(Actualisé avec précisions, commentaires d'analystes, cours de
Bourse)
par Sonya Dowsett
LA COROGNE, Espagne, 13 mars (Reuters) - Inditex ITX.MC ,
propriétaire de la marque Zara, a déçu mercredi les
investisseurs avec des résultats annuels inférieurs aux
attentes, entraînant son titre à la baisse en Bourse de Madrid.
Le groupe espagnol, numéro un mondial du prêt-à-porter, a
souffert notamment de la vigueur de l'euro alors qu'il réalise
plus de la moitié de ses ventes dans d'autres devises.
Inditex a réalisé l'an dernier un bénéfice de 3,44 milliards
d'euros, en hausse de 2%, sur un chiffre d'affaires de 26,15
milliards d'euros alors que les analystes attendaient
respectivement 3,49 et 26,45 milliards selon des données I/B/E/S
de Refinitiv.
Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice d'exploitation
de 1,29 milliard d'euros a été inférieur de 3% à ses prévisions,
relève UBS.
Le titre cédait 4,8% à 25,01 euros vers 10h10 GMT, l'une des
plus fortes baisses de l'indice européen Stoxx 600 .STOXX
(+0,14%), les investisseurs ignorant largement l'annonce d'un
relèvement de 17% du dividende et d'une progression des ventes
de 7% sur les cinq premières semaines du nouvel exercice
commencé le 1er février.
Inditex, qui propose les produits de la marque Zara sur
internet sur 106 nouveaux marchés depuis novembre, a vu ses
ventes en ligne bondir de plus d'un quart au cours de l'exercice
précédent.
Elles représentent désormais 12% du chiffre d'affaires
total, ce qui est conforme à la situation de son concurrent
suédois H&M HMb.ST mais inférieur au taux de pénétration du
commerce en ligne dans les pays développés comme les Etats-Unis,
où il atteint 27% des ventes de vêtements.
Inditex, qui possède aussi la marque haut de gamme Massimo
Dutti et les articles de lingerie Oysho, prédit une progression
de ses ventes à périmètre comparable de 4% à 6% sur l'exercice
en cours, après une hausse de 4% l'an dernier.
Pour les analystes de Morgan Stanley, "Inditex devrait
désormais être considéré par les investisseurs comme simplement
une entreprise de la catégorie de croissance d'environ 5%".
(Bertrand Boucey pour le service français)