Intel plonge Wall Street dans la déprime
information fournie par Zonebourse 30/10/2026 à 16:40

Une certaine déprime prévaut à Wall Street ce vendredi, la déception occasionnée par la publication d'Intel la veille au soir frappant de plein fouet non seulement le géant des microprocesseurs, mais aussi l'ensemble du compartiment technologique.

Après environ deux heures d'échanges, le Dow Jones ne cède que 0,6% à 52 015 points, mais l'indice large S&P 500 lâche 1,5% à 7 606 points, tandis que le Nasdaq 100, à forte composante technologique, abandonne même 2,9% à 28 560 points.

Intel plonge sur des perspectives décevantes...

Intel s'effondre de 28%, les chiffres meilleurs que prévu pour son 3e trimestre se trouvant complètement éclipsés par des objectifs décevants, ce qui conduit Bank of America à abandonner sa recommandation "achat" et à réduire son objectif de cours.

"La vague des CPU pour serveurs dédiés à l'IA agentique est plus que contrebalancée par les vents contraires concernant les PC et l'approvisionnement", explique BofA, qui réduit ses prévisions de BPA de 16%, à 1,69 USD pour 2027, et de 4%, à 2,79 USD pour 2028.

Autre poids lourd technologique délaissé par les investisseurs, Amazon cède 2% au lendemain de résultats inférieurs aux attentes, malgré une forte progression de sa division cloud AWS, portée par la demande en infrastructures d'intelligence artificielle.

Parmi les autres publications de la séance, celles du groupe agroalimentaire Mondelez ( 3,1%), du fabricant de produits d'hygiène Colgate-Palmolive ( 2,7%) et du groupe de santé AbbVie ( 1,6%) reçoivent un accueil plus enthousiaste de la part des investisseurs.

...mais Chevron et ExxonMobil profitent des cours du pétrole

Les compagnies pétrogazières Chevron ( 1,8%) et ExxonMobil ( 1%) ont elles aussi le vent en poupe, leurs résultats respectifs meilleurs que prévu se combinant à l'orientation positive des cours du pétrole ( 1,4% à 104,3 USD le baril pour le WTI).

Ces tensions sur les cours de l'or noir reflètent les inquiétudes au sujet de la situation au Moyen-Orient, où les derniers événements montrent qu'une solution diplomatique au conflit que connaît la région paraît encore bien lointaine.

"Les efforts diplomatiques demeurent le principal contrepoids aux tensions, mais les incertitudes entourant l'approche que Washington adoptera après les élections de mi-mandat accentuent la fragilité des perspectives", prévenait mercredi un analyste.

La Fed toujours sous surveillance

Outre les tensions géopolitiques incessantes, les prochaines décisions de la Fed sur les taux d'intérêt agitent les analystes, la banque centrale restant sous surveillance après le statu quo sur ses taux directeurs, maintenus entre 3,75% et 4% cette semaine.

"Les responsables ont choisi de recueillir davantage d'informations, mais les arguments en faveur d'un resserrement restent convaincants", estime ainsi J. Safra Sarasin, qui table sur une hausse des taux en décembre, suivie de trois autres en 2027.