Incertitudes sur le conflit au Moyen-Orient, Wall Street ouvre en baisse
information fournie par Reuters 24/03/2026 à 14:58

Les traders travaillent sur le parquet de la Bourse de New York

La Bourse de New York a ouvert en ‌baisse mardi, le soulagement né de la perspective d'une fin prochaine de la guerre au Moyen-Orient étant retombé alors que ​les rendements obligataires se tendent à nouveau et les prix du pétrole repartent à la hausse.

Dans les premiers échanges, l'indice Dow Jones perd 389,20 points, soit 0,84%, à 45.819,27 points.

Le Standard & Poor's 500, plus large, recule de 44.17 points, soit 0,67%, ​à 6.536,83 points.

Le Nasdaq Composite cède de 151,95 points, soit 0,69%, à 21.794,81 points.

Les investisseurs ont été rassurés par les propos de Donald Trump, ce qui ​a permis aux principaux indices de Wall Street de se ⁠redresser de plus de 1% lundi, soit leur plus forte hausse en une séance depuis le 6 février. Mais ‌cette dynamique s'est essoufflée en raison de l'incertitude qui plane sur le conflit.

Au 25e jour de guerre au Moyen-Orient, l'Iran et Israël ont échangé mardi de nouveaux tirs de missiles, au lendemain ​du revirement du président Donald Trump annonçant ‌que les Etats-Unis avaient noué des négociations avec Téhéran qui ont permis de dégager "des ⁠points d'accord majeurs", ce que dément Téhéran.

Les doutes au Moyen-Orient pèsent sur le sentiment du marché, faisant repartir à la hausse l'indice VIX de la volatilité, proche désormais des 27 points.

"Les responsables iraniens ont nié à plusieurs reprises que les ⁠négociations avec les Etats-Unis avaient ‌lieu, ce qui a contribué à ce que les marchés inversent une partie de la réaction ⁠initiale de prise de risque hier et cette nuit", écrivent les analystes de Deutsche Bank.

"Beaucoup de choses dépendent maintenant de ‌l'évolution des négociations et de la question de savoir si la rhétorique plus optimiste est suivie d'actions ⁠concrètes."

Le conflit a également fait repartir en flèche les cours du pétrole, ravivant les ⁠craintes d'une résurgence de l'inflation ‌et compliquant les perspectives pour la Réserve fédérale américaine (Fed) alors que le marché ne prévoit plus aucune baisse des taux ​aux Etats-Unis cette année, contre deux réductions avant le déclenchement de ‌la guerre en Iran.

Sur le plan sectoriel, l'indice des nouvelles technologies abandonne 0,66%, celui de la consommation 0,83% et celui du transport aérien 2,01%, ​tandis que les rendements obligataires souverains repartent à la hausse, le dix ans prenant près de sept points de base, à 4,4036%.

Le compartiment de l'énergie sur le S&P 500 monte de 1,75%, alors que le baril de Brent ⁠s'affiche à 101,87 dollars et le brut léger américain à 90,40 dollars.

Aux valeurs, Jefferies gagne seulement quelque 2%, après que le Financial Times a rapporté mardi que le groupe japonais Sumitomo Mitsui Financial Group étudiait un possible rachat de la banque d'investissement américaine. Selon CNBC, Jefferies n'est pas intéressé par cette opération.

Smithfield Foods bondit de 4,68%, le producteur de porc ayant dépassé les attentes des analystes sur les ventes et les bénéfices du quatrième trimestre.

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(Rédigé par Claude Chendjou, édité par)