Imbroglio USA-Iran, les marchés européens en quête de direction après les PMI information fournie par Zonebourse 24/03/2026 à 12:10
Au 25ème jour du conflit au Moyen-Orient, l'incertitude géopolitique demeure. Vers 12h, le CAC 40 gagne 0,02% à 7 727,89 points et l'Eurostoxx 50 recule de 0,06% à 5 570,89 points. L'euphorie de la veille est bel et bien retombée ce mardi après la volte-face de Donald Trump. Le président américain avait décidé hier de différer de cinq jours les frappes militaires visant des infrastructures iraniennes, évoquant des discussions "très positives et constructives" avec l'Iran.
Sur l'évolution des affrontements, mardi matin, l'Iran a lancé une "une nouvelle salve de missiles" en direction d'Israël, selon la télévision d'Etat iranienne.
En outre, deux infrastructures énergétiques iraniennes ont été visées par des frappes israélo-américaines, a affirmé tôt mardi l'agence de presse iranienne Fars, après la déclaration inattendue de Donald Trump de suspendre les frappes contre Téhéran pour cinq jours. L'Iran a rapidement démenti tout pourparlers avec Washington.
"Dans la continuité des attaques menées par l'ennemi sioniste et américain, le bâtiment de l'administration du gaz et la station de réduction de gaz de la rue Kaveh à Ispahan ont été pris pour cible", a fait savoir cette agence précisant que " ces installations ont été "partiellement endommagées".
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé mardi à mettre fin aux hostilités dans la région, mettant en avant leurs "conséquences sur les prix du gaz et du pétrole", lors d'un déplacement en Australie.
Sur le marché des matières premières, le prix du Brent rebondit de 1,39% ce mardi et dépasse à nouveau la barre des 100 dollars (101,45) après une baisse de plus de 10% la veille. Le WTI regagne 1,65% à 90,33 USD après un net repli de 8% hier.
Pour Fitch Ratings, "un conflit prolongé avec l'Iran pourrait affecter de nombreux secteurs d'activité à travers le monde, principalement via une hausse des prix des hydrocarbures, des perturbations des chaînes d'approvisionnement et, indirectement, via une fragilisation de la demande due à la baisse de la confiance des consommateurs et à la hausse des taux d'intérêt, ainsi qu'un retard dans la reprise après les creux cycliques". Le secteur du pétrole et du gaz est le plus immédiatement touché.
"Nous anticipons une pression accrue sur les raffineurs de la région APAC en raison de leur forte dépendance au pétrole du Moyen-Orient, entraînant des perturbations plus importantes des chaînes d'approvisionnement et une destruction de la demande. Les raffineries européennes répercuteraient la hausse des coûts sur leurs clients", observe l'agence de notation financière américaine.
Du côté de la cote, à Paris, Morgan Stanley a abaissé à son tour sa recommandation sur le titre Teleperformance, se disant inquiet des performances à court terme du spécialiste de l'externalisation de l'expérience-client, en dépit d'une valorisation qualifiée de "déprimée". Citi avait ramené hier d'achat à neutre sa propre recommandation. Dans une note parue dans la matinée, les analystes de la banque américaine indiquent avoir dégradé la valeur de "surpondérer" à "pondération en ligne" et abaissé leur objectif de cours à 53 euros contre 112 euros auparavant.
Abivax ( 0,99%) progresse en dépit de résultats dégradés sur l'année 2025. La biotech affiche une perte nette de 336,1 millions d'euros contre une perte de 176,2 MEUR l'année précédente. Sa perte opérationnelle s'est également creusée, passant de 173 MEUR à 246,1 MEUR.
En Europe, Kingfisher ( 0,05%) progresse légèrement à Londres sur fond de résultats en amélioration au titre de son exercice 2025-2026. Le distributeur d'articles de bricolage, exploitant des enseignes Castorama et Brico Dépôt en France, a vu son profit avant impôt ajusté augmenter de 6% à 560 MGBP, soutenu par une expansion de 80 points de base de sa marge brute, à 38,1%, et sa discipline en matière de coûts.
Zone euro : l'activité dans le privé a ralenti plus que prévu en mars
Au chapitre macroéconomique, les investisseurs ont pris connaissance ce matin des indices PMI.
Après avoir signalé une quasi-stagnation du secteur privé en février (49,9), l'indice PMI flash composite HCOB de l'activité globale en France s'est replié à 48,3 en mars, mettant en évidence la plus forte contraction de l'activité globale depuis octobre 2025. La production manufacturière est repartie à la baisse en mars, ayant ainsi reculé pour la première fois depuis le début de l'année. L'activité du secteur des services a également diminué, la contraction s'étant en outre accélérée par rapport à février.
De plus, selon les données préliminaires de S&P Global, l'indice PMI du secteur manufacturier du mois de mars a fait mieux que prévu dans la zone euro. Il est passé de 50,8 à 51,4 points, alors qu'un repli autour de 49,4 points était redouté. A 51,4 points, il est à un niveau inédit depuis 45 mois. En revanche, dans le secteur des services, il s'est affaissé plus qu'attendu en s'établissant à 50,1, contre une estimation à 51,1, après 51,9 points en février. Il s'agit d'un plus bas de 10 mois.
Enfin, l'indice PMI Composite, qui fait la synthèse entre ces deux secteurs s'est installé à 50,5, contre 51,9 un mois plus tôt. Les analystes prévoyaient une baisse moins marquée à 51 points. Il évolue sur un plus bas de 10 mois.
