ING relève ses prévisions jusqu'en 2027, après un bénéfice meilleur que prévu au T2 information fournie par Reuters 30/07/2026 à 12:56
ING INGA.AS a relevé jeudi ses objectifs pour 2026 et 2027, notamment en ce qui concerne le revenu total, après que son bénéfice du deuxième trimestre a dépassé les attentes.
La banque néerlandaise a publié un résultat net de 1,95milliard d'euros, supérieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur 1,83 milliard d'euros selon un consensus établi par l'entreprise, avec notamment une hausse de 14% sur un an des revenus de commissions, qui s'élèvent à 1,28 milliard d'euros.
Le président-directeur général, Steven van Rijswijk, a attribué cette performance principalement à l'utilisation accrue des produits et services de la banque par un nombre croissant de clients, ce qui a permis d'augmenter les revenus d'intérêts et de commissions.
À la Bourse d'Amsterdam, vers 08h30 GMT, l'action progresse jeudi de 2,6%, un opérateur affirmant que le changement de prévisions "généralisé" d'ING constituait le principal point positif de cette publication.
REVENUS PLUS ÉLEVÉS À VENIR
ING a relevé son objectif de revenu total pour 2026 à plus de 24,5 milliards d'euros, contre plus de 24 milliards précédemment, et a relevé ses prévisions pour 2027 de plus d'un milliard d'euros à plus de 26 milliards d'euros.
Le rendement des capitaux propres tangibles (ROTE) a été porté à plus de 15% et à plus de 16% respectivement pour les deux années, suivant ainsi la tendance observée chez leurs homologues européens.
La banque prévoit également que ses charges d'exploitation atteindront 13 milliards d'euros d'ici fin 2027.
Le revenu net d'intérêts (RNI) trimestriel s'est globalement avéré conforme aux attentes, Steven van Rijswijk expliquant que la hausse des taux d'intérêt avait contribué à soutenir les bénéfices de l'entreprise, la banque ayant relevé ses prévisions de RNI pour l'ensemble de l'année à 17 milliards d'euros, soit le haut de sa fourchette.
Les taux d'intérêt sont de nouveau au centre des préoccupations des banques, et les perspectives de la politique de la Banque centrale européenne (BCE) figurent parmi les questions clés des prochains trimestres.
Steven van Rijswijk avait déclaré en avril que, si la hausse des taux d'intérêt stimulerait le RNI, cet avantage serait largement compensé par une baisse des revenus ailleurs, notamment des revenus liés à la couverture.
Le PDG a toutefois déclaré jeudi à la presse que l'activité des clients était restée résiliente malgré la poursuite du conflit au Moyen-Orient, citant un flux constant de nouvelles transactions et la poursuite des investissements de la part des clients de la banque.
(Rédigé par Jakob Van Calster et Mateusz Rabiega ; version française Coralie Lamarque, édité par Augustin Turpin)