Intel avance dans la construction de son usine de l'Ohio, malgré cinq ans de retard information fournie par Zonebourse 21/10/2026 à 19:30
Intel a annoncé une nouvelle étape dans la construction de son complexe de semi-conducteurs à New Albany, dans l'Ohio, avec l'installation de la première grande poutre structurelle. Lancé en 2022, ce projet devait initialement produire ses premières puces en 2025, mais l'achèvement de la première usine est désormais prévu en 2030, suivi d'une seconde en 2031. Ces retards illustrent les difficultés du groupe à développer son activité de fabrication pour des clients extérieurs. Des discussions avec SK Hynix sur une éventuelle utilisation du site pour produire des mémoires avancées ont été évoquées, sans confirmation d'un accord.
Depuis son arrivée en 2025, le directeur général Lip-Bu Tan privilégie une approche plus prudente, conditionnant les investissements industriels à l'existence d'une demande commerciale suffisante. Intel a néanmoins lancé fin 2025 la production de puces utilisant son procédé avancé 18A en Arizona, où une nouvelle usine devrait également démarrer d'ici fin 2028. Le groupe peine toutefois à convaincre de grands clients extérieurs d'adopter cette technologie, principalement réservée à ses propres processeurs. Cette situation reflète les conséquences des retards technologiques accumulés ces dernières années et de la perte de confiance qui avait contribué à sa chute boursière en 2024.
L'essor de l'intelligence artificielle pourrait cependant offrir de nouvelles perspectives à Intel, alors que TSMC, leader mondial de la fabrication de semi-conducteurs, peine à satisfaire une demande croissante. La concurrence pour accéder à ses capacités de production s'intensifie entre Nvidia, AMD, Apple et Broadcom, incitant les concepteurs de puces à rechercher des fournisseurs alternatifs. Selon plusieurs analystes, Intel pourrait profiter de cette saturation pour retrouver une place sur le marché de la fonderie. Le groupe devra toutefois convertir cet intérêt en contrats fermes pour rentabiliser ses investissements américains.