Pour Chris Williamson, chief business economist at S&P Global Market Intelligence, "l'indice PMI Flash de la zone euro souligne le risque de stagflation, alors que la guerre au Moyen-Orient entraîne une forte augmentation des prix tout en étouffant la croissance. Les coûts des entreprises ont en effet enregistré leur plus forte hausse depuis plus de trois ans, en raison de la flambée des prix de l'énergie et de l'asphyxie des chaînes d'approvisionnement provoquées par la guerre".
Sur l'évolution des affrontements, mardi matin, l'Iran a lancé une "une nouvelle salve de missiles" en direction d'Israël, selon la télévision d'Etat iranienne.
En outre, deux infrastructures énergétiques iraniennes ont été visées par des frappes israélo-américaines, a affirmé tôt mardi l'agence de presse iranienne Fars, après la déclaration inattendue de Donald Trump de suspendre les frappes contre Téhéran pour cinq jours. L'Iran a rapidement démenti tout pourparlers avec Washington.
"Dans la continuité des attaques menées par l'ennemi sioniste et américain, le bâtiment de l'administration du gaz et la station de réduction de gaz de la rue Kaveh à Ispahan ont été pris pour cible", a fait savoir cette agence précisant que " ces installations ont été "partiellement endommagées".
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé mardi à mettre fin aux hostilités dans la région, mettant en avant leurs "conséquences sur les prix du gaz et du pétrole", lors d'un déplacement en Australie.
Sur le marché des matières premières, le prix du Brent rebondit de 1,39% ce mardi et dépasse à nouveau la barre des 100 dollars (101,45) après une baisse de plus de 10% la veille. Le WTI regagne 1,65% à 90,33 USD après un net repli de 8% hier.
Pour Fitch Ratings, "un conflit prolongé avec l'Iran pourrait affecter de nombreux secteurs d'activité à travers le monde, principalement via une hausse des prix des hydrocarbures, des perturbations des chaînes d'approvisionnement et, indirectement, via une fragilisation de la demande due à la baisse de la confiance des consommateurs et à la hausse des taux d'intérêt, ainsi qu'un retard dans la reprise après les creux cycliques". Le secteur du pétrole et du gaz est le plus immédiatement touché.
"Nous anticipons une pression accrue sur les raffineurs de la région APAC en raison de leur forte dépendance au pétrole du Moyen-Orient, entraînant des perturbations plus importantes des chaînes d'approvisionnement et une destruction de la demande. Les raffineries européennes répercuteraient la hausse des coûts sur leurs clients", observe l'agence de notation financière américaine.
Du côté de la cote, à Paris, Morgan Stanley a abaissé à son tour sa recommandation sur le titre Teleperformance, se disant inquiet des performances à court terme du spécialiste de l'externalisation de l'expérience-client, en dépit d'une valorisation qualifiée de "déprimée". Citi avait ramené hier d'achat à neutre sa propre recommandation. Dans une note parue dans la matinée, les analystes de la banque américaine indiquent avoir dégradé la valeur de "surpondérer" à "pondération en ligne" et abaissé leur objectif de cours à 53 euros contre 112 euros auparavant.
Abivax ( 0,99%) progresse en dépit de résultats dégradés sur l'année 2025. La biotech affiche une perte nette de 336,1 millions d'euros contre une perte de 176,2 MEUR l'année précédente. Sa perte opérationnelle s'est également creusée, passant de 173 MEUR à 246,1 MEUR.
En Europe, Kingfisher ( 0,05%) progresse légèrement à Londres sur fond de résultats en amélioration au titre de son exercice 2025-2026. Le distributeur d'articles de bricolage, exploitant des enseignes Castorama et Brico Dépôt en France, a vu son profit avant impôt ajusté augmenter de 6% à 560 MGBP, soutenu par une expansion de 80 points de base de sa marge brute, à 38,1%, et sa discipline en matière de coûts.
Zone euro : l'activité dans le privé a ralenti plus que prévu en mars
Au chapitre macroéconomique, les investisseurs ont pris connaissance ce matin des indices PMI.
Après avoir signalé une quasi-stagnation du secteur privé en février (49,9), l'indice PMI flash composite HCOB de l'activité globale en France s'est replié à 48,3 en mars, mettant en évidence la plus forte contraction de l'activité globale depuis octobre 2025. La production manufacturière est repartie à la baisse en mars, ayant ainsi reculé pour la première fois depuis le début de l'année. L'activité du secteur des services a également diminué, la contraction s'étant en outre accélérée par rapport à février.
De plus, selon les données préliminaires de S&P Global, l'indice PMI du secteur manufacturier du mois de mars a fait mieux que prévu dans la zone euro. Il est passé de 50,8 à 51,4 points, alors qu'un repli autour de 49,4 points était redouté. A 51,4 points, il est à un niveau inédit depuis 45 mois. En revanche, dans le secteur des services, il s'est affaissé plus qu'attendu en s'établissant à 50,1, contre une estimation à 51,1, après 51,9 points en février. Il s'agit d'un plus bas de 10 mois.
Enfin, l'indice PMI Composite, qui fait la synthèse entre ces deux secteurs s'est installé à 50,5, contre 51,9 un mois plus tôt. Les analystes prévoyaient une baisse moins marquée à 51 points. Il évolue sur un plus bas de 10 mois.
Pour Chris Williamson, chief business economist at S&P Global Market Intelligence, "l'indice PMI Flash de la zone euro souligne le risque de stagflation, alors que la guerre au Moyen-Orient entraîne une forte augmentation des prix tout en étouffant la croissance. Les coûts des entreprises ont en effet enregistré leur plus forte hausse depuis plus de trois ans, en raison de la flambée des prix de l'énergie et de l'asphyxie des chaînes d'approvisionnement provoquées par la guerre".