Introduction en Bourse de Rising Stone : notre analyse et notre conseil sur ce dossier information fournie par Investir 10/02/2026 à 10:00
L'intégration verticale du promoteur accroît une marge déjà élevée du fait d'un positionnement très haut de gamme.
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Ce n'est pas un promoteur comme les autres. Rising Stone est spécialisé dans les biens de grand luxe (30.000 euros le mètre carré !) situés dans les stations de sport d'hiver alpines, principalement Méribel. Son fondateur et PDG, Jean-Thomas Olano, à la tête de 68,8% du capital, habite d'ailleurs à l'année dans cette station du domaine des 3 Vallées. Sa clientèle d'ultrariches apprécie la sécurité des stations de ski. Les clients qui louent leurs biens peuvent, en outre, compter sur Rising Stone pour assurer la conciergerie. Le risque est certes concentré sur un petit nombre de grands projets, mais le foncier constructible est rare au-delà de la limite pluie/neige de 1.700 mètres.
Services intégrés
Le modèle d'affaires inclut la restructuration de biens anciens ne répondant pas aux normes environnementales et bientôt interdits à la location. Ces rénovations lourdes sont parfois plus rentables qu'une démolition - reconstruction, car les nouvelles règles font perdre de la surface. Surtout, explique son dirigeant, Rising Stone « a intégré verticalement la chaîne de valeur », en incluant des services habituellement externalisés par les promoteurs : architectes, bureaux d'études, gestion des chantiers et même agences de vente en propre et sous-franchise Barnes. Ainsi, la marge d'exploitation des projets, de 12% à 13%, peut se hisser à 16% ou à 18%, contre de 7% à 10% pour les acteurs traditionnels. Cela permet aussi de maîtriser les coûts et la qualité.
20% de marge nette
Les sociétés de projet font souvent appel à des investisseurs extérieurs, parfois majoritaires. Seule la quote-part des bénéfices est alors consolidée, sans intégrer les revenus et résultats d'exploitation. Les résultats des services sont, en revanche, conservés à 100%. C'est pourquoi la société communique des prévisions de résultats nets part du groupe, plus significatifs que les résultats opérationnels. Pour l'exercice 2025, elle estime ainsi son bénéfice net à 9 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 48 millions. Cette année, elle vise des facturations de 75 millions, avec 15 millions de gains (20% de marge nette).
L'opération se compose principalement d'une augmentation de capital de 25 millions d'euros pouvant être portée à 28,8 millions en incluant, en cas de succès, la clause d'extension. Cet argent frais est destiné principalement à l'achat de foncier (ou de bâti à restructurer) pour les futurs projets. Leur financement est assuré en fonds propres pour 15% ou 20%, en dette pour 40% ou 45%, et pour le solde par les appels de fonds auprès des clients à mesure de l'avancement des travaux. Il est aussi prévu des cessions de titres pour 5,3 millions, soit 10,4 millions avec l'éventuelle option de surallocation si le marché boursier est demandeur. Dans ce cas, Jean-Thomas Olano vendra quelques titres (91.355), en conservant le contrôle (51,5% et 59,9% des droits de vote).
La rentabilité est forte grâce à l'intégration verticale. Le dividende représentera 40% des résultats. Nous conseillons de participer à cette introduction.
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