment sur le sort de l'uranium hautement enrichi détenu par l'Iran et la durée des restrictions imposées à son programme nucléaire.

09h47 - Les principales Bourses européennes progressent prudemment jeudi en début de séance, les investisseurs attendant des nouvelles des négociations en vue d'un accord de paix en Iran, tout en analysant une série de résultats d'entreprises dont certains mettent en évidence l'impact de la guerre.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,19% à 8.290,24 points vers 07h34 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,14% et à Londres, le FTSE 100 prend 0,21%.

09h42 - La secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Yvette Cooper déclare que toute suggestion d'imposer un péage pour un passage sécurisé par le ⁠détroit d'Ormuz sape la sécurité économique mondiale.

09h20 - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu va s'entretenir avec le président libanais Joseph Aoun, déclare à la radio de l'armée israélienne Gila Gamliel, membre du cabinet de sécurité.

Un responsable libanais déclare toutefois à Reuters que le gouvernement libanais n'a "aucune information" concernant un contact à venir avec les dirigeants israéliens.

09h09 - Le ministère pakistanais des Affaires étrangères déclare qu'il maintient "des canaux ouverts entre Washington et Téhéran", ajoutant que les deux camps souhaitent tenir des pourparlers.

Aucune date n'a été décidée pour une prochaine session de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran, ajoute cependant le ministère, précisant n'avoir aucune information sur l'endroit où se dérouleraient ces discussions potentielles.

08h30 - Le Liban "n'est pas au courant" d'un contact à venir avec Israël, déclare une source officielle à l'agence AFP.

08h15 - En Israël, des sirènes d'alerte annonçant des tirs de roquettes retentissent, poussant les habitants de plusieurs villes du nord du pays à se réfugier dans des abris. Aucun blessé n'est signalé pour le moment.

Le Hezbollah a mené de nouvelles attaques en tirant des roquettes contre deux villes israéliennes, rapporte la chaîne de télévision du mouvement, Al Manar.

08h00 - Une hausse des prix alimentaires liée à la guerre au Moyen-Orient "n'est pas une fatalité", déclare la ministre française de l'Agriculture, Annie Genevard, sur Public Sénat.

"Il est clair que les conditions dans lesquelles on produit aujourd'hui sont plus coûteuses qu'elles ne l'étaient avant le conflit. Le gazole non routier, les engrais, l'augmentation du prix du gaz (...), un certain nombre de déterminants peuvent augmenter les coûts de production, ça c'est certain", souligne-t-elle cependant.

"Cela sera-t-il répercuté sur l'alimentation ? Là, c'est à voir. J'espère que non, mais il est clair que ça peut amener à renégocier ou à discuter des avenants dans les contrats qui viennent d'être signés entre les fournisseurs et la distribution", ajoute Annie Genevard.

"Rouvrir les négociations commerciales, peut-être pas (...), mais il est clair que si l'augmentation des coûts de production était importante, il faudrait que les gens se remettent autour de la table pour voir comment cet effort peut être partagé."

07h00 - L'Union européenne travaille à des mesures pour faire face à une pénurie imminente de kérosène et maximiser la production des raffineries, indiquent des responsables.

À partir du mois de mai, la Commission européenne mettra en place une cartographie des capacités de raffinage des produits pétroliers de l'UE et des mesures pour "garantir que les capacités (...) existantes soient pleinement utilisées et maintenues", selon un projet de proposition consulté par Reuters qui doit être présenté le 22 avril.

L'UE travaille également sur des mesures ciblant l'approvisionnement en kérosène, mais celles-ci sont encore en cours d'élaboration, ont indiqué des responsables au fait du dossier.

05h27 - Le président américain Donald Trump affirme que des pourparlers entre Israël et le Liban se tiendront jeudi.

03h08 - Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, appelle son homologue ​iranien, Abbas Araqchi, à fournir des efforts pour que la navigation dans le détroit d'Ormuz revienne à la normale.

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Le DIRECT de la journée de mercredi

(Reportage de Reuters, rédigé par le bureau de Paris)