Imerys-Le processus judiciaire sur le talc US se déroule comme prévu
information fournie par Reuters 06/05/2019 à 18:06

    PARIS, 6 mai (Reuters) - Imerys <IMTP.PA a déclaré lundi que
le processus judiciaire se déroulait conformément aux prévisions
concernant ses filiales nord-américaines de talc, dont la
déconsolidation a pesé sur ses résultats du premier trimestre.
    Le groupe de spécialités minérales pour l'industrie avait
annoncé fin 2018 que trois de ses filiales en Amérique du Nord,
représentant environ 3% du chiffre d'affaires, s'étaient 
placées sous la protection du "chapitre 11" pour régler leurs
litiges historiques.
    Le talc, utilisé par exemple pour les bébés, est au coeur
d'une controverse aux Etats-Unis où des femmes accusent le
produit - fourni également par Johnson & Johnson  JNJ.N  -
d'avoir provoqué des cancers.
    "So far so good, les autorités judiciaires ont été saisies
de notre processus, elles sont en train de documenter le dossier
(...) On est tout à fait dans le timing attendu", a déclaré le
directeur financier d'Imerys Olivier Pirotte, en réponse à une
question lors d'une téléconférence de presse.
    Le chiffre d'affaires du groupe au premier trimestre est
ressorti en baisse de 0,5% à 1,12 milliard d'euros, mais en
hausse de 1,1% une fois retraité de la déconsolidation des
filiales de talc. Le bénéfice opérationnel courant ressort lui
en repli de 15,4% et le bénéfice net, part du groupe, en baisse
de 8,7%.
    "Dans l'environnement actuel avec, au second trimestre, une
base de comparaison toujours élevée, le groupe continuera à
maintenir ses performances en donnant la priorité à la réduction
des coûts et à la génération de trésorerie", a ajouté Imerys
dans un communiqué.
    Le groupe a précisé que l'impact de l'arrêt de son usine de
wollastonite - un composant servant à la production de plastique
- aux Etats-Unis, imputable à des problèmes de qualité, devrait
amputer de 25 millions d'euros environ le résultat net annuel du
groupe. Le redémarrage de la production sur le site est attendu
à mi-année.

 (Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez)