PARIS, 17 juillet (Reuters) - Interparfums IPAR.PA a
refusé mardi de commenter des informations de presse sur sa
candidature au rachat du chausseur anglais Jimmy Choo CHOO.L ,
évoquant la signature d'un accord de confidentialité.
"Nous n'avons aucun commentaire à faire car nous sommes liés
par une clause de confidentialité", a déclaré mardi un
porte-parole d'Interparfums, en réponse à des informations
récentes de Sky News, selon qui le français ferait une offre en
tandem avec le fonds chinois de capital investissement Hony
Capital.
Le chausseur a été mis en vente en avril par JAB, le holding
familial de la richissime famille allemande Reimann, qui détient
67,7% de son capital.
Le groupe français, qui conçoit des parfums sous licence
pour les marques Montblanc, Lanvin ou Boucheron, détient aussi
la licence pour les jus de Jimmy Choo.
Il s'est déjà aventuré hors du marché du parfum avec le
rachat de la maison Rochas, en 2015.
Outre Interparfums et Honi Capital, le fonds CVC Partners et
la marque de mode américaine Michael Kors KORS.N sont
également sur les rangs, selon Sky News.
Le chausseur, mis en Bourse à Londres en 2014 sur un cours
de 140 pence, se traite à 194,75 pence ce mardi vers 14h00, en
hausse de 3,04%, pour une valorisation d'environ 740 millions de
livres sterling (833 millions d'euros).
Cette cession s'inscrit dans la stratégie de JAB Holding,
propriétaire des cafés Caribou ou de la marque Krispy Kreme
Doughnuts, visant à se concentrer sur l'agroalimentaire.
Le holding, qui a déboursé en avril 7,2 milliards de dollars
(6,63 milliards d'euros) pour acheter la chaîne américaine de
boulangeries Panera Bread, a également indiqué qu'il pourrait
céder sa participation dans la chausseur Bally International.
JAB, premier actionnaire du groupe américain de cosmétiques
Coty COTY.N avec 37% du capital, possède également la marque
britannique d'habillement Belstaff qui pourrait apparaître comme
superflue dans son portefeuille.
(Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)