Iliad, Orange et Bouyges vont notifier les autorités de la concurrence de leur projet de rachat d'Altice
information fournie par Reuters 08/06/2026 à 09:36

PHOTO DE FICHIER : Des invités attendent avant la conférence de presse de l'opérateur de télécommunications français Iliad à Milan

Iliad, maison-mère de Free, va notifier ‌dans les prochains jours les autorités de concurrence compétentes de son projet de rachat de ​SFR, en consortium avec Bouygues Telecom et d'Orange, après l'annonce la veille de la signature d'un protocole d'accord avec Altice France en vue d'une opération à 20,35 milliards d'euros.

"La ​prochaine étape est la consultation des instances représentatives du personnel au sein d'IDIAL qui se tiendra dans les prochains ​jours", a déclaré Thomas Reynaud, directeur général d'Iliad, ⁠lors d'une conférence de presse.

"Nous allons aussi, dans les tous prochains jours, notifier ‌les autorités de la concurrence compétente qui examineront ensuite l'opération", a-t-il ajouté.

La question de savoir si c'est l'Autorité de la concurrence française ou la ​Commission européenne qui examinera l'opération ‌n'a pas encore été clarifiée, mais devrait l'être "d'ici quelques semaines", ⁠a déclaré Christel Heydemann, directrice générale d'Orange, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes et analystes.

Le consortium avait annoncé au mois d'avril avoir lancé une offre sur SFR portant ⁠sur la plupart des ‌actifs d'Altice France-SFR, à l'exclusion de ses participations dans ACS/Intelcia, XP Fibre, ⁠UltraEdge et Altice Technical Services, ainsi que les activités du groupe Altice France dans ‌les départements et régions d'outre-mer.

La France, l'un des secteurs des télécommunications les ⁠plus concurrentiels d'Europe, compte quatre grands opérateurs depuis l'arrivée de Free, ⁠filiale d'Iliad, sur le ‌marché de la téléphonie mobile en 2012, dans un contexte de guerre des prix ​qui pèse sur les marges et la ‌croissance des différents acteurs.

A la Bourse paris, vers 07h15 GMT, l'action Orange est stable à à 17,43 euros, après ​avoir pris environ 2% dans les premiers échanges, tandis que le titre Bouygues perd 0,9% à 49,69 euros, contre un recul de 0,9% pour le CAC 40 ⁠au même moment.

"Nous comprenons que les investisseurs s’inquiètent du risque lié à la finalisation de l’opération, compte tenu de la longueur du processus d’examen de la fusion", indiquant les analystes de JPMorgan dans une note dimanche, tout en précisant prévoir "qu’Orange et Bouygues dépasseront et relèveront leurs prévisions au cours des 12 prochains mois".

(Rédigé par Rihab Latrache, avec Gianluca ​Lo Nostro, édité par Augustin)